• REFERENCES:
    "wagram, victoire des sapeurs" Colonel A.Rogerie.
    "La grande armée" Georges BLOND

    Tout le monde connaît Wagram, mais connaissez vous l'action decisive des sapeurs dans la préparation de cette bataille ?  Non, alors voici leur histoire.

     

    Mai 1809, avant la bataille d'ESSLING.
    Sans prévenir le DANUBE entre en crue et emporte une partie des ponts de bateaux hativement construit par les sapeurs. Les autrichiens n'étant pas en reste lancent des corps dérivants contre les ouvrages.
    L'armée française dans l'ile de LOBAU, manque de munitions, est coupée de ses arrières et ne peut meme pas battre en retraite, adossée qu'elle est  au grand bras du fleuve.

    L'ILE LOBAU

    L'empereur ne supporte pas l'échec de la bataille d'ESSLING  qui laisse presque intact les forces autrichiennes.
    Le corps de MASSENA reste donc sur l'ile LOBAU et les 40 jours qui séparent la bataille d'ESSLING de celle de WAGRAM sont mis à profit pour réaliser un travail considérable.

    Juin 1809, le DANUBE est toujours en crue, coule à la vitesse de 2 m/s (c'est un courant trés rapide). Les amplitudes font varier la profondeur de 6 à 9 mètres.
    Décidé à en finir, l'empereur décide la construction sur "le grand bras", non plus d'un pont de bateaux, trop aléatoire, mais d'un pont de pilots, opération délicate qu'il confit au général BERTRAND commandant du génie.

    L'ile LOBAU est parsemée de nombreux bras plus ou moins larges, secs en temps normal mais qui peuvent, lors des crues constituer des obstacles sérieux. Des voies de communication sont construites à l'intérieur de l'ile. Soit 15 ponts et diverses routes dont certaines sont éclairées la nuit par des lanternes fixées au bout de longues perches.

    Ayant subit de lourdes pertes pendant la bataille d'ESSLING l'archiduc CHARLES n'entreprent aucune action contre ces importants travaux.

    Parallèlement à ces travaux, les ponts du "grands bras" étaient en construction.

     

    CONSTRUCTION DES PONTS


    « Grace aux pièces de bois qui existaient à VIENNE en très grande quantité et aux nombreuses
    sonnettes utilisées dans cette région pour réaliser des travaux de rivière, les sapeurs du génie réalisèrent à 20 toises (39 mètres) en amont du pont de bateaux, un pont de 60 palées
     conçu pour rester au-dessus des plus hautes eaux. Pendant ce temps, les pontonniers qui avaient trouvé des ancres de forte qualité rétablissaient de façon plus solide le pont de bateaux. Les débouchés de ces ponts dans l'ile furent protégés par des travaux de défense. »

    « Nous connaissons de façon très précise la constitution du pont sur pilotis avec ses
    travées de 7 à 15 mètres. La largeur du tablier était de 4m20. Il avait 3m70 entre les guindages
    et deux voitures pouvaient se croiser. On trouvait même avec un garde-fou, des perches de 1m80 de hauteur espacées de 20 mètres les unes des autres et ou étaient accrochées des lanternes pendant la nuit.»

    « Sur le bras du milieu ou le courant était le plus fort, à 40 mètres en amont du pont de pilotis, fut construit un autre pont de pilotis d'environ 400 mètres de longueur qui n'avait que 1,65 m entre guindages sur des palées de 3 pilotis seulement et réservé exclusivement au passage de l'infanterie.»

    « Pour protéger les ponts contre tous ce qu'apportait le courant aussi bien les arbres arrachés que les machines infernale lancées par l'ennemi, on construisit une
    estacades
    sur pilotis, en oblique par rapport au sens du courant, s'appuyant sur une île intermédiaire.»

     « Pour compléter encore les mesures de sécurités, des marins de la garde circulant sans cesse sur des barques, détournaient et agrippaient les corps flottants, puis les ramenaient à la rive.»
    Tout ces travaux furent terminé en moins de 20 jours.

     
    Référence: Capitaine de pontonniers DRIEU. 1810



    LEXIQUE:
    Palée: Rang de pieux enfoncés avec une sonnette pour soutenir un ouvrage.
    Tablier: Partie d'un pont qui porte la chaussée.
    Guindage: Protection sur les cotés de la voie de circulation du pont.
    Estacade: Jetée à claire-voie formée de pieux pour protéger des travaux.
    Sonnette: Charpente en forme de pyramide pour le guidage du mouton (marteau trés lourd), dans le battage de pieux.

     

    LES TROIS PONTS DU GRAND BRAS

    Voici ce qu'écrivit Napoléon au sujet des ponts du grand bras dans le 24è bulletin de l'Armée d'Allemagne le 3 juillet 1809.

    « Il n'existe plus de Danube pour l'armée française. Le général comte Bertrand a fait exécuter des travaux qui excitent l'étonnement et inspirent l'admiration. Sur une longuer de 400 toises et sur le fleuve le plus rapide du monde, il a, en quinze jours, construit un pont formé de 60 arches ou trois voitures peuvent passer de front. Un second pont a été construit, mais pour l'infanterie seulement, de la largeur de 8 pieds. Après ces deux ponts vien un pont de bateaux. Nous pouvons donc passer le Danube en trois colonnes. Ces trois ponts sont assurés contre toute insulte, meme contre l'effet des brulots et machines incendiaires par des estacades sur pilotis construites entre les iles et dont les plus éloignés sont à 250 toises des ponts .

    Quant on voit ces immenses travaux, on croit qu'on a emplyé plusieurs années à les exécuter. Ils sont cependant l'ouvrage de quinze à vingt jours».


    LA DIVERSION
    D'importants ouvrages construits en amont d'ASPEN laissèrent penser à l'Archiduc Charles que l'attaque devait se produire en ce point. Tout en effet portait à le croire au soir du 4 juillet ( la veille de la bataille )

    LE FRANCHISSEMENT DE NUIT
    Le coup décisif fut porté dans la nuit du 4 au 5 juillet.

    Napoléon voulait pouvoir jeter en quelques minutes plusieurs milliers d'hommes sur la rive ennemie et cinquante mille en deux heures, c'était là son intention première. La seconde était d'avoir assez de communications disponibles pour pouvoir mener sa bataille comme s'il était sur un terrain ordinaire.

    Pour obtenir cet effet, en plus des pont les sapeurs avaient construit des bacs pouvant contenir 300 hommes. Ces bac étaient munis d'un mantelet mobile qui protégeait les hommes pendat la traversée et se rabattait à l'arrivée, faiant rampe de débarquement.

    Pour parvenir à l'établissement d'un franchissement continu en quelques instants, l'empereur fit préparer un pont de bateau d'une seule pièce qui devait etre lancé par conversion.

    Pour dissimuler à l'ennemi la préparation de ce pont qui faisait 161 mètres, l'assemblage se fit derrière l'ile Alexandre dans le bras du fleuve à l'abri des vues; mais comme pour sortir il y avait un coude et que le bras était étroit, le pont fut articulé en trois endroits de telle façon qu'une fois dans le Danube il suffisait de réaliser quelques travaux élémentaires pour le rendre rigide. L'attaque fut fixé pour la nuit du 4 au 5 juillet.

    21h30, il pleut averse, l'obscurité est presque totale. Les bacs remplis de fantassins rejoignent la rive ennemie, dans le plus grand silence. Soudain le grondement de 109 canons brise le silence. Les feux de l'enfer s'abattent sur ENZERSDORF. Au meme moment le pont d'une seul pièce quitte l'ile Alexandre et descend de 100 toises. L'extrémité de départ est solidement arrimé à la rive. Les trois articulations sont bloquées. Le platelage est mis en place. Des tirs ennemi s'battent sur les sapeurs. Des pontonniers, à bord d'une nacelle rejoignent le milieu du fleuve pour mouiller une ancre qui servira à la conversion. L'extrémité du pont est engagé dans le fleuve, la force du courant l'entraine. Le pont effectut sa conversion. Des ancres sont mouillées pour retenir le pont. Cette manoeuvre hardie n'a pas pris plus de 15 mn. Certains témoins disent 5 mn. Les troupes traversent et occupe la rive gauche.



    AMELIORATION DES COMMUNICATIONS

    Au cours de la nuit les sapeurs construisent un pont de radeaux et un pont de bateaux.
    Vers 07h00 du matin l'empereur ordonne la construction  de trois autres ponts
    Le soir du 5 juillet l'armée était reliée à l'ile LOBAU par 9 ponts.
    Le DANUBE n'existait plus.
     
     
     
    LA BATAILLE

    Les autrichiens attendaient les français sur une ligne de fortification entre ASPERN et ESSLING. ceux-ci franchissent le Danube non par l'ouest de l'île, mais par l'est et prennent les autrichiens à revers.

    là s'arrète le boulot des sapeurs, pour la suite voir Google...Mais je ne vous quitterai pas sans vous parler des machines infernales qu'avaient inventé les autrichiens pour détruire les ponts.
     
     
     LES MOULINS AUTRICHIEN



    Les autrichiens envoyaient contre les ponts français des corps flottants, soit de grands bateaux vides, soit des brûlots, soit des machines infernales, les fameux "moulins".


    C'est "moulins" étaient constitués de bateaux chargés chacun de 1000 livres de poudres réparties dans 4 caisses munies
    d'un couvercle coulissant.

    Au centre du dispositif était un mat dont la base était de faible résistance et dont les mouvements étaient transmis aux couvercles des caisses par des cordages, soit directement, soit par l'intermédiaire de poulies.

    On avait disposait sur les couvercles des mèches d'amadou allumées au moment du lancement de l'engin dans le courant.

    En atteignant le pont le mat butant sur le tablier fléchissait et faisait coulisser les couvercles. Les mèches allumées tombaient sur la poudre et provoquaient l'explosion.

    Les pontonniers et les marins de la garde français de garde en amont des ponts, installés dans des nacelles, munis de grappins et de cordages arrêtaient tous ces engins et les conduisaient à la rive, car les autrichiens les lançaient les uns après les autres.

    C'est bien grâce à ce gigantesque travail de sapeur que l'Archiduc  Charles fut étonné, le 5 à l'aube, d'avoir tiré toute la nuit sur une île quasiment déserte et de retrouver les français au petit matin, prêt à l'attaquer derrière ses lignes de fortification.


     
     
     
     
     
     
     
     

     

     


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  • LA VIEILLE GARDE IMPERIALE

     

           WATERLOO, 18 juin 1815, fin d'après-midi. Les canons français se taisent. La fumée se dissipe. 3000 silhouettes soudées comme un seul corps apparaissent. Les hauts bonnets à poils les rendent surhumaines. Elles marchent comme à la parade, l'arme au bras, impassibles, insensibles au spectacle de mort qui les cerne. Dans les lignes anglaises, le silence se fait. Les coeurs tremblent. C'est la garde impériale qui monte vers elles. 


        

    Etirées entre les ruines du château ferme d'Hougoumont et la chaussée de Bruxelles, les batteries anglaises attendent. Soudain, le tonnerre et le feu se déchaînent. La garde n'est qu'à 200 pas. Un témoin anglais raconte dans ses mémoires « les rangs français ravagés d'une façon terrible, et qui semblent osciller sous l'effet terrifiant de chaque décharge, comme le blé haut sous un coup de vent subit ».

    Fauchés, tranchés par les boulets et la mitraille, les hommes tombent. Les survivants poursuivent leur avance. Sans l'ombre d'une hésitation.

     Une batterie d'artilleurs Belges ouvre à courte distance un feu terrible à mitraille. Anglais, Ecossais, Irlandais, Brunswickois, Hollandais, Nassauviens, Westphaliens, Prussiens, armes et haines mêlées se précipitent à la curée. La loi du nombre est sans pitié. La garde impériale chancelle, mais ne recule pas. Dans les rangs anglais des cris jaillissent : « No quarters ! » 

          Cet échec à été provoqué par un déserteur royaliste français (capitaine de carabiniers)  qui à prévenu les coalisés de l'attaque imminente. C'est lui qui déclenché le tir de la batterie Belge.





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  • source du texte: office du tourisme de st Aignan

     

    Autour de son premier château ( IX° siècle) dont on peu encore voir la trace avec la tour  Hagard, et d'une petite chapelle dédiée à St Jean, la ville de Saint Aignanen Berry pris naissance aux environs de l'an 1000.

    Tour hagard du chateau de st Aignan

    SAINT AIGNAN SUR CHER

    C'est à la fin du XI° siècle que fut érigée l'église actuelle dédiée à Saint-Aignan. La construction se poursuivra jusqu'à la fin du XII° siècle et sera complétée au XV° siècle.

    La ville d'alors "bien close et bien fermée de murailles", se développe témoin et victime de la rivalité des Comtes de Bmois et des Angevins. Ce fief concédé à l'origine à Geoffroy de Donzy devint Comté en 1538, puis duché en 1663 avec la famille des Beauvilliers . Un nouveau chateau " renaissance" avaiyt été construit. Ce fut une période de prospérité pour la ville qui se voit doté d'un Hotel Dieu dont la construction est attribué à Mansart sous l'impulsion d'Henriette Colbert? DUCHESSE DE Beauvillier.

    Saint Aignan au point de rencontre de voies importantes est alors un centre de commerce et d'industrie atcif ( draperies, tanneries, bestiaux, vins...) avec une production originale : la pierre à fusil provenant de Meusnes, Couffy, Chatillon. C'est aussi un centre administratif : justice, collecte des impots, contrôle des poids et mesures.

    Au XX° siècle Saint-Aignan developpe le tourisme, ses vins et compte deux entreprises de transformation métallique.

    Vue sur la collégiale et le chateau à droite

    SAINT AIGNAN SUR CHER

    La collégiale et le chateau, vu de la fenêtre de l'hôtel

    SAINT AIGNAN SUR CHER

     

    SAINT AIGNAN SUR CHER

    SAINT AIGNAN SUR CHER

    SAINT AIGNAN SUR CHER

    Ruelle de st Aignan

    SAINT AIGNAN SUR CHER

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  • La fin d'une étape...Le début d'une nouvelle aventure...Un éternel recommencement...

    La personne quitte un univers rude et s'apprête à pénétrer dans un cercle ( symbole du divin ).

     

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    LE BOUT DU CHEMIN


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