• BAYARD, MYTHES ET REALITES

     Référence: "Bayard, le chevalier sans paour et sans reprouche". Ouvrage non publié, écrit par un groupe de travail en 1979.

     

    « DIEU ET LE ROI, VOILA NOS MAITRES,

    ONC N'EN AURAI D'AUTRES »

     sans peur et sans reproche

    Pourquoi un article sur Bayard. Tout simplement pour trois raisons :

    - Il y à fort longtemps j'ai eu l'honneur d'être carolomacérien pendant quelques années et ce brave chevalier a vaillamment défendu Charleville-Mézières malgré qu'elle fut « moult faible et débile mais encore tenable et gardable ».

     - Bayard, pour moi, représente la transition entre le Moyen-âge et la Renaissance. Il défend un idéal chevaleresque dans un monde qui l'a perdu. Un coup d'arme à feu en sonnera le glas. 

    - Et surtout c'était un Bon, Grand et Noble Dauphinois.  

     

    Je vous ferais grâce de sa biographie et de l'histoire de sa maison forte, Oups !!! je veux dire de son château. Mille excuses Messire le Chevalier dauphinois.

    De nombreuses bio et articles circulent à ce sujet sur le net. Je me contenterai de commenter les sources et de publier quelques estampes. Pour les passionnés, je vous conseille ce site, transmis par "Le Chevalier Dauphinois" : http://piv-bayard.fr/

    Nul ne contexte les qualités chevaleresque de ce bon et noble chevalier, toutefois certains hauts faits sont peu conforment à la vérité, voir tout simplement inventés.  

     

    TROIS SOURCES HISTORIQUES

    Pour les passionnés il existe trois sources exploitables. Elles ont été étudiées par monsieur Camille Monnet, éminent spécialiste de Bayard (toutefois il est contesté par Marcel Fakhoury. Qui dit vrai ? :

     Aymar du Rival, historien du Dauphiné, ne consacre pas son œuvre directement à Bayard. Contemporain de ce dernier, il est amené à parler de lui dans son histoire du Dauphiné. Son témoignage est restreint, ce qui est bien dommage, car les renseignements qu'il nous donne sont très précieux. Il se contente de souligner la part prise par le Chevalier dans les guerres opposant François I° à Charles le Quint et de donner quelques descriptions du personnage. Cette absence de détails et d'autant plus dommageable que Rivail est un scrupuleux observateur de son époque et qu'il a vécu dans l'intimité du Chevalier.

     Symphorien de Champier, médecin du duc de Lorraine, a écrit un ouvrage sur Bayard : " Les gestes, ensemble la vie du preulx Chevalier de Bayard, avec sa généalogie, comparaison aulx anciens preulx chevaliers gentilx, israélitiques et chrestiens. Ensemble oraisons, lamentations, épitaphes dudit Chevalier Bayard. Contenant plusieurs victoires des Roys de France, Charles VIII, Louys XII et Françoys, premier de ce nom ".

    La parenté avec Bayard, ainsi que son affectation auprès du duc de Lorraine, ne permettent pas d'accréditer son histoire, car ses relations avec ses illustres parents sont peu fréquentes et peu intimes. Œuvrant dans son propre intérêt Champier veut faire oublier ses origines roturières.

    Des passages sont peu crédibles, en particulier ceux consacrés à sa pagerie, à l'épisode Sotomayor et la reddition de Mouzon.

    Pour faire court, Champier est peu soucieux de la vérité.

    Jacques de Mailles, dit " Le loyal Serviteur " est incontestablement le plus intéressant des trois, du moins en apparence. Son ouvrage dont le titre est très long : " La très joyeuse, plaisante et récréative histoire composé par le Loyal Serviteur, des faiz et gestes, triumphes et prouesses du Bon Chevalier sans paour et Sans Reprouche, le gentil seigneur de Bayart, dont humaines louenges sont espandues par toute la chrestienté : de plusieurs autres bon, vaillants et vertueux capitaines qui esté de son temps ", est édité en 1527.

    Le début du titre me gène, " joyeuse, plaisante et récréative..." Cela ressemble plus au titre d'un roman qu'à celui d'une chronique.

    Son auteur, archer de la compagnie de Bayard, sert à ce dernier de secrétaire, et cela durant de nombreuses campagnes. Il termine sa vie en Dauphiné, en qualité de notaire. De par sa place auprès de notre héros, l'auteur est à même de nous faire une relation précise et complète des faits et gestes de son maitre. C'est pourquoi, pendant longtemps, les historiens ont apporté une pleine confiance à ce récit. Cet ouvrage est à la base d'une véritable collection de biographies de Bayard toutes entachées des mêmes erreurs. Le premier contrôle véritable de cet ouvrage a lieu en 1924, lors du quatrième centenaire de la mort de Bayard. Il s'avère que du chapitre 2 au chapitre 5, les faits rapportés ne sont que pure invention de l'auteur. Les personnages évoqués par l'ouvrage sont généralement absents et parfois mêmes sont-ils décédés.

    Ce " loyal Serviteur " n'est donc pas, lui non plus, un témoin consciencieux de son temps. L'état des recherches actuelles démontre son manque d'objectivité et de véracité.  

     

    Des trois biographes dont nous venons de rappeler l'analyse de l'œuvre, seul le premier, Aymar de Rivail, aurait pu nous donner des renseignements utiles. Hélas, ceux-ci sont insuffisants. L'histoire véridique de Bayard, faite par Monsieur MONNET (« La petite histoire véridique des faits et gestes du capitaine Bayard ») apporte une base solide à la réalité historique.

    Mais peu importe la réalité, l'essentiel n'est-ce pas le mythe de l'esprit chevaleresque...

    Impossible de parler de ce noble chevalier sans faire un petit tour du coté de son château. Le titre de château, lors de sa construction, est erroné car à l'époque féodale seule la demeure du suzerain recevait le qualificatif de château. Celles des vassaux étaient dénommées entre autres " maisons fortes ". En effet, le fait pour un vassal de construire un château était considéré comme une injure envers son suzerain.

     

     CHATEAU BAYARD

    Situé à PONTCHARRA, non loin de GRENOBLE, le château domine la vallée du Grésivaudan d'une cinquantaine de mètres. Une ordonnance, signée par le gouvernement du Dauphiné, datée du 14 mars 1404 autorise Pierre I Terrail, aïeul du chevalier Bayard, à bâtir cette maison forte. Pour en connaitre plus cliquez sur les photos.

    Entrée de la cour du chateau de Bayard en 1843Chateau Bayard

      Le chateau de Bayard, tel qui était vers 1820. maison forte de Bayard

     maison forte Bayard 

     
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  • Commentaires

    1
    Dimanche 8 Avril 2012 à 12:00
    Un bel article sur ce chevalier Joyeuses Pâques à toi et à ta famille Amitiés Christine
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