• REFERENCES:
    "wagram, victoire des sapeurs" Colonel A.Rogerie.
    "La grande armée" Georges BLOND

    Tout le monde connaît Wagram, mais connaissez vous l'action decisive des sapeurs dans la préparation de cette bataille ?  Non, alors voici leur histoire.

     

    Mai 1809, avant la bataille d'ESSLING.
    Sans prévenir le DANUBE entre en crue et emporte une partie des ponts de bateaux hativement construit par les sapeurs. Les autrichiens n'étant pas en reste lancent des corps dérivants contre les ouvrages.
    L'armée française dans l'ile de LOBAU, manque de munitions, est coupée de ses arrières et ne peut meme pas battre en retraite, adossée qu'elle est  au grand bras du fleuve.

    L'ILE LOBAU

    L'empereur ne supporte pas l'échec de la bataille d'ESSLING  qui laisse presque intact les forces autrichiennes.
    Le corps de MASSENA reste donc sur l'ile LOBAU et les 40 jours qui séparent la bataille d'ESSLING de celle de WAGRAM sont mis à profit pour réaliser un travail considérable.

    Juin 1809, le DANUBE est toujours en crue, coule à la vitesse de 2 m/s (c'est un courant trés rapide). Les amplitudes font varier la profondeur de 6 à 9 mètres.
    Décidé à en finir, l'empereur décide la construction sur "le grand bras", non plus d'un pont de bateaux, trop aléatoire, mais d'un pont de pilots, opération délicate qu'il confit au général BERTRAND commandant du génie.

    L'ile LOBAU est parsemée de nombreux bras plus ou moins larges, secs en temps normal mais qui peuvent, lors des crues constituer des obstacles sérieux. Des voies de communication sont construites à l'intérieur de l'ile. Soit 15 ponts et diverses routes dont certaines sont éclairées la nuit par des lanternes fixées au bout de longues perches.

    Ayant subit de lourdes pertes pendant la bataille d'ESSLING l'archiduc CHARLES n'entreprent aucune action contre ces importants travaux.

    Parallèlement à ces travaux, les ponts du "grands bras" étaient en construction.

     

    CONSTRUCTION DES PONTS


    « Grace aux pièces de bois qui existaient à VIENNE en très grande quantité et aux nombreuses
    sonnettes utilisées dans cette région pour réaliser des travaux de rivière, les sapeurs du génie réalisèrent à 20 toises (39 mètres) en amont du pont de bateaux, un pont de 60 palées
     conçu pour rester au-dessus des plus hautes eaux. Pendant ce temps, les pontonniers qui avaient trouvé des ancres de forte qualité rétablissaient de façon plus solide le pont de bateaux. Les débouchés de ces ponts dans l'ile furent protégés par des travaux de défense. »

    « Nous connaissons de façon très précise la constitution du pont sur pilotis avec ses
    travées de 7 à 15 mètres. La largeur du tablier était de 4m20. Il avait 3m70 entre les guindages
    et deux voitures pouvaient se croiser. On trouvait même avec un garde-fou, des perches de 1m80 de hauteur espacées de 20 mètres les unes des autres et ou étaient accrochées des lanternes pendant la nuit.»

    « Sur le bras du milieu ou le courant était le plus fort, à 40 mètres en amont du pont de pilotis, fut construit un autre pont de pilotis d'environ 400 mètres de longueur qui n'avait que 1,65 m entre guindages sur des palées de 3 pilotis seulement et réservé exclusivement au passage de l'infanterie.»

    « Pour protéger les ponts contre tous ce qu'apportait le courant aussi bien les arbres arrachés que les machines infernale lancées par l'ennemi, on construisit une
    estacades
    sur pilotis, en oblique par rapport au sens du courant, s'appuyant sur une île intermédiaire.»

     « Pour compléter encore les mesures de sécurités, des marins de la garde circulant sans cesse sur des barques, détournaient et agrippaient les corps flottants, puis les ramenaient à la rive.»
    Tout ces travaux furent terminé en moins de 20 jours.

     
    Référence: Capitaine de pontonniers DRIEU. 1810



    LEXIQUE:
    Palée: Rang de pieux enfoncés avec une sonnette pour soutenir un ouvrage.
    Tablier: Partie d'un pont qui porte la chaussée.
    Guindage: Protection sur les cotés de la voie de circulation du pont.
    Estacade: Jetée à claire-voie formée de pieux pour protéger des travaux.
    Sonnette: Charpente en forme de pyramide pour le guidage du mouton (marteau trés lourd), dans le battage de pieux.

     

    LES TROIS PONTS DU GRAND BRAS

    Voici ce qu'écrivit Napoléon au sujet des ponts du grand bras dans le 24è bulletin de l'Armée d'Allemagne le 3 juillet 1809.

    « Il n'existe plus de Danube pour l'armée française. Le général comte Bertrand a fait exécuter des travaux qui excitent l'étonnement et inspirent l'admiration. Sur une longuer de 400 toises et sur le fleuve le plus rapide du monde, il a, en quinze jours, construit un pont formé de 60 arches ou trois voitures peuvent passer de front. Un second pont a été construit, mais pour l'infanterie seulement, de la largeur de 8 pieds. Après ces deux ponts vien un pont de bateaux. Nous pouvons donc passer le Danube en trois colonnes. Ces trois ponts sont assurés contre toute insulte, meme contre l'effet des brulots et machines incendiaires par des estacades sur pilotis construites entre les iles et dont les plus éloignés sont à 250 toises des ponts .

    Quant on voit ces immenses travaux, on croit qu'on a emplyé plusieurs années à les exécuter. Ils sont cependant l'ouvrage de quinze à vingt jours».


    LA DIVERSION
    D'importants ouvrages construits en amont d'ASPEN laissèrent penser à l'Archiduc Charles que l'attaque devait se produire en ce point. Tout en effet portait à le croire au soir du 4 juillet ( la veille de la bataille )

    LE FRANCHISSEMENT DE NUIT
    Le coup décisif fut porté dans la nuit du 4 au 5 juillet.

    Napoléon voulait pouvoir jeter en quelques minutes plusieurs milliers d'hommes sur la rive ennemie et cinquante mille en deux heures, c'était là son intention première. La seconde était d'avoir assez de communications disponibles pour pouvoir mener sa bataille comme s'il était sur un terrain ordinaire.

    Pour obtenir cet effet, en plus des pont les sapeurs avaient construit des bacs pouvant contenir 300 hommes. Ces bac étaient munis d'un mantelet mobile qui protégeait les hommes pendat la traversée et se rabattait à l'arrivée, faiant rampe de débarquement.

    Pour parvenir à l'établissement d'un franchissement continu en quelques instants, l'empereur fit préparer un pont de bateau d'une seule pièce qui devait etre lancé par conversion.

    Pour dissimuler à l'ennemi la préparation de ce pont qui faisait 161 mètres, l'assemblage se fit derrière l'ile Alexandre dans le bras du fleuve à l'abri des vues; mais comme pour sortir il y avait un coude et que le bras était étroit, le pont fut articulé en trois endroits de telle façon qu'une fois dans le Danube il suffisait de réaliser quelques travaux élémentaires pour le rendre rigide. L'attaque fut fixé pour la nuit du 4 au 5 juillet.

    21h30, il pleut averse, l'obscurité est presque totale. Les bacs remplis de fantassins rejoignent la rive ennemie, dans le plus grand silence. Soudain le grondement de 109 canons brise le silence. Les feux de l'enfer s'abattent sur ENZERSDORF. Au meme moment le pont d'une seul pièce quitte l'ile Alexandre et descend de 100 toises. L'extrémité de départ est solidement arrimé à la rive. Les trois articulations sont bloquées. Le platelage est mis en place. Des tirs ennemi s'battent sur les sapeurs. Des pontonniers, à bord d'une nacelle rejoignent le milieu du fleuve pour mouiller une ancre qui servira à la conversion. L'extrémité du pont est engagé dans le fleuve, la force du courant l'entraine. Le pont effectut sa conversion. Des ancres sont mouillées pour retenir le pont. Cette manoeuvre hardie n'a pas pris plus de 15 mn. Certains témoins disent 5 mn. Les troupes traversent et occupe la rive gauche.



    AMELIORATION DES COMMUNICATIONS

    Au cours de la nuit les sapeurs construisent un pont de radeaux et un pont de bateaux.
    Vers 07h00 du matin l'empereur ordonne la construction  de trois autres ponts
    Le soir du 5 juillet l'armée était reliée à l'ile LOBAU par 9 ponts.
    Le DANUBE n'existait plus.
     
     
     
    LA BATAILLE

    Les autrichiens attendaient les français sur une ligne de fortification entre ASPERN et ESSLING. ceux-ci franchissent le Danube non par l'ouest de l'île, mais par l'est et prennent les autrichiens à revers.

    là s'arrète le boulot des sapeurs, pour la suite voir Google...Mais je ne vous quitterai pas sans vous parler des machines infernales qu'avaient inventé les autrichiens pour détruire les ponts.
     
     
     LES MOULINS AUTRICHIEN



    Les autrichiens envoyaient contre les ponts français des corps flottants, soit de grands bateaux vides, soit des brûlots, soit des machines infernales, les fameux "moulins".


    C'est "moulins" étaient constitués de bateaux chargés chacun de 1000 livres de poudres réparties dans 4 caisses munies
    d'un couvercle coulissant.

    Au centre du dispositif était un mat dont la base était de faible résistance et dont les mouvements étaient transmis aux couvercles des caisses par des cordages, soit directement, soit par l'intermédiaire de poulies.

    On avait disposait sur les couvercles des mèches d'amadou allumées au moment du lancement de l'engin dans le courant.

    En atteignant le pont le mat butant sur le tablier fléchissait et faisait coulisser les couvercles. Les mèches allumées tombaient sur la poudre et provoquaient l'explosion.

    Les pontonniers et les marins de la garde français de garde en amont des ponts, installés dans des nacelles, munis de grappins et de cordages arrêtaient tous ces engins et les conduisaient à la rive, car les autrichiens les lançaient les uns après les autres.

    C'est bien grâce à ce gigantesque travail de sapeur que l'Archiduc  Charles fut étonné, le 5 à l'aube, d'avoir tiré toute la nuit sur une île quasiment déserte et de retrouver les français au petit matin, prêt à l'attaquer derrière ses lignes de fortification.


     
     
     
     
     
     
     
     

     

     


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  • LA VIEILLE GARDE IMPERIALE

     

           WATERLOO, 18 juin 1815, fin d'après-midi. Les canons français se taisent. La fumée se dissipe. 3000 silhouettes soudées comme un seul corps apparaissent. Les hauts bonnets à poils les rendent surhumaines. Elles marchent comme à la parade, l'arme au bras, impassibles, insensibles au spectacle de mort qui les cerne. Dans les lignes anglaises, le silence se fait. Les coeurs tremblent. C'est la garde impériale qui monte vers elles. 


        

    Etirées entre les ruines du château ferme d'Hougoumont et la chaussée de Bruxelles, les batteries anglaises attendent. Soudain, le tonnerre et le feu se déchaînent. La garde n'est qu'à 200 pas. Un témoin anglais raconte dans ses mémoires « les rangs français ravagés d'une façon terrible, et qui semblent osciller sous l'effet terrifiant de chaque décharge, comme le blé haut sous un coup de vent subit ».

    Fauchés, tranchés par les boulets et la mitraille, les hommes tombent. Les survivants poursuivent leur avance. Sans l'ombre d'une hésitation.

     Une batterie d'artilleurs Belges ouvre à courte distance un feu terrible à mitraille. Anglais, Ecossais, Irlandais, Brunswickois, Hollandais, Nassauviens, Westphaliens, Prussiens, armes et haines mêlées se précipitent à la curée. La loi du nombre est sans pitié. La garde impériale chancelle, mais ne recule pas. Dans les rangs anglais des cris jaillissent : « No quarters ! » 

          Cet échec à été provoqué par un déserteur royaliste français (capitaine de carabiniers)  qui à prévenu les coalisés de l'attaque imminente. C'est lui qui déclenché le tir de la batterie Belge.





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  • Ce soir ARTE va diffuser une émission sur les jardins suspendus de Babylone. Cette émission va t-elle confirmer ce que je suppose, c'est à dire qu'il n'ont jamais existé, du moins sur le site de Babylone, l'actuel Bagdad.

    babylone-1.jpgJ’ai découvert avec surprise, au cours de mes lectures, que tous ceux qui décrivent les jardins suspendu de Babylone ne les ont jamais aperçus et qu’aucun document babylonien ne les mentionnent.

    Pour trouver leurs traces il faut consulter les archives des pays voisins. Hérodote qui s'est rendu à Babylone, n'en parle aucunement. Toutefois Hérodote serait né environ 70 ans après leur supposé construction et il est possible qu’ils aient disparu à cette date.

     

     

    LES SOURCES

    Deux textes antiques les évoquent avec force de détails :

    - Diodore de Sicile ( livre II, chapitre X )

    - Quinte Curce,( histoire d'Alexandre, livre V-1)

    LA LEGENDE

    L'identité des bâtisseurs est controversée. On évoque souvent la reine légendaire Sémiramis, fondatrice ou refondatrice de Babylone, mais son existence historique est improbable.

    Plus historiquement nombre d'auteurs rattachent l'édification des jardins à Nabuchodonosor II, roi de Babylone de 604 à 562 avant J.C.

    Nabuchodonosor aurait fait construire ces jardins pour son épouse fille du roi de MEDES qui se languissait des forets et des fleurs de sa patrie montagneuse. IL aurait alors fait élever dans le pays de Babylone des "montagnes" couvertes de verdures (en fait des jardins en terrasses s'élevant sur une construction à degré de type "Ziggurat".

    Toutefois les 5 tablettes de Nabuchodonosor, connu sous le nom de Topographie de Babylone qui détaillent le plan, les bâtiments majeurs, les vocables et les traditions de la cité, ignorent parfaitement les jardins suspendus. D'une manière générale toutes les sources babyloniennes passent sous silence leur existence. Leur existence n'est mentionné que par des auteurs grecs qui on en entendu parler. Le seul auteur qui aurait pu se rendre à Babylone, tait l'existence de ce monument.

    LES FOUILLES ARCHEOLOGIQUES

    De nombreuses campagnes archéologiques ont tenté de prouver l'existence des jardins suspendus.

    En 1899, Robert Koldewey met à jour la cité de Nabuchodonosor. Parmi les vestiges des constructions comprenant de longs couloirs, des voutes et des réservoirs en terrasse qui auraient pu contenir la terre des jardins. Des lors de nombreux penseurs dont surtout des historiens de l'art des jardins échafaudèrent de nombreuses théories.

    A ce jour ces réservoirs se sont révélés être des magasins destinés à recevoir des jarres essentielles au service du palais. 

     

     

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  •  
    "Vauban parait et bientot la France connait qu'elle possède le grand homme dont elle a besoin"
    ( Lazare Carnot, capitaine du corps royal du génie - 1784 )

     

    Sebastien-Leprestre-de-VAUBAN.jpg

    Samedi 1 mars ARTE lui consacre une émission, regardez la, vous ne serez pas déçu, car si tout le monde connait VAUBAN le fortificateur, savez qu'il était bien plus que cela. 
    Homme talentueux en tant que:
            - militaire

            - ingénieur
            - architecte
            - économiste
            - politique
            - stratège
            - fortificateur
           
    - urbaniste
      Il a été pendant prés d'un demi siècle la cheville ouvrière de la modernisation de la France voulue par Louis XIV. Mais ce travailleur infatigable était également un observateur attentif à la misère du peuple. Visionnaire il proposa une réforme fiscale et le recensement des populations. En vain...il fut disgracié.
     

     SA VIE: 

    Il est né à Saint léger de Fourcheret dans le Morvan en 1633, sous le règne de Louis XIII et il servira sous celui de Louis XIV.

    Sa famille est de ressource modeste mais patriote
    "Peu de famille ont versé plus de sang pour le pays: son père, deux de ses frères, son beau frère, deux de ses neveux, deux de ses oncles et onze cousins germains ou issus de germains furent tués ou moururent couverts de blessures..."
    Orphelin dés l'enfance et sans fortune, Vauban fut recueilli par Monsieur de Fontaines, prieur de Saint-Jean à Semur. Ce fut lui qui l'éleva, lui apprit la lecture, l'écriture, le calcul et quelques éléments de géométrie. Elevé au milieu de paysans, partageant les jeux et parfois leurs travaux, il acquit dans cette vie dure et active la force et la santé qui, dans la suite, lui permirent de soutenir tant de fatigues au cours de sa longue carrière. L'expérience qu'il acquit ainsi lui permit de recueillir les éléments de nombreuses études auxquelles il se livra par la suite.

    A 17 ans il s'échappa de Semur pour s'enrôler comme simple cadet dans le régiment du Prince de Condé, alors frondeur. En trois ans il acquit une certaine notoriété en se distinguant par des actes de bravoure. Capturé par un parti français, Mazarin l'invita a reprendre du service pour le roi.
    " Il participa à 48 sièges; aux 6 premiers, il servit en second sous le chevalier de Clerville; à tous les autres en chef, avec pleine autorité sur les troupes d'artillerie, les bombes, mineurs, sapeurs, etc...à ces sièges ou il a été si heureux que de 130 à 140 actions de vigueurs qui s'y sont faites, il n'en a manqué que deux."

    En 1656, le Maréchal de la Ferté disait de lui:

    "Si la guerre pouvait l'épargner, il parviendrait aux plus hautes dignités"

    Vauban fut blessé huit fois. Un coup de mousquet au siège de DOUAI en 1667 lui laissa la cicatrice que l'on voit sur sa joue gauche.

    Vauban sera commissaire général des fortifications en 1678, puis Maréchal de France en 1703. Il fortifia de nombreuses places frontieres, dont les fameuses villes en étoiles comme par exemple ROCROI dans les Ardennes. Il dirigea de nombreux sièges ( Lille en 1667, Namur en 1692...). Son œuvre militaire est marquée par la recherche constante de l'innovation et par un effort d'adaptation permanent, avec un principe: "la sueur épargne le sang". Il a rédigé un traité de défense des places (1706 ). Toutefois son prestige auprès du Roi-Soleil s'est entaché en raison de ses divergences sur la politique économique et sociale. Le 30 mars 1707, le maréchal de Vauban mourait dans les bras de son gendre Mesgrigny. Les obsèques, simple absoute, eurent lieu le 1 avril dans l'église Saint Roch.

    Peu avant il avait dit: "J'ai beaucoup reçu de la nature ; je dois beaucoup à la société ; il ne sera plus repos pour moi tant que je pourrai servir l'Etat ".

    LE MILITAIRE

    " Son histoire devient une parte de l'histoire de France " - Fontenelle.

     Le maréchal de VAUBAN, d'abord fantassin, passagèrement cavalier, étudia l'armement de l'infanterie, l'emploi et le matériel de l'artillerie et surtout fonda le génie.

    Il réorganisa l'armée en:
    - créant un service à court terme, la conscription;
    - recrutant les officiers parmi la noblesse, la bourgeoisie et meme dans la troupe. Avancement au choix;
    - s'occupant de la solde et de la nourriture des soldats;
    - dotant les fantassins d'un fusil plus court muni d'une baïonnette;
    - modernisant les affuts de canon et en remplaçant les tubes de bronze par des tubes en fer;
    - créant des unités de sapeurs et de mineurs permanent.

     L'INGENIEUR

    Son expérience du métier de constructeur fait de lui un maitre des travaux publics.
    Exemple: L'aqueduc de Maintenon
    En 1668 Versailles manquait d'eau pour le palais, les habitations et surtout les fontaines qu'il était alors seulement question de construire.

    On décida de prélever dans L'Eure l'eau nécessaire et de la conduire jusqu'à Versailles, à 80 kilomètres de là. Le tracé coupait la vallée de l'Eure à Maintenon. Une controverse s'éleva entre Vauban, partisan du franchissement de la vallée par un siphon (solution moderne) et Louvois partisan d'un aqueduc. Le débat donna lieu à un échange de lettres peu courtoises. Une solution intermédiaire fut adoptée, mais les travaux n'eurent jamais lieu en raison d'une guerre imminente.

     L'ARCHITECTE

    Dans les villes fortifiées, Vauban fut amené à réaliser des bâtiments militaires, des constructions civiles et des églises.
    Ont peut citer par exemples:
            - les portes de Paris à Lille;
            - les églises de Mont dauphin, Briançon, Neuf Brisach;
            - l'agrandissement du château d'Ussé;
            - l'apport artistique de Vauban dans toutes ses constructions.

    L'ECONOMISTE

    L'amour de la nature et de l'homme, la profonde connaissance du pays conduisirent  Vauban à l'étude des problèmes économiques.
    C'est ainsi qu'il rassembla dans les " Oisivetés " quantité d'études, résultats de ses réflexions et de ses observations, en particulier:
            - la culture des forets;
            - l'élection de Vezelay;
            - le navigation sur les rivières;
            - l'irrigation des terres par le moyen des rivières;
            - projet d'une dixme royale, etc....

    Avant de quitter ce chapitre sur l'économie une allusion a un de ses mémoire "Moyen de rétablir nos colonies de l'Amérique " ou dans un tableau des effectif successifs de la population du Canada de 30 en 30 ans, il prédit pour 1970: 25 600 000 habitants. Pour info: 20 millions en 1966, 34 millions de nos jours. Pour l'anecdote Voltaire comparait le Canada à quelques arpents de neige sans interêt...

    LE POLITIQUE

    Latitude de Vauban dans le domaine politique fut souvent très mal interprétée par les dirigeants de son époque.

    Catholique fervent, il prit cependant la défense des Huguenots en 1869.Ce qui lui valu un rappel à l'ordre de Mme de Maintenon et de Louvois.

    En février 1695, Il rédigea un "projet de capitation", un impôt sur le revenu qui fut d'ailleurs établi la même année sur des bases très voisines de celles qui étaient énoncées dans le projet. Ce projet était un premier jet de son œuvre maitresse dans ce domaine: "Le projet d'une dixme royale" qui avait pour but essentiel l'amélioration de la condition économique du peuple de France écrasé d'impots. Son système était proche de celui que nous connaissons aujourd'hui.

    Imprimé sans l'autorisation du roi, cet ouvrage fit de Vauban un rebelle. Il fut disgracié en 1707, année de sa mort.

    Il défendit également guerre de course en écrivant : "Le mémoire concernant la caprerie, la course". Dans cet ouvrage il s'efforce de prouver que la guerre de course est le seul moyen de réduire l'Angleterre à merci. Surcouf bien plus tard partagera également cet avis, lui aussi en vain.

    LE STRATEGE

    Vauban par ses compétences interarmées était apte à saisir les problèmes stratégiques. Il en fournit la preuve dans deux ouvrages:
            - de l'importance dont Paris est à la France, en 1689
            - places dont le roi pourrait se défaire.

    Il exerça des commandements sur les cotes en Bretagne et en Flandre, ou il disposa des escadres toujours pretes à intervenir. A chaque fois les incursions ennemies furent repoussées avec succès.

    Carnot (Lazare Carnot, contemporain de napoléon) écrira l'éloge de Vauban en 1784: " il crée l'art des fortifications isolées ...les fait concourir à la défense générale du Royaume...il considère l'Etat entier comme une grande place fortifiée, fait régner enfin dans le système général cette économie des forces, cet accord étonnant dont il était seul capable de former le projet et de l'exécuter ".

    Saint-Simon écrira dans ses mémoires:
    " Le plus savant homme dans l'art des sièges et de la fortification et le plus avare ménager de la vie des hommes ".

    Quand à Vauban il a écrit:
    " Brulons plus de poudre et épargnons le sang ".

    LE PRENEUR DE VILLE

    Il faudra attende 1705 pour lire dans " Traité d'attaque des places " les principes qu'appliquait Vauban et dont voici quelques uns toujours d'actualité:
            - unité de commandement,
            - reconnaissances poussées,
            - secret des opérations,
            - attaque toujours par le point le plus faible,
            - ne pas embarrasser les tranchées et communications.

    Depuis l'époque où ils ont été posés, ces principes se sont vérifiés jusqu'au temps modernes.

    Sébastopol, Saragosse, La Champagne, Verdun, Stalingrad, Dien Bien Phu en sont les témoins.

    vauban-.jpg

    LE FORTIFICATEUR

    "Les places de Vauban sont des monuments de paix à qui la France a du plusieurs fois son salut. Le gouvernement ne doit pas avoir une plus grande sollicitude que les entretenir "
    (Lazare Carnot - 1788 )

    Vauban fortifia plus de 160 places fortes terrestres et maritimes. Quasiment toutes nos villes frontières portent la marque de VAUBAN, dont les plus célèbres, Dunkerque, Toulon, fort boyard, Collioure, Rocroi, Neuf breisach, etc....

    Vauban a fait la synthèse des œuvres de ses prédécesseurs et en a tiré une doctrine personnelle et ses applications sur le terrain en n'oubliant jamais le principe enoncé par lui même:
    " L'art de fortifier ne consiste pas dans des règles et dans des systèmes, mais uniquement dans le bon sens et dans l'expérience ".

    Les citadelles réalisées par Vauban ont survécu comme ses principes. Sur certaines d'entre elles les allemands ont buté:
            - en 1870 pendant deux mois à Strasbourg, pendant deux mois à Belfort
            - en 1914 pendant deux semaines à Longwy

    Si vous voulait avoir une idée de l'ampleur de ses travaux, allez visiter le " musée des plans-relief " situé dans l'Hôtel Nationale des Invalides à Paris.

    vauban.jpg

    L'URBANISTE

    Vauban fut un véritable urbaniste " qui aménage et qui embellit ". L'aménagement de Neuf-Brisach en est un témoignage éclatant: l'église domine la place centrale ou est concentrée la vie administrative et économique. Les casernes sont à la périphérie. Les rues sont perpendiculaires les unes aux autres, système moderne par excellence, utilisé à New-York par exemple.

    Vauban recherchait les embellissements. A Louvois qui lui reprochait des dépenses dans ce but, il écrira être pret à les payer lui-même tant il les estime indispensables.

    vauban-neuf-brisach.jpg

     

    Chacun des sites crées par Vauban vaut une visite...  

    N'HESITEZ PAS

     et surtout ne ratez pas le docu-fiction VAUBAN

     samedi 1 mars sur ARTE à 20h45

     

    LA SUEUR EPARGNE LE SANG

     

     

     

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  •  

    Dans l'Yonne en Bourgogne, entre St sauveur en Puisaye et St Amand en Puisaye une cinquantaine d'artisans passionnés relèvent un défi hors du commun : construire un château fort avec les moyens et les techniques pratiquées au Moyen-age

    Ce site a été choisi car il met à disposition toutes les matières premières nécessaires à la construction : pierre, bois, terre, sable, argile...des carriers, tailleurs de pierre, maçons, bûcherons, charpentiers, forgeron, tuiliers, charretiers, vannier, cordier... bâtissent jour après jour un véritable château fort renforcé ponctuellement par de nombreux bénévoles.

    Ce chantier, débuté en 1997, devrait durer environ 25 ans.

    A ce jour le logis seigneurial est hors d'eau, la tour maîtresse et la tour de la chapelle sont déjà impressionnante, les tours d'angle, le châtelet et les courtines commencent à s'élever.

     LES ARTISANS DE GUEDELON

     

    Pour tout connaitre sur ce site exceptionnel je vous propose de suivre ces liens:

     http://www.guedelon.fr/fr/l-aventure-guedelon_01.html

     http://fr.wikipedia.org/wiki/Gu%C3%A9delon

    Quant à moi je vais vous présenter les héros de cette aventures: LES ARTISANS

    N'hésitez à échanger avec eux, ceux sont tous des passionnés qui ne sont pas là par hasard. Ils vous parlerons certes de leur métier et de l'amour du travail bien fait, mais si vous savez capter leur attention ils vous conterons milles et unes histoires sur la vie au Moyen-age, sur les plantes et bien d'autres choses.

    Vous qui allez visiter ce Chantier exceptionnel, sachez que la richesse de ce site se sont surtout ces hommes.

    La plupart des textes sont extraits du dépliant "guide de visite"

     

    LES CARRIERS

    Pas de château sans pierre et il en faudra environ 60 000 tonnes pour construire le château de Guédelon.

    La pierre de la carrière est du grès ferrugineux. Sa couleur "rouille" visible sur les photos est due à la présence de fer.

    L’extraction : dans le bloc de pierre, on perce des trous en ligne appelés emboitures et dans lesquels on place des coins en métal. Les carriers frappent avec une masse et l'onde de choc va provoquer une poussée latérale qui va fendre la pierre en suivant l'alignement naturel de la pierre.

    L'utilisation : on trouve différentes qualités de pierre. La plus dure est utilisée comme pierre d'œuvre par les tailleurs pour devenir des des pierres de parement, des corbeaux, des linteaux... La pierre la plus tendre sert dans le remplissage intérieur des murs.

    A la carrière, on extrait aussi du sable pour la fabrication des mortiers et de l'ocre pour les poteries ou les carreaux de pavement.

    carriers

    Les carriers dégrossissent une pierre

    LES TAILLEURS DE PIERRE

     

    Ils taillent le grès extrait de la carrière et peuvent travailler de la pierre calcaire (pierre blanche) pour des ouvrages d'art tels que des fenêtres, des portes, des nervures de voute...C'est un calcaire dur qui provient d'une carrière située à 30 kilomètres du chantier.

    Les tailleurs de pierre maitrisent la géométrie et se servent d'un plancher d'épure pour dessiner au sol les ouvrages à réaliser.

    Le bloc de pierre est installé sur un tas de bois. Les gros cordages appelés torches, permettent d'absorber les ondes de choc et de protéger les arêtes de la pierre.

    Le temps de taille est très variable en fonction de la nature de la pierre (grès ou calcaire) et de la complexité de l'ouvrage à réaliser.

    Les tailleurs gravent sur les pierres une fois terminées deux types de marques lapidaires : la marque de tailleur qui permet de contrôler le travail réalisé et la marque de pose qui indique l'emplacement précis ou doit être posée la pierre par rapport à celles déjà assemblées. Au Moyen-âge l'œuvrier était payé à la pierre taillée.

    Les principaux outils utilisés par les tailleurs sont : la broche, la chasse, le ciseau, le taillant et la massette.

    tailleur de pierre

    Taille d'une pierre de parement en grès

    tailleur de pierre

    Taille d'une pierre calcaire

    LES MACONS

    Les maçons utilisent du mortier pour coller les pierres entre elles. Le mortier est obtenu en mélangeant de la chaux aérienne, du sable et de l'eau. Le mortier sèche lentement et permet une certaine élasticité des maçonneries. Pour des raisons de sécurité, la chaux n'est pas fabriquée sur place mais par un chaufournier de manière artisanale.

    Les maçons doivent être très précis et vérifier sans cesse les alignements. Pour contrôler l'horizontalité, ils se servent du pendiculaire et pour contrôler la verticalité, ils utilisent le fil à plomb. Les maçons se servent également de l'équerre pour vérifier les angles et de la pige pour prendre les mesures.

    C’est sur un plancher en bois que les œuvriers réalisent le mortier. Il existe deux types de mortiers : les mortiers de parement, un peu gras, composés d'une dose de chaux pour trois doses de sable et les mortiers de remplissage, plus maigres composés d'une dose de chaux pour quatre doses de sable.

    En suivant ce lien vous découvrirez le site d'un maçon de Guedelon :

    http://www.benevoleguedelon.com/pages/Les_Appareilleurs-445617.html

    maçon

    Préparation du mortier

    maçons

    Réalisation du blocage ( remplissage du cœur du mur avec des pierres grossières )

    LES BUCHERONS

    La forêt entourant Guédelon est une foret de chênes. Ils sont choisis, puis abattus en fonction de la taille et de la forme de la pièce de bois à réaliser. Ainsi certaines pièces courbes seront taillées dans des arbres ayant déjà cette courbure naturelle. une fois à terre, les futs de chêne son équarris ( rendus carré ) pour former les charpentes, le pont dormant ( pont en bois fixe ), les portes, les boulins d'échafaudage ( poutre qui soutient le plancher d'un échafaudage ) ...Le houppier ( branches et ramification de l'arbre ) alimente les fours à tuiles, four à pain...

    Seuls les ouvrages temporaires comme les planchers d'échafaudage, les planchers provisoires, les grades corps ou les engins de levage utilisent un bois de résineux scié.

    L'abattage d'un arbre : un temps de préparation est nécessaire pour assurer la direction de la chute d'un arbre. A la hache, les bucherons réalisent une grande entaille pour diriger la chute. Puis, à l'aide du passe-partout ( scie à deux poignées ) les bucherons vont scier l'arbre jusqu'à ce qu'il tombe.

    Les bucherons réalisent également les tavaillons ( tuiles en bois ) qui recouvrent les toits de certains ateliers et de l'appentis du château.

    bucheron

    Le bûcheron plante un clameau afin de fixer le fut pour pouvoir l'équarrir

    bucheron taille des travaillons

    Un bucheron réalise des tavaillons

    LE FORGERON

    Le forgeron a un rôle indispensable sur le chantier. Sans forgeron, pas d'outils. Un tailleur de pierre use, déforme ou casse plusieurs outils par jour. Sa principale activité consiste donc à réparer ou fabriquer ces outils. Au Moyen-âge, le prix du fer était très élevé ( difficulté d'extraction, de transport, transformation ) l'économie est donc de mise. Le forgeron ne jette rien ! Le moindre outil usé ou cassé est transformé dans le foyer et sur l'enclume pour devenir un nouvel outil opérationnel.

    Le forgeron réalise également toutes les pièces métalliques du château : les gonds et les pentures de portes, les grilles de fenêtres, les 700 clous forgé du ont dormant.

    forgeron

    Le forgeron martelle une broche

    LE VANNIER

    Passionné de la première heure, preux chevalier...ami des hyrondelles... protecteur des oies...

    Le vannier fabrique de gros et solides paniers en osier à 2 ou 4 poignées appelés mannes. Ces paniers servent aux transport du mortier, de petites pierres, de la glaise... La chaux contenues dans le mortier brule l'osier. Le vannier doit donc régulièrement réparer ou refaire de nouvelles mannes. La longueur des anses s'adapte à la taille des hommes qui portent ces paniers. L'osier est récolté sur place et stocké à l’abri du soleil pour éviter qu'il sèche trop vite. Sachez qu'il défini la hauteur des anses en fonction de la taille des porteurs.

    vannier

    Le vannier réalise un fond de manne

    LES CHARRETIERS

    Deux chevaux de trait assurent les transports de matériaux sur le chantier. Bien dressés, exécutant les ordres à la voix des charretiers et d'un calme exemplaire, les chevaux du chantier sont capables d'exécuter des manœuvres et des déplacements d'une grande précision. Les chevaux assurent également le débardage en foret. Il est à souligné qu'ils bénéficient d'une grande attention en matière de soins et de bien être.

    LES ARTISANS DE GUEDELON

    Séance de manucure pour PALOMA, une belle jument de trait comtoise à la robe alezanne

    charretier

    Direction la carrière pour aller chercher des pierres destinées aux maçons

    LE CORDIER

    Personnage haut en couleur qui vous contera les milles et unes vertus des plantes qui poussent autour du chantier. S'il vous parle des orties, soyez sur vos gardes...Lol !

    Le cordier fournit le chantier en cordage plus ou moins longs et plus ou moins gros selon leurs utilisations.

    Les cordes de chanvre ou de lin sont utilisées comme ligatures sur le chantier. Plusieurs étapes sont nécessaires pour tresser une corde : après fixation des brins aux crochets du rouet, le cordier tourne ce dernier. Il obtient ainsi quatre torons ( un par crochet  ). Puis, il tourne le rouet jusqu'à ce que le carré mobile avance. Enfin, le cordier termine la corde en réalisant la boucle. 

    cordier

     

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  • Documentaire ARTE de 2010  
    LE DRAKKAR ET LA CROIX
      De la fin du VIIIe à la fin du XIIe siècle, les navigateurs scandinaves se lancent à la conquête de nouvelles terres, de la Baltique à la Méditerranée. Odin, Thor, Freyja et autres divinités leur donnent force et courage pour la guerre. Les Vikings tirent alors parti du déclin de l'Empire carolingien. Ils s'établissent dans les îles Britanniques, conquièrent la Normandie. Grâce au faible tirant d'eau de leurs drakkars, ils remontent les fleuves et s'enfoncent loin dans les terres. Quand le moine Anschaire débarque en Suède en 830 pour évangéliser la contrée, le roi Björn consent tout juste à construire une chapelle. Mais en 966, le roi du Danemark, Harald à la «dent bleue», se convertit. Et en 994, le futur souverain de Norvège, Olaf Tryggvasson, se fait baptiser pour légitimer son pouvoir de droit divin.  
    Ca traine un peu en longueur, mais intéressant pour les passionnés
     

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  • Les vikings (en vieux norrois víkingar, singulier víkingr ) sont surtout connus pour leurs actes de piraterie et de pillage qui ont terrorisé l'Europe au Moyen-âge. 

    Pourtant ce peuple connu pour le courage et la férocité de ses guerriers était aussi constitué de fermier, d'artisans talentueux, d'aventuriers et surtout de marins d'une très grande compétence technique.

    La raison de leur succé les fameux langskips, plus connus sous le nom de drakkars (terme du XIX ° siècle)
    De fabuleux navires capables de naviguer aussi bien en haute mer que dans les rivières les moins profondes.

    De nos jours de nombreuses associations rendent hommage à ces aventuriers qui ont découvert de nombreuses régions dont certaines bien avant tout les européens...

     

     

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  • Cette magnifique cathédrale qui tombe en ruine et se désespère a pourtant connues des heures de gloires au temps de sa magnificence.

    Pour moi elle représente surtout l'endroit ou le pape Clément V a injustement supprimé l'ordre des templiers lors du concile du 16 octobre 1311. J'ai eu une pensée émue lorsque j'ai découvert cette funeste plaque. Rouge et Noir oblige...

    Cliquez sur les photos pour en savoir plus:

    vienne-cathedrale-012bis.jpg

    vienne-cathedrale-001bis.jpg

    vienne-cathedrale-004bis.jpg

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    vienne-cathedrale-007bis.jpg

     

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  • THOR AIELors du bivouac du Clan HUGIN et MUNIN dans les ruines d'un chateau fort du Dauphiné, Odin s'est manifesté à travers les flammes. Soudain les flammes ont jailli et le nom de Järnstång s'est imprimé dans mes yeux...

    Voyez cela, je vois mon père
    Voyez cela, je vois ma mère et mes sœurs et mes frères
    Voyez cela, je vois tout mes ancêtres
    qui sont assis et me regardent
    et voilà, voilà qu’ils m’appellent
    et me demandent de prendre place à leur côté
    dans le palais de Walhalla
    là où les braves vivent à jamais…"

     ( extrait du film " le treizième guerrier")

     

     

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  •  

      Cliquez sur l'image

    GAULOIS.jpgLES GAULOIS CONTRE LES ROMAINS 

    LA GUERRE DE 1000 ANS

    . Un livre de Joel SCHMIDT

    Sur le conflit qui oppose les Gaulois aux Romains, on ne connaît généralement que l'épisode de la conquête des Gaules racontée par César et qui se déroula pendant huit ans au milieu du 1er siècle av. J.-C. Or, c'est dès 390 av. J.-C. que le Gaulois Brennus et ses troupes occupèrent durablement Rome et prononcèrent l'humiliant Vae victis , Malheur aux vaincus . La prise de Rome fut la cause d'un traumatisme irréductible, sans cesse rappelé par tous les historiens de Rome, notamment par le plus grand d'entre eux, Cicéron. A partir de cet événement majeur, se succédèrent les péripéties d'une lutte inexpiable au cours de laquelle les Gaulois, rêvant toujours de réoccuper Rome, s'allièrent par les armes et la diplomatie à tous les adversaires des Romains Carthaginois avec Hannibal, Grecs avec le roi Persée, Germains ou Barbares lors des grands invasions des IIe et IIIe siècles de notre ère. L'auteur démontre également que la prétendue romanisation de la Gaule, thème sans cesse rabâché par les historiens, fut un leurre ou tout au moins une légende: en réalité, il y eut sans cesse des révoltes gauloises contre l'Empire romain. Pendant dix siècles, liberté et indépendance furent les mots d'ordre constants des chefs gaulois. Si les Gaulois furent toujours vaincus parce qu'ils opposaient leur masse aux tactiques éprouvées des légionnaires romains, ils ne renoncèrent jamais à harceler par tous les moyens possibles l'occupant romain, jusqu'à la chute de Rome au Ve siècle de notre ère.

    allia5 Cliquez sur les images;        gaulois-copie-2.jpg 

     

     

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  •  Référence: "Bayard, le chevalier sans paour et sans reprouche". Ouvrage non publié, écrit par un groupe de travail en 1979.

     

    « DIEU ET LE ROI, VOILA NOS MAITRES,

    ONC N'EN AURAI D'AUTRES »

     sans peur et sans reproche

    Pourquoi un article sur Bayard. Tout simplement pour trois raisons :

    - Il y à fort longtemps j'ai eu l'honneur d'être carolomacérien pendant quelques années et ce brave chevalier a vaillamment défendu Charleville-Mézières malgré qu'elle fut « moult faible et débile mais encore tenable et gardable ».

     - Bayard, pour moi, représente la transition entre le Moyen-âge et la Renaissance. Il défend un idéal chevaleresque dans un monde qui l'a perdu. Un coup d'arme à feu en sonnera le glas. 

    - Et surtout c'était un Bon, Grand et Noble Dauphinois.  

     

    Je vous ferais grâce de sa biographie et de l'histoire de sa maison forte, Oups !!! je veux dire de son château. Mille excuses Messire le Chevalier dauphinois.

    De nombreuses bio et articles circulent à ce sujet sur le net. Je me contenterai de commenter les sources et de publier quelques estampes. Pour les passionnés, je vous conseille ce site, transmis par "Le Chevalier Dauphinois" : http://piv-bayard.fr/

    Nul ne contexte les qualités chevaleresque de ce bon et noble chevalier, toutefois certains hauts faits sont peu conforment à la vérité, voir tout simplement inventés.  

     

    TROIS SOURCES HISTORIQUES

    Pour les passionnés il existe trois sources exploitables. Elles ont été étudiées par monsieur Camille Monnet, éminent spécialiste de Bayard (toutefois il est contesté par Marcel Fakhoury. Qui dit vrai ? :

     Aymar du Rival, historien du Dauphiné, ne consacre pas son œuvre directement à Bayard. Contemporain de ce dernier, il est amené à parler de lui dans son histoire du Dauphiné. Son témoignage est restreint, ce qui est bien dommage, car les renseignements qu'il nous donne sont très précieux. Il se contente de souligner la part prise par le Chevalier dans les guerres opposant François I° à Charles le Quint et de donner quelques descriptions du personnage. Cette absence de détails et d'autant plus dommageable que Rivail est un scrupuleux observateur de son époque et qu'il a vécu dans l'intimité du Chevalier.

     Symphorien de Champier, médecin du duc de Lorraine, a écrit un ouvrage sur Bayard : " Les gestes, ensemble la vie du preulx Chevalier de Bayard, avec sa généalogie, comparaison aulx anciens preulx chevaliers gentilx, israélitiques et chrestiens. Ensemble oraisons, lamentations, épitaphes dudit Chevalier Bayard. Contenant plusieurs victoires des Roys de France, Charles VIII, Louys XII et Françoys, premier de ce nom ".

    La parenté avec Bayard, ainsi que son affectation auprès du duc de Lorraine, ne permettent pas d'accréditer son histoire, car ses relations avec ses illustres parents sont peu fréquentes et peu intimes. Œuvrant dans son propre intérêt Champier veut faire oublier ses origines roturières.

    Des passages sont peu crédibles, en particulier ceux consacrés à sa pagerie, à l'épisode Sotomayor et la reddition de Mouzon.

    Pour faire court, Champier est peu soucieux de la vérité.

    Jacques de Mailles, dit " Le loyal Serviteur " est incontestablement le plus intéressant des trois, du moins en apparence. Son ouvrage dont le titre est très long : " La très joyeuse, plaisante et récréative histoire composé par le Loyal Serviteur, des faiz et gestes, triumphes et prouesses du Bon Chevalier sans paour et Sans Reprouche, le gentil seigneur de Bayart, dont humaines louenges sont espandues par toute la chrestienté : de plusieurs autres bon, vaillants et vertueux capitaines qui esté de son temps ", est édité en 1527.

    Le début du titre me gène, " joyeuse, plaisante et récréative..." Cela ressemble plus au titre d'un roman qu'à celui d'une chronique.

    Son auteur, archer de la compagnie de Bayard, sert à ce dernier de secrétaire, et cela durant de nombreuses campagnes. Il termine sa vie en Dauphiné, en qualité de notaire. De par sa place auprès de notre héros, l'auteur est à même de nous faire une relation précise et complète des faits et gestes de son maitre. C'est pourquoi, pendant longtemps, les historiens ont apporté une pleine confiance à ce récit. Cet ouvrage est à la base d'une véritable collection de biographies de Bayard toutes entachées des mêmes erreurs. Le premier contrôle véritable de cet ouvrage a lieu en 1924, lors du quatrième centenaire de la mort de Bayard. Il s'avère que du chapitre 2 au chapitre 5, les faits rapportés ne sont que pure invention de l'auteur. Les personnages évoqués par l'ouvrage sont généralement absents et parfois mêmes sont-ils décédés.

    Ce " loyal Serviteur " n'est donc pas, lui non plus, un témoin consciencieux de son temps. L'état des recherches actuelles démontre son manque d'objectivité et de véracité.  

     

    Des trois biographes dont nous venons de rappeler l'analyse de l'œuvre, seul le premier, Aymar de Rivail, aurait pu nous donner des renseignements utiles. Hélas, ceux-ci sont insuffisants. L'histoire véridique de Bayard, faite par Monsieur MONNET (« La petite histoire véridique des faits et gestes du capitaine Bayard ») apporte une base solide à la réalité historique.

    Mais peu importe la réalité, l'essentiel n'est-ce pas le mythe de l'esprit chevaleresque...

    Impossible de parler de ce noble chevalier sans faire un petit tour du coté de son château. Le titre de château, lors de sa construction, est erroné car à l'époque féodale seule la demeure du suzerain recevait le qualificatif de château. Celles des vassaux étaient dénommées entre autres " maisons fortes ". En effet, le fait pour un vassal de construire un château était considéré comme une injure envers son suzerain.

     

     CHATEAU BAYARD

    Situé à PONTCHARRA, non loin de GRENOBLE, le château domine la vallée du Grésivaudan d'une cinquantaine de mètres. Une ordonnance, signée par le gouvernement du Dauphiné, datée du 14 mars 1404 autorise Pierre I Terrail, aïeul du chevalier Bayard, à bâtir cette maison forte. Pour en connaitre plus cliquez sur les photos.

    Entrée de la cour du chateau de Bayard en 1843Chateau Bayard

      Le chateau de Bayard, tel qui était vers 1820. maison forte de Bayard

     maison forte Bayard 

     

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  • LES JOUTES

    Les joutes  opposent deux chevaliers qui combattent soit à  "outrance"  (comme à la guerre, avec mort possible) soit  à  "plaisance"  (comme dans un jeu, pour le plaisir des dames), dans ce dernier cas on utilise des armes " courtoises ", à la pointe émoussée.

    Les cavaliers s'affrontent à la lance, dans un espace délimité par des  " lices " ou clôtures, et divisé en deux, dans le sens de la longueur, par une barrière : chacun s'élance d'un bout, de part et d'autre de la barrière.

    La durée du combat est fixée en fonction du nombre de lances brisées : un combat à trois lances, verra l'affrontement durer jusqu'au bris de la troisième. Le vainqueur recontre ensuite d'autres adversaires jusqu' à son élimination ou dans un système de 1/4, de 1/2 et de finale.

      

    Une vidéo de HISTORICENT 

     

     

    Une vidéo de HPNDVR ..Des combats réels.

     

    LA CHEVALERIE

    La guerre au moyen age
    Un homme, un cheval des armes
    Le cheval
    La lance et l'épée
    La brogn et le haubert
    La quintaine
    Le tournoi
    Les joutes

     

     

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  • « ... tu sais vaincre, Hannibal, mais tu ne sais pas tirer profit de la victoire. Pourquoi te reposes-tu ? Pourquoi ne cherches-tu pas à atteindre Rome ? »  Maharbal.
     

    Hanibal.jpgAprès la bataille de Cannes (2 août), Rome est décapitée. Son armée est détruite, une grande partie de ses chefs de guerre et magistrats sont morts. Opportunistes, les provinces du sud, soit l'Apulie, le Samnium, la Lucanie et le Bruttium se rallient au chef punique. Logiquement Rome est vaincue et devrait se rendre. Mais Rome possède des fortifications difficiles à prendre, ses habitants ont bien l'intention de résister et l'armée d'Hannibal est trop faible en nombre. Pour pouvoir prendre une ville, l'assiégeant doit posséder trois fois plus d'effectif que l'assiégé. De surcroit l'armée d'Hannibal est épuisée et ne possède pas de machines de guerre. Devant ce constat Hannibal se dirige donc vers Capoue, qui lui ouvre ses portes non sans difficulté, pour y prendre ses quartiers d'hiver, tout en espérant pendant ce temps trouver des alliés et obtenir des renforts de Carthage. Dans le même temps il envoi Magon (un de ses deux frères, commandant d'armée) occuper le Bruttium. Mais les nouveaux alliés veulent bien fournir l'armée carthaginoise en vivre, mais n'envisagent pas de se battre contre Rome, quand aux renforts en provenance d'Afrique, ils se feront longtemps attendre, les sénateurs de Carthage craignent l'ambition d'Hannibal.

    Capoue était la ville la plus luxueuse de la péninsule italienne, réputée pour ses délices, sa douceur de vivre et surtout pour sa richesse. L'armée carthaginoise était composé de mercenaires...L'endroit idéal pour le repos du guerrier. "Les soldats carthaginois qui avaient résisté à toute les souffrances, succombèrent sous l'effet des plaisirs et des jouissances" Tite live. Vins, bains et courtisanes "ramollirent leur âme et leur corps". Au printemps -215 c'est une armée peu combative qui sorti de Capoue. Mais la dure réalité ne tardera pas à la réveiller.

    Toutefois tout ne fut pas aussi idyllique et aussi simple, voir le lien suivant :
    http://bcs.fltr.ucl.ac.be/liv/xxiii.html

    provinces-romaines.jpg

     Suite des événements:
    En -215 Hannibal passe un traité avec Philippe V de Macédoine. Syracuse, ville grec de Sicile rallye le camp punique. Rome prend l'initiative et porte la guerre en Espagne, en Sardaigne, en Sicile et en Illyrie.

    En -214 les romains assiègent Syracuse et prennent la ville en -212. Archimède opposera tout son génie aux attaques romaines et sera tué par un légionnaire lors de la prise de Syracuse. Hannibal s'empare de Tarente, mais la citadelle résiste et reste romaine.

    En -211 Hannibal arrive à 5 km de Rome, espérant attirer l'armée romaine, mais cette tentative restera vaine. Hannibal se retire dans le sud de l'Italie.

    En -210 Scipion çà la tête de l'armée d'Espagne s'empare de Carthagène. Rome entre en guerre contre la Macédoine.

    En -209, les armées romaines prennent Tarente.

    En -208, Scipion bat Hasdrubal en Espagne

    En -207, Hasdrubal quitte l'Espagne et traverse les Alpes, mais il est battu et tué à la bataille du Métaure au nord de l'Italie.
    Hannibal est repoussé dans el Bruttium.

    En -206, Scipion bat Magon à Ilipa. L'Espagne carthaginoise est romaine.

    En -205, Magon débarque sur la cote Ligure.
    La Macédoine conclut la paix avec Rome et abandonne Hannibal.
    Scipion nommé consul, débarque en Afrique.

    En -204, Scipion s'allie avec Massinissa, roi des Numides.

    En -203, victoire des romains et des numides aux grandes plaines.
    Mort de Magon (Frère d'Hannibal) pendant son retour vers l'Afrique.

    Sous la pression de Carthage Hannibal quitte l'Italie pour défendre Carthage.

    En -202, Défaite d'Hannibal à la bataille de Zarma.
    Scipion impose sa paix à Carthage.

    FIN DE LA DEUXIEME GUERRE PUNIQUE

     

    Signification de l'expression: "les délices de Capoue"

    Le plaisir de l'immédiat, la satisfaction de l'instant préférés à la mise en oeuvre de projets sûrement plus profitables à terme.
    Le choix de la facilité au détriment de l'efficacité ou de la durabilité

    " C'est au XVIIe siècle que les délices de Capoue entrèrent dans la phraséologie, symbole des dangers du luxe et du bien jouir. Les moralistes du XIXe en firent grand usage ; le père Lacordaire écrivait : « L'histoire de tous les succès est l'histoire d'Hannibal à Capoue. » Cela mérite réflexion dans le monde où nous vivons : « On s'oublie, on s'endort, on s'enivre ; le poison lent de la mollesse détend tous les ressorts de l'activité ; et l'être, qui n'est rien que par l'activité, se dissout peu à peu dans l'ignominie d'un lâche sommeil. » "

    http://www.lefigaro.fr/livres/2009/12/10/03005-20091210ARTFIG00650-les-delices-de-capoue-.php

     

     

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  • bataille-de-cannes-carte.jpgANNEE -216

    LA BATAILLE DE CANNES est une victoire écrasante d'Hannibal sur une armée romaine deux fois supérieure en nombre. Grace à une manœuvre géniale, sa victoire est totale et lui permet de s'installer durablement dans le sud de l'Italie.

    Considérée comme un chef d'oeuvre tactique, 22 siècles plus tard cette bataille est toujours étudiée dans les écoles militaires.

      

    Cette vidéo et les cartes qui suivent valent tous les écrits du monde:   

    Bataille de cannes :

    Bataille-de-cannes.jpg

     Bataille-de-canne.jpg

      La-bataille-de-cannes.jpg

      

    « On chiffre les pertes à 45 000 fantassins et 2 700 cavaliers, citoyens et alliés en nombre à peu près égal; parmi eux, les deux questeurs des consuls Lucius Atilius et Lucius Furius Bibaculus, 29 tribuns militaires, d'anciens consuls, d'anciens préteurs ou édiles, entre autres Gnaeus Servilius Geminius et Minucius qui avait été maître de cavalerie l'année précédente et consul quelques années plus tôt; en outre, 80 sénateurs ou magistrats ayant rang de sénateurs : enrôlés volontaires ils servaient comme simples soldats dans les légions. On dit qu'il y eut 3 000 prisonniers parmi les fantassins et 1 500 parmi les cavaliers. »

    Tite Live: histoire romaine XXII-49

     

    Selon Polybe, considéré par la plupart des historiens comme plus impartial que Tite-Live, 10 000 Romains furent capturés, et près de 53 000 périrent au combat. Encore selon Polybe, près de 5 500 cavaliers Romains tombèrent sous les coups des Carthaginois.

    Le consul Paul Emile trouve également la mort au combat, mais Varron parvient à s'échapper, à la tête d'un peu plus de 70 cavaliers.

    Hannibal s’en tire avec 6 000 tués. Parmi ceux-ci figurent 4 500 Celtes. Ce sont eux qui ont, étant au centre, contenu le gros des forces romaines.

    Article précédent : La deuxième guerre punique (première partie)

    Article suivant:      La deuxième guerre punique (les délices de Capoue)  

     

     

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  • LES PREPARATIFS

    Hamilcar met à profit son pouvoir sur l'Espagne pour préparer les moyens économiques et militaires qui avaient fait défaut lors de la première guerre.
    Maitre de L'Espagne, il s'est créé un royaume indépendant, riche en ressource minière et relativement indépendant sur le plan politique. Le pouvoir de Carthage est aux mains de ses amis. Cette richesse économique et cette indépendance lui permettent de mettre sur pied une armée composé des redoutables guerriers ibériques, tous dévoués à sa famille ( -237 à -229 ). A sa mort ( -228 ) Hasdrubal Barca poursuivra sa tache, mais restera prudent à l'
    égard de Rome. Mais son fils Hannibal adoptera une attitude contraire et intransigeante dès son avènement au pouvoir, comme gouverneur de l'Hispanie en -221. Il n'a que 26 an.

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    Résumé (Larousse) - Pour les lecteurs pressés, mais intéressés.

     En -219, le chef carthaginois Hannibal s'empare de la ville de Sagonte, alliée à Rome. Hannibal, partant d'Espagne (-218), gagne l'Italie par la voie de terre pour y porter la guerre avec une armée équipée de 37 éléphants. Ses victoires successives (dans le Tessin, sur la Trébie, fin -218), en Cisalpine, puis au lac Trasimène (-217), à Cannes (-216), amènent les alliés italiques du Sud à lâcher Rome au profit d'Hannibal, qui obtient aussi l'alliance de Philippe V de Macédoine. En 212, Hannibal réussit à prendre Tarente et à battre les Romains à Capoue. Il est cependant bloqué en Italie méridionale, sans renforts de Carthage et ne peut empêcher Rome de reprendre Capoue (-211). Syracuse et toute la Sicile, qui avait pris le parti de Carthage, tombent aux mains du consul Claudius Marcellus, et P. Cornelius Scipion, passé en Espagne, prend Carthagène (-209). Hasdrubal, frère d'Hannibal, venu avec une armée de renfort, est battu et tué sur les bords du Métaure (-207). Hannibal se replie sur Crotone. Rome attaque Carthage en Afrique même, où Scipion débarque en -204 et trouve un allié dans le prince numide Masinissa. Hannibal est rappelé en Afrique (-203). Magon, un autre frère d'Hannibal, tente vainement de créer une diversion en débarquant en Ligurie. Hannibal est vaincu par Scipion à Zama (-202). Carthage, vaincue, cède l'Espagne, livre sa flotte, promet de verser 10 000 talents et s'engage à n'entreprendre aucune guerre sans le consentement de Rome (-201). Peu après, elle exile Hannibal.

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    LA PRISE DE SAGONTE -219, La cause

    En -219, violant le traité de l'Ebre signé par Hasdrubal en -226, il prend la ville Sagonte après un siège de 8 mois. Les habitants appellent les romains à leur secours, mais ceux ne viendrons pas, plus préoccupé par les Illyriens en révolte. C'est la première erreur des romains, car Sagonte servira de base arrière à Hannibal pour sa future campagne.

    Sagonte.jpg

    LES CONSEQUENCES

    Les romains décident de contre attaquer sur deux fronts en Afrique du Nord et en Hispanie à partir de leur base sicilienne. Hannibal va les surprendre en marchant sur l'Italie.

    LA MARCHE VERS ROME -218

    Hannibal après avoir traversé l'Espagne et la Gaule méridionale franchit les Alpes en envahit l'Italie.

    Avril : Hannibal quitte Carthagène avec 90 000 fantassins et 12 000 cavaliers.

    Juin : Il franchit l'Ebre, en laissant en Hispanie 10 000 fantassins, 1000 cavaliers et 11 000 ibères.

    Juillet : il franchit lesPyrénées et pénètre en Gaule en évitant de s'attaquer aux villes grecs de catalogne.

    début septembre : Il franchit le Rhône à quatre jours de marche de Fos, entre Avignon et Arles. Pour faire traverser les éléphants et son armée il fait construire des bacs. Les Volques de la rive droites sont des amis, mais les Cavares de la rive gauche sont hostiles et veulent s'opposer au franchissement. Il envoie donc son lieutenant Hannon franchir le Rhône, bien en amont, au confluent de l'Ardèche, celui-ci redescend quatre jours après sur les arrières des Cavares. Au signal d'Hannon le franchissement commence, les Cavares se ruent sur la rive pour empêcher le débarquement et au même moment les troupes d'Hannon chargent et écrasent les gaulois pris en tenaille.
    Les tribus gauloises étaient neutres jusqu'au Rhône. Mais ceux de la rive gauche harcèlent les carthaginois qui doivent s'éloigner de la cote pour éviter Marseille. Hannibal perd 12 000 fantassins et 1000 cavaliers.

    De son coté Rome envoi à partir de Pise deux légions commandé par Scipion qui rejoignent la Gaule par mer pour intercepter Hannibal. La rencontre des deux forces se limitera  à un accrochage de détachements de cavalerie envoyés en reconnaissance. Toutefois Hannibal prudent remonte vers le nord en direction du territoire des Tricastini.  Sachant Scipion à sa poursuite il rejoint le confluent du Rhône et de l'Isère, près de Valence, à marche forcée en quatre jours.

    franchissement-du-Rhone.jpg
     Octobre, la traversé des Alpes : Pour vous faire une idée précise de la traversée des Alpes je vous conseille vivement se site remarquable :
    http://hannibal-dans-les-alpes.com/index.htm
    Hannibal franchit les Alpes en empruntant l'un des multiples itinéraires supposés, sous le harcèlement de gaulois hostiles. Les premières neiges tombent. La quasi totalité des éléphants meurent. Harcelé par les autochtones l'ascension prendra neuf jours et la descente six jours. Après cinq mois de marche, c'est une armée épuisée et amoindrie qui débouche en Gaule cisalpine, dans la plaine du Pô, bien accueillie par les Gaulois
    .
    Hannibal-la-traversee-des-alpes.jpg 
    PREMIERES BATAILLES EN ITALIE -218

    Fin novembre, accrochage du Tessin : Après avoir franchi les Alpes, Hannibal prend Turin. Publius Cornelius Scipion de retour en Italie avec une armée beaucoup plus faible reçoit comme mission d'arrêter la progression d'Hannibal. Il passe le Pô et marche sur les carthaginois. Un jour que la cavalerie romaine se lance en reconnaissance dans la plaine entre le Ticinus (Tessin) et le Sessites (Sesia) dans les environs de Vercelloe (Verceil), elle se heurte contre la cavalerie punique. Des deux côtés les généraux en chef commandent en personne.
    La cavalerie romaine se voyant cernée commence à fuir. Scipion blessé parvient à s'échapper.

    Décembre, la bataille de Trébia: Après sa défaite sur le Tessin, Scipion se replie sur la Trébia, un affluent du Po, à l'ouest de Plaisance ou l'attend les renforts du consul Tiberius Sempronius Longus. Pendant ce temps Hannibal a rallié à sa cause les Ligures et les gaulois, se qui augmente son armée de 40 000 hommes, dont 14 000 gaulois. 
    Après avoir épuisé la résistance de l'infanterie romaine aux abords de la Trébia, Hannibal taille en pièce par une attaque surprise l'armée romaine malgré une résistance héroïque des légionnaires.

    Année -217

    Janvier à avril : Hannibal hiberne en Gaule cisalpine, traverse les Appenins et  avec difficulté les marais de l'Arno, ou il perd un œil.
    http://www.histoiredumonde.net/A-travers-les-marais-etrusques.html

    21 juin, l'embuscade du lac Trasimène :   Hannibal bien renseigné par des espions se rend rapidement compte que la plaine enserrée entre le lac et les collines est une véritable souricière. Connaissant parfaitement le caractère impétueux de son ennemi il provoque sa fureur en ravageant la campagne environnante, afin de l'obliger à attaquer sans attendre les légions qui doivent le renforcer. Afin de tromper Flaminius sur sa position il fait allumer des feux sur des collines voisines, ou il campera en personne avec les troupes numides et ibères. Pendant ce temps le reste de son armées prend tranquillement position de nuit sur les positions d'attaque:
          - à l'entrée de la vallée, la cavalerie carthaginoise qui a pour mission d'empêcher toute retraite;
          - sur les hauteurs, les troupes gauloises;
          - près des gaulois l'infanterie légère carthaginoise;
          - à l'Est, à la sortie du défilé, les alliés (Ibères et Numides)
    Au levé du jour, supposant les troupes d'Hannibal à plusieurs lieues à l'Est Flaminius s'engage dans la vallée couverte de brouillard.

    Lorsque les quatre légions de Flaminius furent entièrement dans le défilé, les troupes d'Hannibal dévalèrent les collines et les unités romaines se trouvèrent rapidement isolées les unes des autres, incapables de se former en ordre de bataille, elles cèdent à la panique. Pour ajouter à la confusion le consul et les principaux officiers sont tués des les premiers affrontements. Désorganisées le romains sont taillés en pièces. Nombreux tentent de fuir.
    bataille-de-trasimene.jpg

     Trois heures plus tard, les pertes romaines s'élèvent à 15 000 tués ou noyés, 15 000 prisonniers, l'avant garde composée de 6000 cavaliers qui avait réussit à s'échapper à été rattrapée pendant la nuit et capturé par la cavalerie carthaginoise.

    Du coté carthaginois les pertes sont moins nombreuses, entre 1 500 et 2 500 morts. Essentiellement des gaulois qui se son conduit de manière indiscipliné.

     Toutefois la bataille n'est pas vraiment terminée, peu de temps après l'armée de Servillius arrive à marche forcée par la "via Flaminia". Mais Maharbal et la cavalerie punique partent à sa rencontre et anéantissent l'avant garde romaine composée de 4000 cavaliers dans la bataille des marais de Plestia.

    Les dirigeants de Rome se mirent a trembler, la population ne fut pas informée du désastre

    Eté, automne : Hannibal descend vers l'Apulie.
    Suite au désastre de Trasimène les comices centuriates nomment dictateur Fabius Maximus, surnommé Cuntactor ( le temporisateur ). Celui préconise une stratégie d'usure "la stratégie de Fabius". Les armées romaines se contentent de suivre et de limiter les déplacements des troupes d'Hannibal qui pillent la Campanie et le Samnium, tout en évitant l'affrontement direct. Fabius tente de maintenir Hannibal dans la Campanie dévastée, mais celui grâce à une habile manœuvre réussit à exfiltrer son armée vers la plaine des Pouilles ou il passera un hiver confortable. Suite à ce revers, Flaminius devra partager sont commandement avec son maitre de cavalerie.

    Hiver : Hannibal hiverne en pays Samnites (Pouilles).
    En Hispanie, Cornelius Scipio Calvus consolide la position romaine au nord de l'Ebre, tout en détruisant les réserves d'Hannibal.

     

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  •  La première guerre punique a couté trés cher aux deux billégerants Rome et Carthage se retrouvent en difficulté financière. Ne pouvant payer ses mercenaires Carthage devra faire face à une longue rébellion et cherchera à se refaire une santé économique en conquérant l'Espagne.

     

     La guerre des mercenaires -241 à -238

     http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Mercenaires

    Aprés le lourd tribut payer à Rome à la fin de la première guerre punique, Carthage en grande difficulté financière ne peut plus payer les 20 000 mercenaires rapatriés de Sicile. Ceux-ci, soutenus plus tard par une partie de la population lybienne, se révoltent.. La guerre civile fait des ravages mais Hamilcar rétablit militairement et socialement la situation en trois ans. Toutefois cela s'est fait avec beaucoup de difficulté et d'exactions, ce qui a fait qualifier cette guerre "d'inexpiable", c'est à dire ne respectant les conventions de la guerre.

    mercenaire carthaginois

     La conquète de l'Espagne de -237 à -219

    En -237, Hamilcar Barca part pour l'Espagne avec Hannibal, commence la conquête de l'Espagne et établi un empire Barcide ( famille d'Hamilcar ). Le but de cette famille est de redonner à Carthage sa splendeur militaire et économique afin de prendre sa revanche sur Rome.

    En -229, pendant l'hiver Hamilcar meurt noyé alors qu'il essaye de s'échapper en traversant une rivière ; Hasdrubal, son gendre lui succède.

    En -228, Hasdrubal le beau succède à Hamilcar et les carthaginois fondent la nouvelle Carthage : " Carthagène ".

    En - 226, traité de l'Ebre entre Hasdrubal et Rome.

    En - 221, Hasdrubal est assassiné par un patriote espagnol et conformément au choix unanime de l'armée, Hannibal est confirmé par Carthage comme le nouveau commandant en Espagne.

    En -221 à -219, Hannibal achève la conquête de l'Espagne jusqu'à l'Ebre, donnant son maximum d'expansion à l'Espagne Barcide.

    En -219, Hannibal attaque Sagonte qui demande la protection des romains, ce qui conduira inévitablement à la deuxième guerre punique.  carthage-copie-1.jpg  Pendant ce temps Rome, profitant des difficultés de Carthage s'emparera sans grande difficulté de la Corse et de la Sardaigne.

     

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  • Les relations entre Rome et Carthage sont détendues tant que dure la domination Grecque sur le bassin méditerranéen.

    Entre -264 et -146 la République romaine affronte les carthaginois pour la domination de la Méditerranée. Ce sont les guerres puniques, comparables aux guerres mondiales du XX° siècles, elles ont entrainées une transformation radicale, politique et sociale, de tous les peuples qui se sont impliqués. Rome vaincra Carthage trois fois et finira par la détruire entièrement après s'être emparé de la Sicile et de l'Espagne et en sortira transformée. De simple citée elle deviendra un empire à vocation universelle.

    Punique viendrait du mot latin poeni ou poenus qui veut dire phénicien ou de punicus qui signifie carthaginois.

    Pour l'annecdote, notons que c'est en -264 qu'eurent lieu les premiers combat de gladiateurs à Rome.

    premier-guerre-punique.jpg 

    LA PREMIERE GUERRE PUNIQUE ( -264 à -241 )

    Les origines de la guerre: 

    Les sources étant nombreuses et contradictoires je vais essayer de faire simple.

    - Entre le VII° et VI° siècle avant JC les Grecs colonisent la Sicile.
     - Entre le VI° et le V° siècle la colonie Grec de Sicile subit les assauts des Carthaginois.

    Vous trouverai sur internet plusieurs versions sur les origines de la première guerre punique dont certaines totalement différentes, mais celle qui suit fait référence en grande partie à une source sérieuse (Joël Schmidt, historien spécialiste de l'antiquité)

    Le role des Mamertins, un prétexte: 

    Mercenaires mamertinsLes Mamertins membres d'une colonie du peuple Osque, originaire de Campanie (région méridionale de l'Italie), arrivent en Sicile sous le règne du tyran de Syracuse Agathocle.
    A la mort d'Agathocle en -289 les Mamertins se retrouvent sans chef, sans encadrement et sans solde. Ils se révoltent, s'emparent de Messine, tuent tous les habitants males et s'approprient leurs femmes et leurs enfants, en même temps ils occupent les demeures et les terres. Ils rebatisent Messine du nom de Mamertina. Violents et xénophobes, incapables de gouverner la région, les Mamertins pillent sans retenue les alentours de Messine.

     Las de ces exactions le Tyran Hérion de Syracuse, fait le siège de Messine, mais les Mamertins appellent à leur secours les Carthaginois, qui trouvent là un bon prétexte pour s'implanter dans l'est de l'Ile. Se rendant compte de leur bévue, ne voulant pas passer sous le contrôle des Carthaginois (les puniques), les Mamertins se souvenant opportunément de leur pays d'origine, demandent l'assistance des Romains. Les généraux romains, originaires de Campanie, rêvent d'en découdre avec les Carthaginois. Les romains débarquent donc en Sicile sous prétexte de protéger " leurs frères de race ", en fait pour mettre un terme à l'hégémonie de Carthage en Méditerranée. Il est également à noter que toutes les iles de la mer tyrrhénienne sont carthaginoises (Corse, Sardaigne, Baléares) et que l'achèvement de la conquête de la Sicile mettrait à leur portée toute l'Italie du sud. Rome n'est plus qu'à dix jours de marche. Toutefois l'affaire n'est pas sans risque, car Carthage compte trois fois plus d'habitant que Rome.

    C'est ainsi que commence vraisemblablement en -264 la première guerre punique qui se terminera par la conquête de la Sicile.

    guerre punique 

    LA GUERRE

    Les troupes d'Appuis Claudius débarquent en Sicile et prennent Messine en -264, puis Rome obtiendra le protectorat de Syracuse, tandis que Carthage conservera sa partie ouest de l'ile. Le conflit aurait pu prendre fin sur ces bases, mais le gouvernement punique concentre des forces importantes à Agripente. Devant cette menace Rome prend l'offensive et s'empare d'Agrigente en -262 après un siège de sept mois. De nombreuses villes siciliennes se rallient à Rome.

    Devant la supériorité romaine en rase campagne, Carthage enferme ses armées dans des forteresses et réserve l'offensive à sa flotte qui attaque les ports siciliens ralliés à Rome et mêmes les villes côtières italiennes. Cet état n'évolura pas jusqu'en -256

    armee-romaine.jpg

    Bataille navale de Mylaé -260
    Toutefois en -260 Rome se constitue d'une flotte et le consul Duilus détruit une escadre punique à Mylaé. Rome prétend la création de cette marine comme une innovation complète. En réalité elle a bénéficiée de pilotes Grecs expérimentés et d'arsenaux très bien équipés. Toutefois l'invention de la passerelle d'abordage munie de grappins, "corbeau" serait attribuée à Dullius. Cependant un équilibre naval entre les deux belligérants n'a pas de conséquence immédiate en Sicile.

    corbeau.jpg

    Bataille navale de Cap Ecnome -256
    En -256 Les romains battent les carthaginois lors de la célèbre bataille navale de Cap Ecnome (sud de la Sicile), l'une des plus grande de l'antiquité ou se sont affrontés prés de 700 navires et 300 000 hommes.

    Attaque de Carthage -255 (bataille de Tunis)
    Le consul Régulus propose d'attaquer Carthage chez elle en Afrique. Cette proposition aboutira à la funeste bataille de Tunis en -255 ou les troupes romaines seront écrasées par les troupes du général mercenaire Xanthippe. Cette défaite et les tempêtes anéantiront toute chance de vaincre Carthage chez elle. La guerre se poursuit donc en Sicile et sur mer ou Rome subira encore quelques revers.

    bataille-de-Tunis.jpg

    Bataille navale des iles Egates -241
    Toutefois en -241 Rome gagne une bataille navale décisive au large des iles Egates. Le 10 mars -241, deux cents quinquérèmes romaines affrontent deux cent cinquante navires carthaginois venus au secours de Lilybée qui subissait un blocus depuis plusieurs mois. Malgré un vent défavorable, mais plus mobile les romains coulent cinquante navires puniques et en capturent soixante dix.
    Après cette victoire décisive Catulus prend Lilybée, isolant Hamilcar et son armée en Sicile, laquelle armée était éparpillée parmi les rares places-fortes que Carthage détenait encore. Manquant de ressources pour construire une autre flotte ou pour envoyer des renforts à leur armée terrestre, Carthage admit sa défaite et signa un traité de paix avec Rome, amenant ainsi la Première Guerre punique à sa conclusion.

    hamilcar.jpg

    Conséquences:
    Rome obtient la Sicile, les iles Egates et Lipari ainsi qu'une indemnité de 5000 talents, soit plus de 100 tonnes de métal. Carthage en grande difficulté financière ne peut plus payer ses mercenaires. Ceux ci se révoltent et Hamilcar met trois ans pour en venir à bout. Profitant des difficultés de Carthage, Rome obtient sous la menace d'une intervention militaire La Corse et la Sardaigne.

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  • 509 - 27

    LA REPUBLIQUE ROMAINE

    Rome est une république. Rome conquiert peu à peu les peuples latin qui l'entourent ainsi que les Estrusques, et au III° siècle av.J.C. se rend maitresse de l'ensemble de l'Italie.

    Je laisse le soin aux liens suivants de vous parler de l'organisation de la république, quant à moi je préfère me consacrer aux fait marquant qui ont jalonné la république comme par exemple la bataille de  l'Allia ( jour de deuil pour les romains) et la prise de Rome par Brennus:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_romaine

    http://ecjs07jd.blogzoom.fr/

    http://thucydide.over-blog.net/article-35577503.html

    republique-romaine.jpg 

    389 av.J.C.

    LA PRISE DE ROME PAR BRENNUS

    Qui sera à l'origine du cauchemard romain qui durera 1000 ans. 

    allia3.jpgL'EFFET PAPILLON DU VIN... (Inspiré d'une anecdote de PLUTARQUE)

     Quelque part en Gaule au V° siècle avant J.C.

    " D'ou vient ce merveilleux breuvage, digne des dieux, qui nous enivre,"

    " Au-delà des montagnes (les Alpes) de vastes terres fertiles en produisent les fruits..."

    "Compagnons préparaient armes, bagages, familles et dirigeons nous vers ce merveilleux endroit"

    En quelques années les peuplades celtiques du sud de la France, suivi par d'autres se répandent en vagues successives aux frontières de l'empire ETRUSQUE (Italie du nord)

    Les ETRUSQUES étant une menace pour ROME les romains conservent une bienveillante neutralité.

    Toutefois le choc frontal gaulois-romains sera inévitable.

       

    BRENNUS.jpgLES FORCES EN PRESENCES :
    (référence : gaulois contre romains de Joël SCHMIDT)

    Les gaulois :

    Les gaulois s'avancent vers Rome à marche forcée, leur multitude et leur cruauté sèment l'épouvante. De hautes statures, Ils sont courageux, combatifs, ne craignent pas la mort et la donnent avec une sauvagité extrême. Des chars, de nombreux cavaliers et des meutes de chiens sanguinaires appuient la masse des fantassins. Mal commandé et mal armé ils comptent sur leur nombre et leur furie pour épouvanter l'ennemi. Par bravade ils combattent torse nu. Ils brandissent des enseignes qui représentent des sangliers (la force brute). Ils donnent l'assaut en courant à perdre haleine, au mugissement de grandes trompettes en forme d'animaux monstrueux, leurs hurlements se mêlent aux aboiements. Toute leur puissance réside sur la furie animale du premier assaut. C'est également leur point faible. Si l'ennemi survit à ce déferlement hétéroclite il peut reprendre le dessus sur des fantassins exténués. Enfin après la bataille ils ornent leur cabane ou campement avec les tètes coupées et embaumées de leur ennemis.

    Tite-live a écrit : "Partout, en face et autour des Romains le pays était couvert d'ennemis gaulois qui se plaisaient, par gout du tumulte, a faire retentit l'horrible harmonie de leurs chants sauvages et de leurs bizarres clameurs"

      allia2

    Les romains

    Les gaulois sont des envahisseurs nomades alors que les romains sont des citadins et des paysans qui défendent leur territoire
    Face à cette multitude sauvage et désordonnée, les romains en nombre inférieur opposent une tactique militaire éprouvée et leur sens de la stratégie. Ils peuvent également compter sur la supériorité de leur armement et 40 000 fantassins (environ 10 légions) mais peu aguerris et commandés par des chefs qui se font concurrence.

      allia5.jpg

                    Le pouls s'accélère, le fron,t s'humidifie.....

    L'AFFRONTEMENT (La bataille de l'ALLIA)

    Mon pouls s'accélère. Mon front s'humidifie. Mon ventre se noue. Mes mains se crispent sur mon arme. Une étrange sensation déconnecte mon cerveau. Je ne suis plus moi même. La peur senvole, alea jacta es (j'imagine sans peine ce qu'on ressenti les légionnaires...). La horde hurlante apparait à quelques centaines de mètres. Les injures et les cris haineux fusent de toute part. La masse est tellement compacte que les boucliers s’entrechoquent. Brusquement, accompagné de clameurs assourdissantes, fantassins, cavaliers et chiens s'élancent dans une course folle. L'impact est terrible. Grand nombre de recrues romaines sont massacrées. Les survivant se jettent dans le Tibre et coulent emporté par le poids de leur cuirasse. La plupart de fuyards qui rejoignent Rome en grande hâte n'ont même pas combattu.

    BRENNUS surpris par cette victoire rapide et facile, pense à un piège et ne cherche pas à pousser son avantage.

    Les têtes romaines sont coupées et fichées sur des piques pour orner le campement. Les corps sont dépouillés. Les armes prises à l'ennemi s'entassent en monticules. Le camp romain est pillé. La victoire est fétée avec force ripailles.

      allia4.jpg

    "Le jour d'ALLIA" sera considéré comme jour deuil jusqu'à la fin de l'empire romains et hantera leurs esprits pendant 1000 ans.

    Quant à la tactique gauloise qui consiste en une cohue lancée au pas course qui renverse tout sur son passage, elle sera conservée durant toutes leurs guerres contre les romains y compris contre César. 

    La prise de Rome

    Trois jours après la bataille de l’Allia, BRENNUS rassemble ses troupes dispersées dans les plaisirs des festins et du pillage.

    La troupe se met en marche. Le fracas des armes contre les boucliers de bois accompagnent les hurlements et les chants de guerre. Une marche funèbre à glacer le sang. Les portes non gardées sont grandes ouvertes. Rome est vide. Le silence impressionne les gaulois qui Instinctivement resserrent les rangs, se taisent et traversent  la ville méfiant. Arrivé au pied du capitole, les trompent mugissent, les cris de joies et de haines fusent sans retenus. Les chefs de guerres hissent leurs pavois. Trois cent cinquante ans après sa fondation Rome tombe pour la première fois aux mains des barbares.

    barbe-blanche-1.jpgL’élite romaine réfugiée sur le capitole assiste impuissante a ce déshonneur. La multitude des plébéiens, jugés bouches inutiles, s’est répandue dans les campagnes environnantes. Vieillards, femmes et enfants se terrent dans les maisons. Les vieux magistrats se parent de leurs toges de cérémonie et arborent les attributs de leur charge. Ils se rendent au forum, s’assoient sur leur siège d’ivoire et attendent la mort en silence

    Le capitole est encerclé par les troupes d'élites gauloises. Brennus accompagné de son état major et entouré d’une garde nombreuse se dirige vers le forum. La noble attitude des vieillards impressionne les gaulois, qui n’osent s’en approcher.
    Un soldat aborde Manius Papirius et lui tire brusquement la barbe. Celui-ci, d’instinct le frappe durement à la tête de sa canne. Le glaive du gaulois transperce le flan du magistrat. Le signal de la curée est lancé. Excités par le sang les gaulois massacrent les vieillards. Pendant plusieurs jours la ville est pillée. Les femmes violées. Les enfants assassinés. Les hommes égorgés. Les maisons brulées. Le butin s’entasse dans les chariots.

    pillage-de-rome.jpg

    Sur le Capitole, les infortunés défenseurs entendent les cris des bourreaux, les hurlements des victimes et le ronflement des flammes. Impuissants, ils résistent cependant aux sommations de BRENNUS. Pour réponse à une demande de reddition ils font pleuvoir une pluie de flèches et de lances sur les gaulois. En représailles les gaulois rassemblent  femmes, enfants, impotents et les égorgent sous les yeux des défenseurs. Les nombreux assauts des gaulois sont repoussés. Le capitole est imprenable, la victoire fragilisée. Les semaines et les mois passent.  La famine menace les deux camps. Brennus imagine alors un nouveau plan. Il divise son armée en deux corps. L’un ayant pour mission de poursuive le siège de la forteresse, l’autre sera chargé d’effectuer des razzias dans la campagne pour se procurer vivres et fourrage. Mais ce second corps se désorganise, perd sa discipline et se scinde en bandes armées pillant pour son propre compte. Faute de chefs compétents les gaulois oublient que leur but et de s’emparer de Rome.

    L’EXPLOIT DE PONTIUS COMINIUS
    CAMILLE, après avoir réuni plusieurs centuries à ARDEE et réussi un raid meurtrier sur le camp gaulois revendique le titre de dictateur pour libérer Rome. Cependant il désire que sa nomination soit ratifiée par les sénateurs de Rome. Il confit donc à COMINIUS le soin de leur apporter cette doléance.

    Téméraire et rusé, le jeune homme travesti en gaulois réussit les exploits de franchir les lignes gauloises à plusieurs reprises, de traverser le TIBRE à l’aide d’un vêtement doublé de liège et d’escalader la falaise qui mène au capitole. Cependant des gardes remarquent des traces de pas au pied de la falaise. Ils en déduisent donc qu’il existe un accès au sommet du Capitole.

    LES OIES DU CAPITOLE 
    C’est alors qu’une nuit, les Gaulois tentèrent d’escalader les murs de la citadelle. Ils parvinrent à mettre pied à un endroit moins protégé que les autres, près du temple de Junon. Cependant, ce dernier abritait des dizaines d’oies sacrées, qui se mirent alors à criailler. Elles attirèrent l’attention d’un ancien consul, Manlius Capitolinus, qui s’empressa d’avertir ses compatriotes. Les Gaulois furent alors rejetés en bas des murailles."

    Cependant, malgré ce coup d’éclat, les Romains durent se rendre, accablés par la famine après plus de 6 mois de siège.

    le-capitole.jpg

    VAE VICTIS !...
    "Le tribun SULPICIUS accepta de verser un tribut de 1 000 livres d’or à Brennus, à condition que ce dernier quitte la ville. Le Gaulois accepta, et la transaction eut lieu hors des murs de la cité. BRENNUS posa ses poids sur la balance, et les Romains versèrent leur or de l’autre côté. C’est alors que Sulpicius s’aperçut que les poids étaient faux, et il s’en plaignit à Brennus. Ce dernier, furieux, jeta son épée sur la balance en criant « vae victis ! » (‘Malheur aux vaincus !)"

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    vae-victis.jpg

    CAMILLE LE LIBERATEUR
    "C’est alors que seraient arrivées des troupes de renfort (menées par Camille, qui avait été nommé dictateur peu de temps auparavant.), qui se jetèrent sur le camp gaulois et en massacrèrent un grand nombre"

      MYTHE ET REALITE Mais d’après D. BRIQUEL  « La prise de ROME par les gaulois »
    Presses Universitaires de Paris-Sorbonne, Paris, 2008.

    « En 390 av. J.-C., les Gaulois s’emparent de Rome et détruisent la ville dans un gigantesque incendie : les Romains des temps ultérieurs avaient gardé un souvenir effrayé de cette catastrophe, la seule fois de leur histoire où leur ville avait été prise par l’ennemi. En réalité, le récit grandiose que les historiens de l’Antiquité faisaient de l’événement a très largement déformé ce qui s’est réellement passé : les Gaulois se sont contentés de repartir de Rome, sans l’incendier, avec la rançon que leur ont versée ses habitants. Mais ceux-ci ont donné une présentation des faits démontrant comment ils ont été capables, au plus profond du désastre, de trouver en eux-mêmes les ressources qui leur ont permis de surmonter la crise : celle-ci n’est que la transposition d’un vieux schéma mythique qu’on retrouve chez plusieurs peuples indo-européens et où était relatée la victoire des dieux sur les démons lors de la crise eschatologique qui verra leur affrontement à la fin du monde. »

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  • Cette histoire succincte de ROME qui comporte plusieurs articles commence avec Romulus qui fonda Rome vers 753 av.J.C et se terminera en 476 après J.C. avec le dernier empereur  Romulus Augustulus déposé par Odoacre chef des barbares Hérules.

     

    753 av.J.C
    La légende: Fondation de Rome par Romulus, selon la légende il fonda la ville à l'emplacement du Mont Palatin sur le Tibre le 21 avril -753. Toutefois Hellinacos, au V° siècle av.J.C contexte cette version est attribue la fondation de Rome à un descendant d'Enée et des Troyens rescapés de la guerre de Troyes.

    fondation-de-rome.jpg

    La vérité la plus probable: 

    Vers la fin du VIII siècle av J.C 7 villages peuplés de Latins, installés sur l'Esquilin le Caelius et le Palatin se fédère en une ligue latine du nom de Septimium.

     

    715 - 509    ROME GOUVERNE PAR DES ROIS:

    Tiré du lien : http://lemonderomain.free.fr/indexer/monde/rome.html (un site absolument a visiter)

      Les trois rois Sabins

    NUMA POMPILIUS ( 715 - 672 ) 

    Numa PompiliusLégende : Numa Pompilius est le second roi de Rome. Il est d'origine Sabine étant le neveu du roi Tatius. Son nom est formé du grec nomos loi et de pompa habit sacerdotal. Il institue les collèges sacerdotaux, les augures chargés de lire l'avenir dans le vol des oiseaux et les aruspices qui le prédisaient en lisant dans les entrailles des animaux. Il fait construire le temple de Vesta, la maison des Vestales, le temple de Janus dont les portes étaient ouvertes en temps de guerre et fermée en temps de paix. Il organise le calendrier en douze mois et crée les jours fastes et néfastes.

    Vérité historique: Des Sabins installés sur le Quirinal et le Vinimal imposent leur autorité sur cette ligue. Les historiens romains par orgueil national ont cherché à gommer cette histoire au profit d'une légende plus favorable à Rome. Ce qui prouve le controle de la ligue par les Sabin est le nom de Quirites donné au citoyens romains de vieille souche, ce nom provient de Cures, ville des Sabins et le nom de Quirinus donné plus tard par Romulus, Quirinus était le dieu de la guerre sabin.

    TULLIUS HOSTILIUS ( 672 - 640 )

    Tullius-Hostilius.jpgLégende : Tullius Hostilius est également d'origine sabine. C'est sous son règne que se déroula la lutte de Rome contre la métropole du Latium. Albe-la-Longue. Après la victoire de Rome cette dernière devient vassale. Elle sera rasée à la fin du règne de Tullius Hostilius et ses habitants seront déportés à Rome. Selon la légende, Tullius Hostilius s'étant faché avec Jupiter, ce dernier le foudroya en sa demeure.

    Vérité historique : La ligue latine a ruiné le pouvoir d'ailleurs fragile d'Albe sur le Latium et les petites citées latines. Ces dernières s'allient à la ligue pour détruire la puissance albaine. Mais Albe détruite, elles ne veulent pas reconnaitre l'autorité de la ligue. C'est l'anarchie dans la région.

    ANCUS MARTIUS ( 640 - 616 )

    ancus-martius.jpgLégende : Ancus Martius est un neveu de Numa Pompilius, donc d'origine sabine. Il construisit un pont sur le Tibre, déporta des habitants de trois villes du Latium à Rome et fit batir le port d'Ostie qui allait devenir le port le plus important de Méditerranée sous l'empire. Il agrandit également Rome en annexant la colline du Janicule. Il confie l'éducation de ses enfants à Tarquin le fils d'un corinthien établi en Ethurie.

    Vérité historique : Les Etrusques profitent de la situation anarchique pour envahir le Latium. Il s'établissent sur le site de la ligue latine et fédèrent les divers villages en une véritable ville.

     

    Les trois rois Etrusques

    TARQUIN ( 616 - 578 )

    TarquinLégende : Après la mort d'Ancus Martius, conseillé par sa femme Tanaquil, Traquin prive ses élèves de leurs droits et monte sur le trone. Il fait pénétrer la civilisation étrusque à Rome; Vainqueur des Latins, des Sabins et des Etrusques il a droit aux honneurs du triomphe. Il fait construire le Forum et le Grand Cirque ainsi que la Cloaca Maxima. Il meurt victime de la vengeance des fils d'Ancus Marius.

    Vérité historique : Au milieu des villages s'étendait une dépression qui permettait les rencontres. Cette dépression devient le centre de la nouvelle ville sous le nom de Forum. C'est à ce moment que le nom de la ville apparait : Rome, la ville du fleuve ( de rumon l'ancien nom du Tibre ).

    SERVIUS TULLIUS ( 578 - 534 )

    SErvius-Tullius.jpgLégende : Un stratagème de Tanaquil permet à son gendre Servius Tullius de monter sur le trone. Servius Tullius est le fils d'un esclave. Il met au point la première constitution politique de la ville : déclaration des biens et du revenu, division du territoire en régions et de la ville en quartiers. S'étant basé sur le recensement de la fortune, il répartit la population en classes ce qui facilite le recrutement de l'armée. Servius Tullius augmente l'étendue de la ville, et remplace le rempart de boue séché par une véritable enceinte ceinturant le Quirinal, le Virginal et l'Esquelin. Il faudra attendre l'empereur Aurélien pour que Rome soit dotée d'une nouvelle enceinte. Servius Tullius meurt assassiné dans un attentat fomenté par sa fille et par son gendre Tarquin le superbe.

    Vérité historique : Tarquin le premier roi Etrusque est assassiné par un chef de bande du nom de Mastarma, dont un complice nommé Caeles Vibenna occupe la colline appelé depuis Caelius. Mastarna ( Srvius Tullius ) agrandit Rome à la limite de la taille républicaine. Les historiens contestent à Mastarna les réformes. On sait juste qu'elles sont plus anciennes que le III°siècles av.J.C. Mastarba est assassiné.

    TARQUIN LE SUPERBE ( 534 - 509 )

    tarquin-le-superbe.jpgLégende : Lucius Tarquin surnommé le Superbe règne en tyran. C'est pendant son règne que se produit le célèbre épisode de la Sybille de Cumes. Etant arrivée à Rome elle propose à Tarquin les neuf livres prophétiques de la Sybille d'Erythrée pour 300 monnaies d'or. Traquin refuse. Elle en brule trois et lui repropose, il refuse. Elle en brule encore trois et lui propose. Alors Tarquin accepte les trois pour le prix des neufs et la Sybille disparait. Tarquin abolit la constitution de son prédécesseur, mais termine les grands travaux et batit le Capitole. Il triomphe des latins en prenant Gabies par trahison. Son fils Sextus tombe amoureux de Lucrèce femme d'un de ses parents Tarquin Collatin et l'outrage. Lucrèce se suicide et Collantin avec l'aide de son cousin Junius Brutus soulève le peuple et oblige le roi et sa famille à trouver refuge en Etrurie. La république est proclamée en 509 av J.C.

    Vérité historique : Le successeur de Mastarna s'attire l'antipathie des praticiens qui soulèvent le peuple contre lui ( légende de Lucrèce ). L'histoire primitive romaine a été faussée intentionnellement par les grandes familles qui ont voulues se donner des ancetres. Par exemple les Jini Briti n'apparaissent qu'au IV° siècle av J.C.

     rome 

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  • Samedi j'ai vu par hasard cette émission sur Arte et je n'ai pas résisté à faire un article sur cet épisode surprenant de la première guerre mondiale.
    Ce qui m'a le plus frappé, c'est qu'à cette époque le haut commandement ait pris en considération les idées d'un capitaine...alaska2.jpg

    alaskaHiver 1914. Un froid glacial s'abat sur les Vosges. Les communications sont impossibles. La neige tombe en abondance. La couche de neige est tellement épaisse que même les mules ne peuvent avancer. Les postes avancés manquent de munitions et de nourritures. Les blessés agonisent dans les tranchées, leur évacuation est impossible. Des milliers de soldats meurent de privation.

    Un désastre qui doit être absolument évité l'hiver suivant. Un homme, le capitaine MOUFLET, a une idée de génie, pourquoi ne pas créer des unités de chiens de traineaux.

    Profitant d'un congé sans solde le capitaine Mouflet a passé l'hiver 1913 en Alaska comme chercheur d'or. Devant rentrer en France il confie sont entreprise à un français du nom de Hass, ingénieur et musher, installé de longue date en Alaska 

    C'est donc tout naturellement que le haut commandement des armées confit au capitaine Mouflet et au lieutenant HASS la mission secrète de ramener d'Alaska 400 chiens et 40 traineaux. Les deux hommes avec l'aide de Scotty Alan, trappeur légendaire et ami de Hass vont parcourir dix milles kms à travers l'Alaska et le Canada. Durant ce parcours ils doivent maitriser une meute de 400 chiens à moitié sauvage et éviter les pièges tendus par les activistes allemands. Ils embarqueront à destination du Havre à Québec, in-extrémiste juste avant que le St Laurent ne gèle.

    Arrivé au Havre deux sections de chiens de traineaux sont créés, dont une sous les ordres du lieutenant Hass. Ces deux sections s'illustreront sur le front des Vosges. Ravitaillant les postes isolés, évacuant les blessés. A la fin de la guerre 200 chiens auront perdu la vie. Le haut commandement reconnaissant leur utilité et leur vaillance, leur décernera la croix de guerre. Les survivants seront adoptés par des gens de la région et les militaires démobilisés. Si d'aventure vous passez par les Vosges peut être allez vous rencontrer au détour d'un chemin leur descendants.  

     Pour les curieux, visitez ces lien sur les unités de chiens de traineaux.

     http://www.dailymotion.com/video/xdnw21_les-poilus-d-alaska_news

    http://www.dailymotion.com/video/xou0l2_nom-de-code-poilus-d-alaska_tv#

     http://chiensdetraineau.free.fr/histoire/chron_WW1.php

    http://www.letrappeur.com/M%E9moire.htm 

     

     

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  • berserks1.jpg

    La saga nordique des Unglinga évoque l'histoire de Vikings qui, sous le nom de berserks, avaient la réputation de " combattre sans armures, comme des chiens ou des loups enragés, mordant leur bouclier, fort comme des ours ou des taureaux, et tuant les gens en un seul coup. Mais eux, ni fer ni feu ne les navraient ".

    Berserks signifie probablement " fourrure d'ours ". Ce nom est peut etre du à la peau d'ours qu'ils revetaient pour s'approprier la force de l'animal.

    Les guerriers berserks entraient en transe au moyen de drogues qui les rendaient capable des exploits les plus extraordinaires, frappant d'horreur leurs adversaires. Lorsqu'ils ne menaient pas leurs raids en bandes pour leur propre compte, les berserks qui vénéraient le dieu de la guerre Odin, s'enrolaient dans les troupes au service de riches aristocrates.

     berserks2.jpg

    liens vers des sites qui parlent des berserks:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Berserk

    http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.angelfire.com/realm/shades/vikings/berserker.htm&ei=asYqT8DaI4bX8QPJs-nqDg&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=6&sqi=2&ved=0CE8Q7gEwBQ&prev=/search%3Fq%3Dberserks%26hl%3Dfr%26biw%3D1024%26bih%3D716%26prmd%3Dimvns

     http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.hurstwic.org/history/articles/manufacturing/text/viking_sword_technique.htm&ei=asYqT8DaI4bX8QPJs-nqDg&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=7&sqi=2&ved=0CFgQ7gEwBg&prev=/search%3Fq%3Dberserks%26hl%3Dfr%26biw%3D1024%26bih%3D716%26prmd%3Dimvns

     

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  • Horace Bénédict de Saussure

    Lors d'un séjour à Chamonix, je n'ai pu résister prendre cette photo. Toutefois j'ai du jongler avec les nuages et le temps couvert. En désespoir de cause, j'ai effectué quelques retouches avec photoshop . Hé oui! Papy maitrise la météo...

    AD UNUM bist

    Né à Genève, Horace-Bénédict de Saussure (1740-1799) fut un pionnier de l'exploration rationnelle. On l'a décrit comme «l'inventeur de l'alpinisme» : il offrit une récompense de 20 thalers à la première personne qui vaincrait le Mont-Blanc. L'exploit fut réalisé en 1786, soit 26 ans après le défi lancé par Saussure. Lui-même parvint au sommet du massif l'année suivante, où il mesura le point d'ébullition de l'eau, la température de la neige et le pouls de ses guides.

    Pour un homme qui avait consacré tant de temps à arpenter la montagne, l'aventure était largement justifiée. Comme il le dit lui-même, contemplant les pics qu'il dominait de son perchoir : «Je saisissais leurs rapports, leur liaison, leur structure, et un seul regard levait des doutes que des années de travail n'avaient pu éclaircir.»

    On ne peut pas dire que Saussure se déplaçait avec un bagage léger. Non content d'emmener tout un équipement scientifique, la nourriture pour ses compagnons d'ascension et pour lui-même ainsi qu'une tente, on trouve dans sa «Note de ce que je dois emporter au Mont-Blanc en 1787» la liste de ses vêtements, y compris «deux redingotes », plusieurs gilets, «2 Chemises de nuit, 3 paires de Souliers à pointe», des pantoufles et «2 cravates doubles». A cela s'ajoute non seulement «Lit et couverte» mais encore un matelas et un rideau. Parmi les livres qu'il prit à son camp de base figurait le guide de Haller consacré à la flore suisse...

    Le portrait de Saussure figurait sur les billets de 20 francs de la série de 1976.

    http://www.swissworld.org/fr/population/portraits_dhommes_celebres/horace_benedict_de_saussure/

      

     

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  • LES CINQ MONDES DU PEUPLE AZTEQUE

     

     



    Selon les croyances aztèques du XIV° siècle, les dieux avaient successivement crée quatre mondes, chaque fois anéantis. 


    Le premier
    , formé sous un soleil rouge, disparut dans des cataractes torrentielles, les rares humains qui survécurent devinrent poissons. 

    Le deuxième , constitué sous un soleil de feu, fut détruit par des jets de flammes, et les hommes furent changés en animaux. 

    Le troisième, né sous le soleil noir, fut englouti à la suite d'un tremblement de terre et les hommes furent dévorés par les bêtes sauvages. 

    Le quatrième
    , apparu sous le soleil de l'air, s'acheva par la métamorphose des hommes en singe. 

    Le cinquième
    , fut créé par Quetzalcóatl et Axolotl. Il connu le déluge universel: seul un homme et une femme parvinrent à gagner le sommet de la montagne et évitèrent l'extermination; ils repeuplèrent la terre.

    NOTA:

    Les sacrifices humains devaient apaiser les dieux afin qu'ils ne détruisent pas le cinquième monde. Les Aztèques pensaient aussi que les sacrifices permettaient au soleil de continuer sa course dans le ciel. Les sacrifices donnés en l'honneur du dieu TLALOC devaient éviter la sécheresse et les inondations. Le sacrifice humain avait donc une fonction régulatrice ; il était indispensable à l'équilibre du cosmos

     

    Avec un peu de réflexion ces croyances ne sont pas si absurde, la fin de notre monde actuel pourrait bien être causé par la surpopulation qui meurtri notre environnement...

    "Papy tu dis que des bétises"

      

     

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  • Sur la bataille de VITTORIA il existe une telle abondance de revues, d'ouvrages, de documents et de sites que l'on pourrait y consacré un blog à temps plein. Toutefois ma principale source de documentation vient de la revue historique  "Gloire d'empire" numéro 33 de décembre 2010.

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    HISTOIRE D'UNE DEFAITE ANNONCEE

    La bataille de VITTORIA sonna le glas de la présence française en Espagne. François Joseph, frère de Napoléon et roi d'Espagne qui n'était ni un stratège et ni un chef de guerre ne fit pas le poids face au duc de Wellington au meilleur de sa forme. Toutefois Napoléon aurait pu éviter ce désastre en s'y engageant personnellement. Mais le pouvait-il, après avoir perdu l'essentiel de sa grande Armée lors de la pitoyable campagne de Russie en 1812 ?

    SITUATION POLITIQUE ET PREPARATIFS

    JOSEPH doit faire face à la fois à une situation politique espagnole très difficile et à la méfiance de l'empereur qui le met sous la tutelle du maréchal JOURDAN et de l'ambassadeur LAFOREST. Et de surcroit le commandement militaire est confié à SOULT qu'il déteste par dessus tout.

    Pour ne pas désavouer Joseph, Napoléon rappelle SOULT à contre cœur, et lui confie le commandement de la Vieille Garde en Allemagne. Mesure fâcheuse qui ravit Joseph et qui rend fou de joie les anglais, alliés des espagnols, qui  considèrent ce départ comme une petite victoire. L'enseigne Aitchison écrit : " la perte de Soult peut être considéré comme égale (pour nous) à une forte diminution de leur effectifs"

    Pendant que Napoléon dégarnie l'Armée d'Espagne et que les troupes se mettent plutôt mal que bien sur la défensive Wellington prépare son offensive dans ses quartiers d'hiver à Freineda. Pas trés loin de Fuentes de Onoro. Friedrich Lindau de la légion allemande du roi raconte: "Durant tout l'hiver nous avons été pourvu de pain et de viande, sans interruption; nous savions de surcroit comment nous procurer des marrons dans les greniers des paysans et des poules dans les meilleurs cages"
    Petit à petit des renforts arrivent et Wellington en profite même pour faire le ménage parmi ses généraux. Le 25 mai 1813 l'armée anglo-portugaise compte 76 000 hommes.

    A la veille de l'offensive le moral des alliés est au plus haut et tous se réjouissent de reprendre les hostilités. Le lieutenant Simmons du 95° rifles écrit à son père le 30 avril 1813: " J'espère voir les Pyrénées avant septembre".
    Du coté français il règne à la cour de Joseph une fausse sécurité. Les généraux ne s'attendent pas à une attaque imminente, malgré de nombreux signes annonciateurs. Quant aux soldats ils n'ont aucune confiance dans leur chef et leur moral est au plus bas.

    ( à suivre )      

     

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  •  

    Pourquoi le charbon lorrain après une série d'articles sur les soldats des guerres napoléoniennes. Mais c'est élémentaire mon cher Watson. Primo: c'est Napoléon 1° qui le premier s'interressa a ce charbon en confiant à Jean-Batiste DUHAMEL, ingénieur au Corps Impérial des Mines, une mission de reconnaissance du gisement dans la Sarre. Secundo: le père de mon épouse était mineur de fond en lorraine et c'est une occasion de lui rendre hommage.

     forbach2-003.jpg

    En 1807 la Sarre est occupée par les soldats de l'empire, ce qui permet à J.B. Duhamel d'œuvrer en toute tranquillité. En 1810 il présente, " l'atlas des concessions du terrain houiller de la Sarre par Beaumier et Calmelet " , tous deux ingénieurs du Corps Impérial des Mines. Grace à cet outil la France va exploiter le gisement sarrois. En 1811, 105 000 tonnes sont extraites. En 1815, après la défaite de Waterloo, le second traité de Paris fait perdre à la France ses mines et son fameux atlas.

    Rapidement les usines métallurgiques de l'est, ainsi que les faïencerie et verreries souffrent de la pénurie de charbon.

    Toutefois on soupçonne un éventuel prolongement du bassin houiller de la Sarre en Lorraine. En 1816, Duhamel, qui a survécu à l'exil de Napoléon, sous la direction du baron de Gargan, réalise un premier sondage de reconnaissance à GERSWEILER. En 1817, il découvre une première veine à 65 m. Sa théorie est confirmée. Le charbon est là.

    forbach2-001.jpg

    En 1853, de nombreux sondages sont effectués sur un secteur allant de FORBACH à CREUTZWALD.
    Un des premiers sondages atteint le charbon à 100m de profondeur entre CREUTZWALD et LAUTERBACH. En 1854 l'exploitation démarre à CARLING. De nombreuses sociétés se créent et entreprennent les sondages de l'hôpital, du Hochwald et de ma tuilerie de Freyming.

    En 1855, le sondage du Hochwald pénètre dans le houiller et, de 230 à 242 m de profondeur, ne recoupe que du charbon. Cette épaisseur exceptionnelle est rapidement attribuée à la forte inclinaison des couches.
    Une demande de concession est déposée par la compagnie des Mines du Hochwald. Elle est accordée par décret impérial du 30 juillet 1857.
    Puis 9 nouvelles concessions sont acceptées.

    En 1858, Napoléon III annonce officiellement la découverte du bassin houiller de la Moselle.

     

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  • Au cours de l'histoire parfois un homme peut en changer le fil sans que lui, ou que ses contemporains en aient conscience. Pourtant, par effet papillon, les actes de cet hommes, officier du génie de l'armée impériale, ont profondement modifié le déroulement de l'histoire...et nous en ressentons encore aujourd'hui les conséquences... et surtout c'est un peu grace à lui que je suis en vie aujourd'hui, sans la prise d'Alger mon arrière arrière grand-père Salvator (1847) n'aurai pas quitter Malte pour émigré en Algérie et mon  arrière grand père Angelo (1872) n'aurait jamais rencontré mon arrière  grand-mère Marie (1878).

       Sans-titre-1-copie-1.jpg

     Plaque apposée en 1930 au monument élevé à sa mémoire:

        AU SOLDAT INTREPIDE QUI SUIVANT L'EXPRESSION DE NAPOLEON 1° REUNISSAIT EN SA PERSONNE LES QUALITES DE L'OFFICIER DE MARINE ET DE L'INGENIEUR.
        A L'AUTEUR DU PLAN DE DEBARQUEMENT ET DE CONQUETE QUE LE SUCCES DEVAIT COURONNER VINGT DEUX ANS PLUS TARD.
        AU TOPOGRAPHE EMINENT QUI SUT AU COURS D'UNE BREVE EXPLORATION SONDER LES RIVAGES ALGERIENS, LEVER LES PLANS DU PAYS, TRACER D'UNE MAIN SURE LES ETAPES DE LA MARCHE VICTORIEUSE PERMETTANT A LA FRANCE DE VENGER L'EUROPE ET L'HUMANITE D'ASSURER LE TRIOMPHE DE LA CIVILISATION.
        AU COLONEL BOUTIN QU'UN LACHE ASSASSINAT AU COURS D'UNE MISSION EN SYRIE ENLEVA PREMATUREMENT A SA PATRIE ET A SA GLOIRE.

    Certes aujourd'hui une telle inscription peut choquer certaines ames bien pensantes et politiquement correct, mais il faut se remettre dans le contexte de l'époque pour en comprendre tout son sens.


    Ce n'est pas 1830 comme on le pense généralement que s'est posé pour la première fois la question d'Algérie.

    Au cours des XVI°, XVII° et XVIII° siècles les pirates barbaresques d'Alger écumaient la Méditerranée. Les marchandises étaient saisies, les équipages et les passagers étaient vendus comme esclaves; Ils étaient parfois torturés et exécutés.

    Différentes expéditions punitives avaient été montées. Alger avait été bombardé à plusieurs reprises, en particulier en 1683 par la flotte de l'amiral Duquesne, en 1688 par celle de l'amiral d'Estrées.

    Charles le Quint en 1535 avait échoué dans une tentative de débarquement.

    Napoléon 1° avait échoué dans la croisade antibarbaresque inscrite dans le traité de 1802 mais il n'avait pas renoncé à son rève oriental dont la première étape devait etre la prise d'Alger car il était nécessaire de s'assurer les libres communications en Méditerranée malgré la présence anglaise à Gilbratar et à Malte.

    La prise d'Alger nécessitait une reconnaissance préalable précise et menée dans le plus grand secret.

    Le 18 avril 1808, l'empereur demande à l'amiral Decrés de trouver et d'envoyer à Alger un homme  de valeur à la fois marin et ingénieur pour effectuer une reconnaissance en vu d'un débarquement éventuel.

    L'amiral Gantheaume décida que le commandant BOUTIN de l'arme du génie serait emmené à Alger par le brick " Le requin". Il écrivit au capitaine Bérard commandant ce batiment:..." vous recevrez à votre bord M.Boutin qui se rend auprès de M. Dubois-Thainville son proche parent; je vous prie de le traiter avec égards ".

    Boutin embarqua donc à titre civil, prétendu cousin du consul de France. La mission restait strictement secrète.

    Le consul de France reçu Boutin avec empressement et lui facilita, dans toute la mesure du possible, une mission fort délicate car il faut déjouer la suspicion des "barbaresques" envers les "roumis", surtout dans les parties de la ville ou les chapeaux ne paraissent pas.

    Boutin pousse jusqu'au cap Matifou d'un coté, jusqu'à Sidi Ferruch de l'autre dépassant ainsi de plusieurs lieues les limites que les européens n'ont pas le droit de franchir.

    Chaque jour il mène sa reconnaissance, prétextant la pêche ou la chasse. La pêche lui donne la possibilité de sonder les fonds. La chasse lui permet d'observer et de faire des croquis. Tout cela, il le confie chaque jour à sa mémoire remarquable. Chaque soir, chez le consul, il consigne par écrit les travaux de la journée.

    Boutin s'aventurait chaque jour davantage malgré les conseils de prudence que lui prodiguait le consul. En effet, ses "excursions" prolongées exapèrent le Dey qui lui adresse à plusieurs reprises par le consulat des observations et même des menaces.

    Il visite tous les forts de la ville et de ses environs. C'est à Sidi Ferruch qu'il se rend compte que c'est là qu'il faut opérer un débarquement. C'est à partir de là que par une pente douce, on accédera au plateau de Staouëli et de là, on prendra Alger à revers après s'être emparé "du chateau de l'empereur".

    Cest avec soulagement que, le 7 juillet 1808, le consul de France vit Boutin partir sur "le requin" aprés 52 jours dangereux passés sur la terre africaine.

    L'aventure n'était pas terminée.

    Le voyage fut fort mouvementé.

    Aprés différent engagements et prises de bateaux anglais, "le requin" arrive à Ajaccio pour y déposer ses prises. Il repart le 26 juillet, mais le 28 il est capturé par la frégate anglaise " La volage ". Le brick et ses prisonniers sont convoyés à Malte.

    Boutin détruit son dossier et toutes les lettres ministérielles compromettantes, à l'exception d'un petit carnet ou tout est porté en code.

    Le 24 aout, "le requin" arrive à Malte. Boutin profite de la première occasion pour s'échapper. Il trouve refuge chez un capitaine marchand ragusains le sieur de Radelia. Aprés être resté caché 15 jours, il embarque le 1 septembre sur le bateau que commande le sieur Pozzi, autre capitaine marchand ragusains.

    Boutin arrive à Paris le 29 octobre aprés un long périple à travers la méditerranée ( Smyrne,Constantinople...)

    C'est le jour même ou Napoléon quittait Paris pour aller rétablir en Espagne une situation gravement compromise par la capitulation de Baylen, le 20 juillet.

    Il ne devait renter à Paris que le 22 janvier pour faire face à une nouvelle coalition naissante.

    Boutin rentra chez lui et reconstitua en quelques semaines son rapport de reconnaissance, grâce aux notes contenues dans son fameux carnet et qu'il avait pu conserver malgré toutes ses aventures, grace surtout à sa prodigieuse mémoire.

    Ce compte-rendu qui est actuellement encore au Service Historique des Armées est d'une précision remarquable, émaillé de plans, de croquis et de carte d'une stupéfiante exactitude quand on considère les conditions dans lesquelles elles ont été établies.

    C'est en fait un véritable "ordre opérations" digne d'un officier opération d'état-major.

    Ce rapport comprend une description d'Alger et de ses environs, des forts et point fortifiés, des forces ennemies, de leurs armes, de leurs munitions, des troupes et du temps nécessaires à l'expédition, des ressources du pays, du climat, des populations et de certaines villes et itinéraires.

    Il précise qu'on devra débarquer à Sidi Feruch entre le 10 mai et le 10 juin, de là gravir le plateau et prendre le "chateau de l'empereur".

    Il détermine l'effectif du corps expéditionnaire: 35 à 40 000 hommes.

    Il donne toutes les précisions sur les résistances auxquelles on se heurtera, la conduite à tenir envers les populations: "Respecter scrupuleusement les moeurs et usages du pays"  (conseil qui ne sera pas appliquer en 1830)

    Enfin Boutin déconseille fortement une attaque directe sur le front de mer de la rade ou presque toutes les défenses sont concentrées, mais préconise, au moment du débarquement à Sidi Ferruch, une diversion par bombardement de la ville et des forts par les bâtiments de la marine.

    A l'époque ou l'empereur prend connaissance de de ce rapport, les évènements d'Europe ne lui permettent pas de donner suite à son projet. Reconnaissant la valeur du document, il fait classer le dossier aux archives du ministère.

    Il remercie Boutin en lui remettant un sabre d'honneur.

    Le rapport du commandant BOUTIN ne fut cependant pas inutile, il fut le principal, le plus précis et pour ainsi dire le seul document mis à la disposition du commandement français en juin 1830.

    plan-alger.jpg

    L'expedition d'Alger en 1830 se déroula ainsi:

    - Général de Bourmont, commandant en chef
    - Amiral Duperré, commandant la marine
    - Effectifs: 35 000 hommes
    - 14 juin 1830: débarquement des troupes sur la plage de Sidi Ferruch; pendant ce temps, l'amiral Duperré opère une diversion maritime en bombardant Alger;
    - 28 juin: bataille et conquète du plateau de Staouéli; marche d'approche sur Alger, bombardement du fort du chateau de l'Empereur qui saute le 5 juillet,
    - 6 juillet. Alger capitule, l'armée française y fait son entrée, soit en tout 20 jours de campagne.

    Les précisions de Boutin avaient été vérifiées; tout fut mené suivant ses plans et ses indications qui se révélèrent exacts sauf quelques petites erreurs secondaires, en particuliers sur l'estimation des altitudes.
     

    Cet article est extrait d'un ouvrage écrit par le Colonel ROCHE en 1983.

    Pour toutes info complémentaire consulter ces sites: 

      http://www.suite101.fr/content/breve-correspondance-entre-lady-stanhope-et-le-colonel-boutin-a15279

    http://cerclealgerianiste2607.fr/Chapitres/Site%20Internet%20Cercle%20National/www.cerclealgerianiste.asso.fr/contenu/Militaires301.htm

    http://lesapn.forumactif.fr/t2270-boutin-yves-vincent-colonel

    http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biog03_boutin.htm

    http://www.alger-roi.net/Alger/armee_afrique/algerianiste19/textes/boutin.htm

     

     

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  • cosaque-2.jpg

    Cette cavalerie propre à la Russie, n'avait pas son pareil pour les escarmouches, les raids et les missions de reconnaissances. Rapaces et sans pitié, les cosaques avaient une telle réputation que leur cri de guerre " HURRAH ! " pouvait jeter la panique dans des colonnes entières. Mais leur tactique de harcèlement n'est qu'en partie responsable, lors de la "retraite de Russie", de la destruction de la Grande Armée, qui fut surtout victime des privations et du froid. Descendant de hors-la-loi établis dans le sud de la Russie, les cosaques étaient commandés par leurs chefs de tribu et organisés suivant leur territoire. Montant de petits chevaux rustiques, leur endurance était légendaire. Wilson (un observateur anglais) notait qu'ils pouvaient parcourir des distances apparemment sans fin: " il n'y avait pas de cavalerie plus formidable lorsqu'elle était correctement dirigée". Wilson disait également  que les cosaques chargeaient en poussant un hurlement plus effrayant que le cri de guerre des sauvages du Canada. Et ils maniaient la lance, ce " jouet de leur petite enfance avec autant de dextérité que les plus habiles bretteurs utilisaient leurs sabres ". Mais il suffisait d'une troupe décidée à leur faire face sans se laisser intimider pour que les cosaques prissent la fuite comme une volée de moineaux. Les exemples abondent pendant la retraite de Russie de la Grande Armée.

    cosaque-1.jpg

    Extrait de soldats des guerres napoléoniennes ( The russian army of napoléonic wars infantery 1799-1814 ) - Auteurs/ Philip Haythornthwaite, Peter Hosfschroer

     

     

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  • russe-1.jpgTout le monde connait la vieille garde de Napoléon et ses hauts faits d'armes mais qui a entendu parler au moins une fois dans sa vie de la garde impériale russe qui n'a rien à envier à la vieille garde française l'excellence de cette troupes faisait l'unanimité des étrangers, bien qu'elle eut souffert de la médiocrité des officiers Russes.


    WILSON écrivait: "il ne saurait exister un corps d'apparence plus noble et plus guerrier, et la simplicité de la tenue révèle pleinement le caractère et la contenance des hommes".
    Lady BURGERSH, notait que " la beauté de la garde était au-dessus de toute description. Le soin extrème des tenues et leur propreté sont rééllement magnifiques.Les gardes à pieds du tsar, tous soigneusement sélectionnés parmi les hommes les plus grands de Russie, sont les plus beaux de l'empire. Leurs manteaux sont rembourrés pour gonfler leur poitrine et élargir leurs épaules. Ils ressemblent à des statues".
    Et cette femme ajoutait à l'intention de son correspondant: "Ne croyez pas que j'éxagère, car chacun s'extasie sur eux."
    NAPOLEON lui meme disait: "Je suis surpris de la pécision et de l'assurance de cette infanterie...Une armée si bien disciplinée et d'une telle fermeté serait la première du monde si, à ces qualités s'ajoutait un peu de cet enthousiasme électrique des Français"

    Soldat du régiment Preobrajenski, 1801.

    russe-2.jpg

    L'infanterie de la garde était au départ composée de trois célèbres régiments: Preobrajenski, Semenovski et Izmailovski, dont les officiers, venus de la noblesse, n'étaient certainement pas plus compétents que ceux de la ligne. Un allemand, Von SHUBERT, note que s'ils étaient le point de mire dans les bals et autres évènements mondains, ils étaient plus remarquables par leur bonne éducation et leurs manières policées que par leurs qualités morales. Autant de caractères renforcés par la présence parmi eux d'un grand nombre d'émigrés des plus grandes familles de françaises servant en Russie.
    Tout imposants qu'ils pussent apparaitre, leurs habitudes n'en était pas moins déconcertantes. Lorsque la garde impériale offrit un banquet à son homologue Russe lors de l'entrevue de Tilsit, le sergent Coignet fut épouvanté de voir les hommes de la garde russe, officiers et soldats, déchirer la viande avec leurs mains, avaler de grandes coupes de vin en une seule lampée, et, incapable de terminer tous les plats présents sur la table, se faire vomir pour pouvoir recommencer: " Ainsi écrit COIGNET, faisaient-ils trois repas en un seul diner."
    De tel comportements faisaient que les autres nations européennes regardaient les Russes comme des etres tout juste a demi civilisés.

    A partir du mois de mars 1800, les chevaliers-gardes cessèrent d'etre le corps utilisés pour les cérémonies. Il l'avaient été depuis Pierre 1° le grand et devinrent un régiment de cuirassiers d'active. Les autres régiments des gardes du corps comprenaient les gardes à cheval, les hussards et les cosaques.
    Comme son équivalent de l'infanterie, la cavalerie de la garde faisait partie de l'élite de l'armée. Un anglais écrit: " Il y avait une énorme différence entre la base de l'armée russe et les gardes du tsar. Ces derniers sont soigneusement sélectionnés et rien ne peut leur etre supérieur...Les cuirassiers sont également grands et solides; ladiscipline et la tenue vestimentaire de ces hommes et vraiment imposantes."

    La cavalerie de la garde russe charge l'infanterie française russe3.jpg

    Extrait de soldats des guerres napoléoniennes ( The russian army of napoléonic wars infantery 1799-1814 ) - Auteurs/ Philip Haythornthwaite, Peter Hosfschroer.

     

     

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  • medium celte02 copie.2[1]Qui sont-ils ? D'ou viennent-ils ? Quelle est la différence entre CELTES et GAULOIS ?

    Leurs origines se perdent au fin fond de la préhistoire. L'écriture n'existant pas, difficile de répondre à la question. Le premier mot qui fait allusion à leur existence remonterait à l'an -600. Les grecs qui ont fondé Phocée (Marseille) appellent tous les peuples qui vivent au nord les KELTOIS Les CELTES sont de hautes statures, ne craignent pas la mort, combattent torses nus avec de longues épées de 80cm. Les auteurs latins et grecs les traitent de barbares, mais les fouilles archéologiques révèlent des objets d'une grande finesse...

     

    Il semblerait que les CELTES aient quitté l'Allemagne, le Danemark et les rivages de la Baltique au V° siecle avant J.C. pour rejoindre des lieux ensoleillés et plus fertiles. Ils se déplaçaient tel un rouleau compresseur par centaines de milliers pour s'installer dans ce qui sera la Gaule, l'Espagne, la Belgique, L'Angleterre, la Suisse, l'Italie (gaule cisalpine), l'Autriche. Avec BRENNUS à leur tete ils prennent ROME aux alentours de l'an -390.

     Ils seront le pire cauchemar des romains pendant 1000 ans... 

     

    César a dit:

    -  " Ceux qui dans leur propre langue, s'appellent CELTES, nous les appelons GAULOIS "

     - " j'appelle GAULE l'espace que je viens de conquérir. Et de l'autre coté, ce n'est plus la gaule, c'est la Germanie".

    Toutefois une précision importante, les Gaulois sont des Celtes, mais tous les Celtes ne sont pas des Gaulois.

     

      (JPG)

      

    liens utiles :

      http://www.arbre-celtique.com/

      http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://users.skynet.be/celtesetmonnaies/images/web%2520carte%2520arch%25E9types%2520800%2520dpi.jpg&imgrefurl=http://users.skynet.be/celtesetmonnaies/&usg=__EwcZrCY0S-sH7fafjiaqF0LujKY=&h=617&w=800&sz=108&hl=fr&start=4&zoom=1&um=1&itbs=1&tbnid=YPyKfvSovHujUM:&tbnh=110&tbnw=143&prev=/images%3Fq%3Dcartes%2Bmonnaie%2Bceltes%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DN%26tbs%3Disch:1&ei=gBk7Tdv8FoWDswbky-30Bg

     http://antique.mrugala.net/Celte/Celte%20-%20histoire.htm

     

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  • Un petit vent glacé se glisse sous la tente de l'empereur.
    02 décembre 1805, 5h00 du matin. (1 an, jour pour jour aprés le sacre de Napoléon)
    La tenture s'ouvre, LANNES, DAVOUT, MURAT, BERNADOTTE, BERTHIER et SOULT, entrent un par un et saluent l'empereur.

    Napoléon donne ses toutes dernières instructions:
       - LANNES, tenir le Santon sur l'aile gauche avec BERNADOTTE en retrait et MURAT sur la droite.
       - SOULT vous resterez  avec moi, mais votre 4° corps se mettra en ligne sur la rive orientale du Golbach (un cours d'eau) prêt à partir à l'assaut des hauteurs de Pratzen et à occuper le centre du dispositif ennemi.
       - DAVOUT en mesure de renforcer l'extrême droite du dispositif.
       - La garde impériale et les réserves avec moi. 

    Chez les alliés c'est beaucoup plus complexe.
       - L'effort principale sera supporté par le général russe BUXHOEDEN, commandant l'aile gauche, qui attaquera la droite française. Mission couper la route de VIENNE et repousser les français vers le nord.
       - Une attaque secondaire, conduite par le général BAGRATION, se portera contre la colline  de Santon sur l'aile gauche des troupes françaises.
     Ce plan est jugé hasardeux par le comte LANGERON, un émigré français, car cela équivaut à dégarnir le plateau de Pratzen. Il n'en sera tenu aucun compte.
       - La garde impériale Russe formera une réserve centrale prés du village d'Austerlitz.

    C'est exactement ce que Napoléon espère.

    La mise en place de ces mouvements complexes sera rendue encore plus difficile par un brouillard épais.
    Après beaucoup de confusion et d'hésitation le général BUXHOEDEN lance son attaque forçant les Français à céder du terrain.
    Dupés par la manœuvre les alliés franchissent la rive gauche du Golbach.
    Soudain, 6 régiments de dragons et DAVOUT à la tete de la 3° brigade et de la 2° division repoussent brutalement les alliés.
    10h00 du matinTelnitz et Sokolnitz, ainsi que toute la ligne du Golbach sont aux mains des français.
    11 000 hommes ont défait 50 000 alliés.

    Plus tôt dans la matinée, alors que le brouillard commençait à se dissiper, le plateau de Pratzen était apparu dans la lunette de l'empereur.
    L'empereur avait vu clairement l'ennemi effectuer un mouvement vers le sud et vers les vallées, dégarnissant obligeamment son centre pour exécuter son gigantesque mouvement contre l'aile droite française.

    09h00, il donne l'ordre à SOULT resté prés de lui de monter à l'assaut du plateau de Pratzen.
    Au même moment, le cercle rouge du soleil d'hiver apparu, illuminant de ses rayons la plaine et les hauteurs.
     Le
    "soleil d'Austerlitz"

    La bataille durera jusqu'à 16h00, mais les nombreux actes de bravoure des alliés ne pourront rien contre le génie militaire d'un homme admiré ou détesté.

    Bilan de la bataille:

    coté français:
       - 1 300 tuées et 7 000 blessés.
    coté alliés:
       - 15 000 tués ou blessés et 20 000 prisonniers

    Napoléon aurait pu faire prisonnier le TSAR, il le laissât repartir ainsi que les prisonnier de la garde impériale russe. 

    Les semaines qui suivirent le traité de PRESBOURG était signé:
       - L'Autriche cédait Venise à la France
       - Le Tyrol et plusieurs territoires alpins étaient accordés à la Bavière et le Duc de Wurtemberg recevait la Souabe.

    La troisième coalition montée par les anglais était morte.



     


     

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