• SOUVENIRS, SOUVENIRS, SOUVENIRS

    POUR SE RECHAUFFER UN PEU EN CES TEMPS DE FROIDURE  REEDITION D'UN ANCIEN ARTICLE

      KARIBU M'ZUNGU  (bienvenue) dans mon univers.

    Plongeur passionné et conchyliologue amateur depuis l'age de 14 ans, durant mon séjour à Mayotte, je n'ai vécu que pour le lagon et ses trésors sous-marin.
    Avec 4 à 6 plongées par semaine, à mon départ la "passe en S"  n'avait plus de secret. 
    Cependant  mes plus beaux souvenirs (ceux qui ont concrétisés mes rèves d'adolescent)  sont les plongées en apnée sur les tombants de SAZILE et de N'GOUJA. Lors de ma dernière sortie j'ai découvert par hasard le secret des Lambis. Trop tard pour en profiter. Une fois de plus j'ai confirmation que la connaissance ça se mérite, rien n'est gratuit. Mais qui sait, ce n'est peut etre que partie remise. Inch allah.


    La passe en S doit son nom à la forme qu'elle prend, en Shimaoré, longogori signifie tortueux.

    PLONGEE DERIVANTE DANS LA PASSE EN S

    Samedi 8 septembre 2001, 06h00, Un soleil éclatant me réveil. Douche rapide. Un coup d'œil sur le lagon. Mer d'huile, pas de vent, le pied. Je jette mon sac de plongée sur l'épaule. Casquette et ray-ban en position de combat, direction le tea-room (et oui ça existe à Mayotte). Café et croissants subissent mes assauts en attendant que le club ouvre.
    7h30, les portes s'ouvrent, Michel a encore les yeux rougis. Je fonce sans attendre. Blocs, détendeurs et stab s'entassent dans le pick-up. Les palanquées sont au complet, direction le port.


    Embarquement sur "le Lambis" (vedette rapide en alu équipée de deux moteurs puissants)

    Les plongeurs embarquent, sans un mot, que des habitués, chacun sait ce qu'il à faire. Les blocs trouvent leurs places, les sacs disparaissent dans les soutes. Les visages sont impassibles. 15 mn plus tard, les moteurs vrombissent. Le sillage se dessine, les yeux cherchent l'horizon, la passe prend forme, la bouée N°2 est déjà la.

    Petit briefing de Michel: "Aujourd'hui, plongée dérivante à marée montante le long des tombants de la passe. Durée estimée 1h00, profondeur moyenne 10m. La vedette viendra vous récupérer vers la bouée N°5. En cas de pépin procédures habituelles (fumigène rouge, bouées de palier etc...)"

    Les palanquées se jettent à l'eau, je pars en serre fil (l'œil de Moscou).
    Le courant violent m'entraîne, j'écarte les bras et les jambes. Je vol, je plane, je suis sur une autre planète. Le fond défile rapidement sous moi. Soudain, un plongeur me fait signe. Au détour d'un pâté de corail, un "napoléon" (gros poisson avec une bosse sur le front) apparaît. Monchalement il s’éloigne. Pendant une heure, murènes, mérous, poissons multicolores et coquillages  vont défiler devant mes yeux. Je vis l'instant, je pense à rien, demain n'existe pas, je suis comme un gamin émerveillé.



    Un coup d'œil à l'ordinateur de plongée. Il est temps de faire surface. Un palier de sécurité accroché à un récif de corail. J'émerge, miracle le bateau est la tout prés. Merci Michel. Je rejoins mes camarades de plongée sur le pont. Les langues se délient. Chacun raconte ses exploits. Les poissons ont doublés de volumes, des requins, des barracudas monstrueux et j'en passe. Ben quoi Mayotte c'est le grand sud de la France et ce n'est pas si loin que ça de Marseille.
    Vivement cet après-midi que ça recommence...

    corailM1.jpg


    poisson-M5.jpg

     

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  • MAYOTTE

    Ile tropicale d'origine volcanique Mayotte a connu son émergence des fonds océaniques il y a environ 8 millions d'années. Cet âge lui a permis de s'isoler au sein d'un immense lagon délimité par une barrière de corail dont le tracé donne une idée des anciennes dimensions de l'île.

    La barrière récifale qui entour Mayotte a une distance variant de 3 à 15 km est interrompu par 12 passes profondes de 20 à 70 m.

    Le lagon atteint une profondeur maximale de 93 m au large de Bouénie et un système très rare de double barrière corallienne existe dans le sud. Ce système n'existe qu'au philippines et en nouvelle Calédonie.

    Géologiquement Mayotte est plus ancienne des quatre îles formant l'archipel des Comores, c'est pour cette raison qu'elle possède un relief adouci.

    l'altération des basaltes a donné les sols rouges des collines dominées par des reliefs plus vigoureux comme le massif du Mtsapéré (572m), le mont Combani ( 481m), le mont Choungui ( 594m) ou le mont Bénara (660m)

    la dernière phase volcanique du quaternaire a donné les cratères de Kawéni et de Kaveni prés de Madmouzou et le Dzani Dzaha cone volcanique formé par la mer sur l'île de Padmandzi ( cf. photo rubrique nature )

    L'île a un rivage très découpé, avec des baies profondes au fond desquelles se sont installées les mangroves à palétuvier et des pointes escarpées constituées de phonolites.
     

     

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  • Un jour de farniente j'ai pris un taxi brousse direction Ngouja pour batifoler avec les tortues et surtout pour passer le temps.

    Au retour j'ai décidé de rejoindre Mzouazia à pied en longeant le rivage.

    C'est ainsi que je trouvé à mi chemin la Mtsanga Mboueanatsa (Mtsanga signifie la plage)
    Adossé au mont Ngoujou qui culmine à 298m sur la presqu'ile de Boueni, je m'attardai sur un tronc d'arbre laissé par la tempête. Ce jour la j'ai réalisé que les plus beaux paysages du monde sont ternes et insignifiants lorsque les êtres chers vous manquent...

     Mtsanga Kanoua
    parsemée de bloc de lave est située entre Mtsanga Mtiti et Mtsanga Foubouni.

    Déjà deux heures de marche sous un soleil de plomb, heureusement que le coca de la taverne de Mbouanatsa était frais (Pour info ou que vous alliez dans le monde et en Afrique en particulier vous trouverez toujours du coca, même dans les villages les plus reculés du centre de l'Afrique)

    Encore une petite demi-heure de marche et Mzouazia sera en vue.

    Pourvu que le taxi brousse soit au rendez-vous, j'en doute fort. Mais l'avenir me prouvera le contraire. Il sera la... pour me prendre ou par hasard, je ne le saurai jamais...

     

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  • Une ancienne coutume veut que la construction d'un Banga par un jeune adolescent  (entre 12 et 15 ans) marque son passage vers la vie d'adulte. Toutefois cette coutume tendrait à disparaître pour diverses raisons (manque de terrain, parents réticents.)

    Le Banga est une case de forme rectangulaire et ne comportant en générale qu'une seul pièce. Il est constitué par une ossature en bambous qui servira de support à un mur de torchis composé de boue et d'herbes. Le toit était à l'origine en feuille de palmier tressé, mais il est la plus par du temps remplacé par des tôles.

    Le Banga est surtout un lieu de rencontre pour les adolescents et les adolescentes.  Les jeunes garçons les considèrent surtout comme un piège à filles et certains prévoient des issus dérobées en cas d’arrivé de d’un papa à la recherche de sa fille.Certaines inscriptions décoratives sont sans équivoque. Aussi peut-on comprendre la réticence des parents
    .


     
     

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  • Sur l’île de Mayotte il est fréquent de croiser le chemin d’une femme dont le visage est recouvert d’une sorte de masque.
     

    Ces masques utilisés principalement comme produit de beauté, hydratant et maquillant, sont également censé protéger la peau du soleil.

    Le masque est appliqué de façon à former de délicats motifs. Le rôle séducteur du masque est fonction de la finesse de la réalisation. Il sera différent selon les cérémonies traditionnelles au cours desquelles il sera porté.

    Avant leur mariage les jeunes filles sont initiées à la technique du Msindzano: un morceau de bois de santal est frotté avec un peu d’eau sur un pupitre de corail produit une pate onctueuse que l’on peut colorer en y ajoutant du safran ou des graines variées




    C'est le curcuma ou le bois Mdjanfari qui donne la couleur jaune.

    Le masque blanc est préparé avec le bois de santal. Un peu de noyau d'avocat donne une pate rouge.

     

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  • Quelque part sur petite terre, sous trés haute garde, vit un couple de tortue rare, la tortue géante des Seychelles ou tortue d'Aldabra.
    A ce jour elles ne vivent que sur certaines iles de l'archipel des Seychelles, dont l'atoll d'Aldabra (composé de trois iles: Grande terre, Malabar et Picard) transformé en réserve pour ces tortues. Autrefois trés nombreuses dans la région (plus de 150 000 individus avaient été recensé dans les années 70), leur nombre a aujourd'hui été divisé par deux.

    La Dipchochéliys éléphantina peut etre considérée comme la plus grosse tortue terrestre avec un poids pouvant dépasser les 300 kg. La présence d'une nuchale, la forme de la carapace en forme de dome trés prononcé permettent de la différencier de la tortue géante des Galapagos. La couleur de sa peau varie du gris clair au ocre foncé selon la région (les tortues vivant en captivité tendent vers le gris, celles vivant en liberté vers l'ocre)



    Ce couple de tortue est l'objet de toute les attention. Un toit de palmes tressées, régulièrement refait, les abrite du soleil et une petite mare leur sert de piscine.

    Il existait autrefois des sous espèces ou espèces apparentées à la Réunion, à Madagascar ou sur l'ile Maurice, mais elles sont désormais éteintes, exterminées par l'homme.

    Afin d'éviter une extinction sur Aldabra, divers groupe ont été recemment introduite sur des iles de l'océan indien, comme frégate, Cousin, ou Mahé.

    On pense que leur longévité peut dépasser 150 ans.





    IN TESTIDUDINE VERITAS

    Venant du fond des temps, immuable et sereine,
    Apparait la Tortue, héroine au long cours
    De fables et de chants.Championne de concours,
    Elle est de la nature assurément la reine

    Symbole de patience et de persévérance
    Elle suit son chemin, maitrisant le Destin,
    Dédaignant la violence et les coups incertains.
    En un monde perdu, elle crée l'espérance.

    O noble créature, animée par les Dieux,
    Tu prouves la vertu d'un lignage radieux!
    Incite les humains, ces pantins impuissants
    Agressifs et pervers, à chercher la sagesse:
    Etre à jamais pour toi d'insignifiants passants...

    Virgile Megastor (poéte et Paysan)
    http://chelono.free.fr/

     

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  • MAYOTTE est désormais un département français mais savez vous quelles langues ont y parle ?
    Sur le marché de MADMOUZOU la majorité des bweni ou boueni qui tiennent les échoppes ne parle pas français.



    La population mahoraise est issue d'un brassage ethnique important, on y trouve des Austronésiens, des Noirs, des Blancs, des Indiens, des Métis et des Arabes.

    Toutes les langues parlées appartiennent à la famille Bantoue dérivée du Swahili, ce sont : le shimaoré (mahorais), le shingazidja (grand comorien), shimwali (mahorais de Mohéli), le shindzuani (anjouanais)

    La plupart des gens sont multilingues à l'exception des blancs qui sont majoritairement monolingues.

    LEXIQUE SHIMAORAIS:

    Bienvenue -      Karibu
    Bonjour -           Jeje
    homme blanc - Mzungu
    africain -            Mmrima
    Anjouanais -     Shindzuani
    Mahorais -        Mumaoré
    madame -         Bweni
    maison -            Nyumba
    école -               Likoli
    magasin -          Duka
    marché -            Bazari
    1 -   Moja
    2 -   Mbili

     

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  • Animaux mythiques, les dauphins ont fasciné durant des siècles de nombreux peuples, ils furent l'inspiration d'artistes qui les illustraient sous diverses formes (peintures, mosaiques, vases, pièces, armoiries, poemes etc...)

    Ils sont également l'oeuvre de nombreux récits légendaires à travers le monde ( légende de poséidon, de théthis etc...) Mais celle que je préfère c'est une légende tahitienne.

    LEGENDE POLYNESIENNE

    Il était une fois un ploynésien. Depuis la mort de sa femme, ses six enfants étaient ce qui lui paraissait le plus important dans sa vie, et il passait son temps avec eux.

    Un jour, il décide d'aller avec eux pecher dans le lagon. Ensemble, ils ramassent des "pahua, ma, vana", et ils pechent quelques poissons, des "paihere, roi, hi" et une "ume".

    Content de la journée, le papa propose un concours de plongée aux enfants: le gagnant aura la plus grosse portion de "Poe" au repas du soir.

    Les six enfants plongent ensemble hors du bateau. Le papa commence à compter les secondes: hoé, piti, toru, maha....(1,2,3,4...)

    Il est trés fièr de ses enfants:

    - Mes enfants sont les meilleurs, ils sont tous de bons plongeurs !

    Mais il attend si longemps qu'il commence à s'inquiter...il a maintenant trés peur pour ses enfants:

    - "Ah ! Mes enfants, ou etes vous ? Vous restez trop longtemps sous l'eau !"

    Et désespéré il se jette dans le fond de son bateau; il pleure parce qu'il est impossible aux humains de rester si longtemps sous l'eau, ils se sont surement noyés.

    Il se sent mourrir de douleur, quand soudain, six animaux qu'il n'a encore jamais vu jaillissent hors de l'eau ! Ils font des vrilles, "taviriviri" et ils retombent dans l'eau avec de gros plouf. Ils nagent autrement que les poissons, et ils viennent respirer de l'air à la surface de la mer.

    Ils ont de grands sourires sur leur bec, et ils jouent gaiement devant lui... brusquement, il comprend que ces animaux sont ses propres enfants, qui se sont transformés.

    Les humains ne peuvent pas rester sous l'eau de nombreuses minutes, mais ses enfants sont devenus ces animaux marins, et ils le peuvent.

    Et parce qu'ils étaient humains auparavant, ils aiment les hommes.

    C'est pourquoi, aujourd'hui encore, ils aiment et veulent jouer avec eux, rester auprés d'eux, leur donner un peu de joie.

    Ils sont les dauphins " te mau oua"

     

     
     

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  • Un jour, bien longtemps avant la venue des hommes, les poissons se sont réunis pour savoir ce qu'ils feraient en cas de famine....ils ne trouvèrent qu'une solution, celle de s'entre-dévorer.

    Mais il manquait quelqu'un à l'appel des animaux marins: Dame tortue, une marginale. Lâchement, ils décidèrent à l'unanimité que ce serait elle qui serait mangé.

    Il faut dire qu'en ce temps la les tortues étaient nues et sans carapace...mais pas dénuées de cervelle.

    Ayant eu vent de la courageuse décision des poissons la tortue vint les voir et leur dit "parce que j'étais absente me voila coupable et victime ! c'est comme si vous disiez que Dieu n'était pas la "

    Elle prononça un verset du coran et il lui descendit tout droit du ciel une carapace...on dit que jusqu'à ce jour, les poissons n'ont jamais réussit à la manger.

     

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    Les baobabs sont les arbres mythiques de l'Afrique. Plusieurs fois centenaires ils drainent une légende: ils sont les représentants des ancêtres et les protecteurs des faibles, des pauvres et des opprimés. 

    Pouvant atteindre plus de 20 m de haut et 9 mètres de diamètre, cet arbre abonde dans le sud de Mayotte. Dortoirs pour les grandes chauves-souris, il participe également à confection du henné.



    Le BAOBAB de "Musical plage", le plus vieux de l'ile.

    Lorsque Dieu créa le ciel, la terre et tout ce qui s'y trouve, il plaça dans le jardin un baobab. Toute la végétation était impressionnée par ce bel arbre majestueux, si grand, si large, si puissant ! Tous les oiseaux venaient nicher dans ses branches fournies, tous les animaux aimaient se reposer à son ombre fraîche. Chacun lui faisait des compliments sur sa taille, sur sa beauté, sur son large tronc, chacun le remerciait d'être si utile pour les animaux. Tant et si bien que le baobab commença à devenir orgueilleux. Cela débuta par des regards hautains envers les autres arbres du jardin, puis, par des remarques désobligeantes si on ne l'admirait pas suffisamment longtemps et cela se termina par des colères monstrueuses si on ne lui déclamait pas les plus beaux compliments chaque jour. Dieu apprit cela et mit le baobab en garde. Il l'encouragea à changer d'attitude. Mais le baobab orgueilleux devint de pire en pire et méprisa le conseil du créateur. Alors, Dieu le punit : il le prit d'une main, le déracina et le replanta...à l'envers !


    baobab-aiment.jpg

      Baobab-grotte-s-n-gal.jpg
     

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    SITUATION:
    Midi, la réverbération sur l'îlot TSOHOLE devient insupportable.
    L'invasion humanoïde s'accélère, la situation devient critique....
    Il faut réagir vite...

    MISSION:

    PRIMO:         Se replier sur la plage de SAZILE 

    SECUNDO
     Prendre d'assaut l'unique BOUCARO de la plage

    TERTIO
    :       Dépolluer et fortifier le BOUCARO, puis s'installer en défense ferme pour résister à une invasion hypothétique des touristes. C’est-on jamais.

    QUARTO:
           
    Résister jusqu'à 16h00 sur notre position, tout en menant des opérations de reconnaissances subaquatiques sur les tombants récifals...capturer langouste et autres trublions…

    Eugénie fidèle compagne de nos expédition sur le lagon.

    EXECUTION:

    PRIMO: Après une exfiltration discrète de l'îlot de sable blanc effectuer un débarquement en souplesse sur l'Est de la plage de Sazilé avant de prendre d'assaut le BOUCARO par l'ouest.

    SECUNDO
    : Répartition des missions:

        - Richard sur la proue, mission: guider EUGENIE à travers les récifs du tombant.

        - Alex piloter EUGENIE à vitesse maximum jusqu'au pied du récif, puis à vitesse réduite,  approche en fonction des ordres de Richard. Couper le moteur sur mon ordre.

        - Les autres, surveiller l'attitude des humanoïdes et signaler tout comportement susceptible d'entraver nos desseins.

        - Moi, je fais la sieste, me rendre compte des que l'opération sera terminée. Ne me réveiller qu’en cas d’extrême urgence

    TERTIO
    : En cas de mauvaise rencontre, éviter tout contact et fuire.







     
     
     
     
     
     
      
      
     
    LOGISTIQUE:

    Transporter la glacière contenant le repas de midi jusqu'au BOUCARO.

    Point particulier: défendre jusqu'à la mort les 48 bières entreposées dans le double fond de la glacière.
     
     


     
     
    Approche délicate entre les paté des corails.


    Le groupe logistique en pleine action, acte esseniel pour notre mission.


    Le groupe en défense ferme sur la position BOUCARO


    15h00
    , Nous subissons la première vague d'assaut
    Les premières embarcations arrivent sur la plage.
     
    Le combat est rude....inégale....la vision est apocalyptique...
    Le chant des sirénes nous achève

     

     

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  • Vous etes plongeurs ou tout simplement vous aimez la mer. Les plages surpeuplés de la cote d'azur vous dérangent. Vous ne concevez la baignade que dans une eau à 30°. Vous ne parlez pas anglais ou espagnols. Vous voulez rester en France.

    J'ai la solution.

    Une plage de sable blanc, une eau cristalline et tiède, des tortues et des poissons multicolores par dizaines, une plage rien que pour vous.
    Votre bungalow à l'ombre des baobabs.
    Le tout pour le prix d'un hotel lambda en métropole.

    Ce petit paradis pour touriste perdu, cest la plage de
    N'GOUJA à MAYOTTE


    La plage (surpeuplée... de tortues) devant les bungalows


    Le ponton avec son faret, à 50m du faret les tortues broutent les algues par dizaines.(le ponton ploie sous les nombreux touristes. LOL)


    Photo prise prés du ponton dans 3m d'eau avec un appaeil photo jetable étanche.

    La plage de N'GOUJA en pleine période estivale.
    Laissez vous tenter par une petite sieste sous les baobabs.
    Si quelqu'un vous caresse les cheveux, c'est probablement un LEMURIEN attiré par votre gouter.


     

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  • Pour tout savoir sur la grande glorieuse cliquez sur les liens suivants:
     
    - La Grande glorieuse une ile méconnue 
     - La Grande Glorieuse

     - Le boutre Malgache 
     - Les tortues des Glorieuses 

    - Le gendarme des Glorieuses

    Pour terminer l'article sur la Grande Glorieuse, quelques photo en vrac.

    Un bar pour 14 habitants.

    le-bar.jpg
    Les baraquements du détachement
    le-camp.jpg

    Les champs élyséens BASE.jpg

     La plage devant l'avenue des champs élyséens.

    plage2.jpg
    L'intérieur de l'ile est parcouru par quelques sentiers.

    cocotiers2-copie-1.jpgLe centre de l'ile est envahie par une végétation dense et anarchique.
    COCOTIER-GLORIEUSE-1.jpg


    JUSTE POUR INFO:
    L'ile est interdite à tout débarquement, mais si  d'aventure vous deviez croiser au abord de ce petIt paradis, il est fort à parier que vous soyez accueilli à bras ouvert, comme ce fut le cas pour un chanteur célèbre qui y séjourna incognito quelques jours avec la complicité de la plus haute autorité de l'ile.

     

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  • Pour tout savoir sur la grande glorieuse cliquez sur les liens suivants:
     - La Grande glorieuse une ile méconnue
     - La Grande Glorieuse
     - Le boutre Malgache
     - Le gendarme des Glorieuses
     - Vue des Glorieuses

     

    05h00 du matin. Le réveil sonne. Direction la plage. l'appareil photo en position de combat, la chasse aux tortues est lancée. Je parcours de long en large les plages. Les traces sont nombreuses, mais pas une tortue à l'horizon. Soudain, pas très loin de l'épave j'aperçois un jet de sable et entends un souffle. Une retardataire est encore la. La chance est avec moi.
    tortue2.jpg
    C'est lors de la ponte que la rencontre avec la tortue marine prend une allure de drame. Contrainte par un instinct millénaire de hisser sa masse jusqu'en haut de la plage pour déposer ses oeufs dans une fosse creusée au prix d'un effort épuisant, la tortue marine nous offre un spectacle qui confie à la tragédie. La mort rode en effet souvent dans la pénombre de la nuit sans lune et un certain nombre de ces parturientes ne font pas le voyage du retour. Sur 150 oeufs enfouis bienheureux s'ils produisent une seule tortue femelle.
    tortue2-1.jpg

    Déjà plus d'une heure que la tortue creuse son nid. Le jour se lève. L'épave se dessine sur l'horizon. Je patiente. Ici le temps ne se compte pas......un luxe inestimable.

    tortue7.jpg
    Le soleil est déja haut, la chaleur devient étouffante, les oiseaux commencent leur ronde infernale. A bout de force la tortue se jette dans l'océan.


    ( A SUIVRE ) 

       

     

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    -La Grande Glorieuse
    - Le boutre Malgache
    - Les tortues des Glorieuses
    - Vue des Glorieuses

    Tout le monde connait les gendarmes de St Tropez, mais connaissez vous les gendarmes des Glorieuses.

    Sur cette petite ile, l'autorité suprème est assumée par un gendarme, c'est le gouverneur tout puissant de l'ile.

    Toutefois, compte tenu des circonstances ses principales missions consistent à:
         - compter les traces des tortues venues pondre pendant la nuit;
         - tamponner les passeports des heureux élus;
         - assumer les missions de police judiciaire;
         - assumer les mission d'agent postal.

    Sur la photo ci-dessous vous apercevez le gendarme qui effectue son comptage quotidien de trace de tortue. Solitude, plages blanches immaculées et chaleur écrasante l'accompagne pendant 40 jours.
    Dur, dur cette terrible mission.


    Cliquez sur la photo et vous saurez tout sur le gendarme
     

     

    ( A SUIVRE )

     

     

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    - La Grande glorieuse une ile méconnue

    - Le boutre Malgache
    - Le gendarme des Glorieuses

    - Les tortues des glorieuses
    - Vue des Glorieuses

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    En  2001 je m'étais porté volontaire pour une mission en Guyane, peu de temps aprés avec un billet d'avion pour le BENIN, j'ai atterri sur la Grande Glorieuse pour un séjour de 48h00.
    Les voies de mon seigneur et maitre de l'époque étant impénétrable...

    Cette nouvelle mission était trés périlleuse
    (le soleil est cancérigenge, risque de se prendre une noix de coco sur la tete, se préparer pour résister à une invasion de l'armée Malgache, etc... le danger est partout et la mort rode sous  les cocotiers)
    Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, j'ai troqué mon uniforme contre un maillot de bain et des ray ban pour plus de discrétion.

    Deux jours de vacance pour visiter ce petit paradis français de l'océan indien, pas de temps à perdre. Au programme balade, baignade, farniente. M... j'ai oublier la mission, c'est encore un coup tordu d'
    Alzheimer.

    Je vous ferai grace de la géographie, de l'historique,de la climatologie et de la mission, de nombreux sites en parle bien mieux que moi. Je me contenterai de combler les lacunes et de présenter des photo.

    MISSION DU DETACHEMENT:
    chaque matinée le petit détachement militaire recouvre le tarmac de sable.
    Pourquoi ? il ne résiste pas à la chaleur. Merci les concepteurs.
    chaque jour le vent balaye le sable et découvre la piste.

    La piste et un transal C160 le seul avion qui puise s'y poser


    L'avenue des champs élyséen qui relie la plage aux baraquements

    Aux champs Élyséens, qui sont tout au bout de la terre.
    C'est là que la plus douce vie est offerte aux humains ;
    Jamais neige ni grands froids ni averses non plus ;
    On ne sent partout que zéphyrs dont les brises sifflantes
    Montent de l'Océan pour donner la fraîcheur aux hommes


    ( A suivre
    )

     

     

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     - La Grande Glorieuse
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     - Les tortues des Glorieuses
     
    - Vue des Glorieuses



    Hiver de l'an 2000, nord est de Madagascar, un boutre de pécheur sort de Betofaka Bay.
    En fin de journée une tempete tropicale se lève.
    Plusieurs jours plus tard, le boutre échoue sur une des plages de la Grande Glorieuse. Trois pécheurs épuisés, affamés et assoifés sont découverts sur le pont.

    Les pécheurs ont été rapatriés, mais le boutre est toujours la agonisant. A cahque relève des pans de voiles disparaissent et le sable se fait plus envahissant.

    La photo qui suit date de 2000, les deux autres de 2001. A ce jour il ne reste plus rien.








    (A SUIVRE )

     

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    Pour tout savoir sur la grande glorieuse cliquez sur les liens suivants:
     - La Grande Glorieuse
     - Le boutre Malgache
     - Le gendarme des Glorieuses
     - Les tortues des Glorieuses
     
    - Vue des Glorieuses

     

    Je vous emmène à deux jours d'avion (avec escales à la Réunion et à Mayotte) sur une ile française totalement méconnue, perdue au milieu du canal du Mozambique, la Grande Glorieuse. Centre de vacance pour militaire ou travaux forcés pour exiles je vous laisse le soin d'apprécier.

    Situé au nord de l'archipel des Comores, à une heure de transall de Mayotte,
    les iles Glorieuses gardent l'entrée nord du canal du Mozambique, entre Madagascar et la Tanzanie.

    Ilot de 3km de diametre, elle fait partie d'un archipel de 7 km² composé de deux iles principales la grande glorieuse et l'ile du lys d'un diamètre de 600m. Hauteur maximum 12m.

          - C'est une réserve naturelle, interdiction d'y débarquer sans autorisation.
          - pas de port, mais une piste d'aviation.
          - habitants: 10 militaires et 1 gendarme.

     ( A SUIVRE )

    Le trait blanc au sud de l'ile, c'est la piste d'aviation.

     

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  • Si l'on peut se déplacer à pied sur petite terre en revanche sur grande terre pas trente six solutions: sa voiture perso (bonne à jeter au bout de 2 ans), la location ou les taxi.

    Personnellement j'ai priviliégié le taxi brousse et le taxi ville, car trés convivial, pratique et surtout permet de pénétrer le milieux . Au bout de quelques semaines j'avais mon taxi brousse attitré qui était devenu mon guide officiel. Les taxi de Mayotte sont une institution.

    Le prix est modique et tarifié,(petite terre 1€10 le jour et 1€50 la nuit - sur grande terre le plus grand trajet 5€) mais il peut varier suivant l'identité des clients: Mzungu résidant, Mzungu touriste, Mahorais, etc..... Un conseil n'hésitez pas à négocier pour les trajets brousse. La poire idéale un Mzungu sur grande terre à la tombée de la nuit (tarif multiplié par 2 ou 3)


    Commandement du taxi brousse
    :
     

        - dans les virages tu doubleras;

        - en te retournant franchement, avec les passagers arrière tu discuteras;

        - entre deux boueni et leurs bébé le Mzungu, tu coinceras;

        - avec ta musique, le Mzungu, sourd tu rendras ;

        - des propositions licencieuses, à certains tu feras;
     

        - au milieu de la route, pour discuter avec ton coussin, tu t'arreteras;

        - à l'heure de la soupe, les clients sur le bord de la route tu laisseras;
       
        - Toujours les rendez-vous tu oublieras.

    Depuis mon dernier séjour l'état des véhicules c'est grandement amélioré, mais la conduite a peu évolué.



     

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  • LA LEGENDE DES DAUPHINS
     
     

    Il était une fois un polynésien. Depuis la mort de sa femme, ses six enfants étaient ce qui lui paraissait le plus important dans sa vie, et il passait son temps avec eux.

     

    Un jour, il décide d'aller avec eux pêcher dans le lagon. Ensemble, ils ramassent des "pahua, ma, vana" (burgaus et oursins), et ils pêchent quelques poissons, des "paihere, roi, hi" et "ume" (carangue, loche, rouget et nason).

     

    Content de la journée, le papa propose un concours de plongée aux enfants : le gagnant aura la plus grosse portion de "Poe" au repas du soir.

     

    Les six enfants plongent ensemble hors du bateau. Le papa commence à compter les secondes :

     

    - hoê, piti, toru, maha ... (un, deux, trois, quatre...).

     

    Il est très fier de ses enfants :

     

    - Mes enfants sont les meilleurs, ils sont tous de bons plongeurs !

     

    Mais il attend si longtemps qu'il commence à s'inquiéter… Il a maintenant très peur pour ses enfants:

     

    - Ah! Mes enfants, où êtes-vous? Vous restez trop longtemps dans l'eau !

     

    Et désespéré, il se jette dans le fond de son bateau ; il pleure parce qu'il est impossible aux humains de rester si longtemps sous l'eau, ils sont sûrement noyés.

     

    Il se sent mourir de douleur, quand, soudain, six animaux qu'il n'a encore jamais vus jaillissent hors de l'eau ! Ils font des vrilles, "taviriviri", et ils retombent dans l'eau avec de gros plouf. Ils nagent autrement que les poissons, et ils viennent respirer de l'air à la surface de la mer.

     

    Ils ont de grands sourires sur leur bec, et ils jouent gaiement devant lui ... Brusquement, il comprend que ces animaux sont ses propres enfants, qui se sont transformés.

     

    Les humains ne peuvent pas rester sous l'eau de nombreuses minutes, mais ses enfants sont devenus ces animaux marins, et ils le peuvent.

     

    Et parce qu'ils étaient humains auparavant, ils aiment les hommes.

     

    C'est pourquoi, aujourd'hui encore, ils les aiment et veulent jouer avec eux, rester auprès d'eux, leur donner un peu de joie.

     

    Ils sont les dauphins, "te mau ôuà"



     

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  • La course de pneu, sport national de tous les gamins de Mayotte.


    Le jeu consiste à pousser un vieux pneu à l'aide de deux batons, après avoir graissé abondamment l'intérieur du pneu. L'exercice n'est pas évident et demande un minimum d'entrainement.

    La course de pneu fait partie d'une épreuve par équipe lors du MAHORAID (raid par équipe sur 3 jours: 4 équipiers, 4 disciplines, 6 épreuves)


     

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  •             LES COSTUMES TRADITIONNELS

     



    Ils existe plusieurs types de costumes traditionnels, mais je n'en connais que trois, le shimisi dont le nom vient du mot chemise, est le sous-vètement le plus valorisé. Le saluva que l'on peut traduire par pagne de femme. Le shiromani qui est une piece de tissu imprimée en six mouchoirs, aux motifs rouges, marrons ou noirs, cousus en vètement de dessus pour les femmes. Il est surtout porté par les femmes anjouanaises.


    Les femmes portent également sur l'épaule ou sur la tete une sorte de chale dont le nom m'échappe, mais je finirai bien par le rattraper un de ces jours.








     

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  • Au carrefour maritime de l'océan indien, l'histoire mouvementé de Mayotte à provoqué un métissage des hommes et des cultures. La population de Mayotte explose ce qui ne sera sans inccident sur le futur. Le taux de natilité est trés élevé. Environ 60% de la population à moins de 20 ans. La population estimée à ce jour dépasserait les 160 000 habitants.

    La population est musulmane à 98% de tradition sunnite. L'isalm mahorais est un islam tolérant.

    MAYOTTE est un exemple pour la Métropole et les Antilles.
    Pour qui en accepte les règles, ethnies, traditions, croyances et modernisme cohabitent  en harmonies.

     

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  • Mayotte fait partie intégrante des quatre iles de l'archipel des Comores qui forment un arc au nord du canal du Mozambique entre la Tanzanie et Madagascar.

    Elle est située à 10 000 km de la métropole, 1 500 km de la réunion et 400 km de Madagascar.

    Située au centre d'un lagon de 1100 km² elle se compose de deux iles principales et d'une vingtaine d'ilots. Grande terre d'une supercie de 360 km², dont son plus haut sommet, le mont bénara culmine à 660m. Petite terre en est séparé par un bras de mer large de 2 km. elle est caractérisée par le rocher de Dzaoudzi et le lac Dzani cratère inondé d'origine volanique.

    Son climat est de type tropical maritime et ses écarts de température y son faible, 28° en janvier et 24° en aout.

     

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  • Les premiers occupants, arrivés au VIII° siècle seraient d'origine Banthou et indonésienne. Ils auraient été rejoint au X° siècle par les Swahili.

    Le XII° siècle voit l'arrivée des Shiraziens islamiques pour qui le canal du Mozambique se révèle etre une importante zone commerciale mais également un florissant marché aux esclaves. La culture arabo-islamique imprègne désormais profondément le mode de vie des mahorais.

    Au XVI° siècle la piraterie fait rage avec l'arrivée des portugais.

    Le XVIII° siècle est le témoin d'inscursions malgaches de plus en plus nombreuses.

    Vers 1820, le prince malgache ANDRIANTSOULI se proclame souverain de Mayotte. En 1841 il demande le rattachement à la France.

    En 1851 l'ile compte 7000 habitant. Les colons font surtout appel à la main d'oeuvre Anjouanaise.

    La crise sucrière atteint Mayotte de plein fouet en 1880. Dix huit ans plus tard la canne à sucre disparaitra de Mayotte.

    1912 voit la fin du protectorat français et le début du "territoire d'autonomie interne".

    De 1912 à 1946 l'archipel est sous la dépendance administrative du territoire de Madagascar et des Comores.

    En 1946 les Comores deviennent territoires d'outre mer.

    Le 22 décembre 1974 les Compores se prononcent pour l'indépendance, à l'exception de Mayotte qui souhaite rester française.

    En 1976 Mayotte confirme son choix et devient collectivité territoriale à statut particulier.

    En mars 2009, Mayotte vote à une écrasante majorité son rattachement à la France en tant que département.

     

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