• LA BATAILLE DE VITTORIA 1813. Article 1/3.

    Sur la bataille de VITTORIA il existe une telle abondance de revues, d'ouvrages, de documents et de sites que l'on pourrait y consacré un blog à temps plein. Toutefois ma principale source de documentation vient de la revue historique  "Gloire d'empire" numéro 33 de décembre 2010.

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    HISTOIRE D'UNE DEFAITE ANNONCEE

    La bataille de VITTORIA sonna le glas de la présence française en Espagne. François Joseph, frère de Napoléon et roi d'Espagne qui n'était ni un stratège et ni un chef de guerre ne fit pas le poids face au duc de Wellington au meilleur de sa forme. Toutefois Napoléon aurait pu éviter ce désastre en s'y engageant personnellement. Mais le pouvait-il, après avoir perdu l'essentiel de sa grande Armée lors de la pitoyable campagne de Russie en 1812 ?

    SITUATION POLITIQUE ET PREPARATIFS

    JOSEPH doit faire face à la fois à une situation politique espagnole très difficile et à la méfiance de l'empereur qui le met sous la tutelle du maréchal JOURDAN et de l'ambassadeur LAFOREST. Et de surcroit le commandement militaire est confié à SOULT qu'il déteste par dessus tout.

    Pour ne pas désavouer Joseph, Napoléon rappelle SOULT à contre cœur, et lui confie le commandement de la Vieille Garde en Allemagne. Mesure fâcheuse qui ravit Joseph et qui rend fou de joie les anglais, alliés des espagnols, qui  considèrent ce départ comme une petite victoire. L'enseigne Aitchison écrit : " la perte de Soult peut être considéré comme égale (pour nous) à une forte diminution de leur effectifs"

    Pendant que Napoléon dégarnie l'Armée d'Espagne et que les troupes se mettent plutôt mal que bien sur la défensive Wellington prépare son offensive dans ses quartiers d'hiver à Freineda. Pas trés loin de Fuentes de Onoro. Friedrich Lindau de la légion allemande du roi raconte: "Durant tout l'hiver nous avons été pourvu de pain et de viande, sans interruption; nous savions de surcroit comment nous procurer des marrons dans les greniers des paysans et des poules dans les meilleurs cages"
    Petit à petit des renforts arrivent et Wellington en profite même pour faire le ménage parmi ses généraux. Le 25 mai 1813 l'armée anglo-portugaise compte 76 000 hommes.

    A la veille de l'offensive le moral des alliés est au plus haut et tous se réjouissent de reprendre les hostilités. Le lieutenant Simmons du 95° rifles écrit à son père le 30 avril 1813: " J'espère voir les Pyrénées avant septembre".
    Du coté français il règne à la cour de Joseph une fausse sécurité. Les généraux ne s'attendent pas à une attaque imminente, malgré de nombreux signes annonciateurs. Quant aux soldats ils n'ont aucune confiance dans leur chef et leur moral est au plus bas.

    ( à suivre )      

     
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  • Commentaires

    1
    Vendredi 12 Août 2011 à 12:00
    Hello papy contente de te retrouver...je suis en train de ranger le bureau de mon mari...des revues et des bouquins jusque sous les meubles et lr plafond...c'est dingue ce qu'il a pu accumuler ...y a de tout : peintures, histoire, sciences, mathématiques, philosophie, anglais, allemand, portugais, des romans, architecture, béton armé etc... de quoi faire une bibliothèque bien achalandée...mais personne ne veut les livres
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