• LES ARMES


    LA LANCE ET L'EPEE




    Certes les armes sont nombreuses et variées, mais si l'épée et l'arme noble par excellence, c'est la lance qui a optimisé la force de frappe du chevalier.

    Avec l'évolution technologique de la selle (étriers, arçon, pommeaux, troussequin) et la généralisation du ferrage des sabots est apparu une nouvelle "escrime de la lance". Jusqu'à cette évolution la lance n'était qu'une arme de jet. La stabilité du cavalier acquise permait désormais d'employer la lance comme une arme de choc frontale. Cette technique de combat sera trés efficace jusqu'à la funeste bataille d'Azincourt.


    LA LANCE

    - En bois de frène terminée par une pointe de fer.

    - Trois mètres de long, elle atteint 4 m au XV°siècle.

    - Elle dépasse de 1,5 à 2 m de l'encolure du cheval.

    - C'est l'arme principale des joutes des charges de cavalerie.


    L'EPEE

    - Arme noble par excellence, elle porte un nom, comme le cheval.

    - Le fourreau est fixé soit à la ceinture, soit le plus souvent à la selle.

    - En acier souple.Les plus réputées sont les épées franques. Les croisades feront connaitre l'acier de Damas.

    - Elle est symétrique et pointue avec deux tranchants.

    - On frappe d'estoc, de la pointe, de taille, du tranchant ou du plat suivant l'effet à obtenir.

    - Chez les peuples germaniques les forgerons sont quasiment considérés comme des magiciens.

     

     


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  • LE CHEVAL


    LE PALEFROI
    : C'est un cheval placide, calme, tranquille que montent les voyageurs et les dames.

    LE RONCIN: c'est un cheval robuste et puissant utilisé pour les travaux des champs.

    LE DESTRIER: c'est un cheval de guerre.

    -

    Sur la photo un chevalier FRANC.


    - Le destrier est tenu à main droite (destre) par l'écuyer ou le valet,d'ou son nom.

    - Le destrier coutait trés cher et les chevaliers peu fortunés montaient indifféremment des Palefrois ou des Roncins.

    - Dans les combat les chevaliers ne tuaient jamais le cheval de leur adversaire. Cette basse besogne était effectuée par la piétaille. Les couteliers armés d'une dague lacéraient les flancs du cheval, pour désarçonner le chevalier et essayer de le tuer en introduisant leur dague dans les interstices de l'armure.

     

     


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  • Les travaux avancent plus vite que prévu. Le gros œuvre est terminé et je peux commencer à expérimenter les divers montages possibles. Au départ j'ai créé une forme sur papier, mais au fur et mesure de la réalisation, la forme à évoluée pour aboutir à cette photo.   0011.JPG 

    Puis j'ai décidé de modifié le concept de base. A l'origine une forme figée. Finalement j'ai opté pour une architecture évolutive qui laissera toute liberté à l'imagination fertile d'un gamin de cinq ans.

     

    Toutefois une nouvelle contrainte est apparue, chaque pièce doit être autonome et tenir seule debout. Pour les tours aucun problème. Restait à résoudre la stabilité des murailles. Grande discussion avec mamy qui préconisait un système de rails sur les tours. Solution intéressante, mais qui limite les possibilités de transformation. Puis finalement j'ai ajouté des murs de soutènement sous le chemin de ronde. Compte tenu de la largeur, 5 cm, la stabilité est satisfaisante.

    002

    Les photos ci-dessous présentent quelques formes possibles. Elles ne sont pas exhaustives. 003.JPG  004.JPG  

    005.JPG

     Prochaine étape la décoration. Je ne suis pas encore décidé sur la couleur et la texture. Mais je ne suis pas inquiet, l'inspiration viendra au moment opportun. Peut être un revêtement sableux, un crépi ou tout simplement de la peinture…Mais il faut également prendre en compte que c’est avant tout un jouet et que le revêtement doit être sans danger. Si quelqu’un a une idée je suis preneur. 

     

    Si jamais le résultat finale est satisfaisant et que ce jouet interesse mon petit fils et ses camarades, il n'est pas impossible que je me lance dans une fabrication à la chaine de chateaux forts et d'objets médiévaux ( écus, boucliers, armes, heaumes, armures etc... ). Mais c'est une autre histoire...qui murit depuis quelques années... 

      


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  • UN HOMME, UN CHEVAL, DES ARMES


    différence entre un cavalier et un chevalier.


    CAVALIER
    :
    c'est un technicien de la guerre à cheval qui guerroie sans état d'ame.

    CHEVALIER: c'est un homme qui combat généralement à cheval en respectant un code et en étant animé par un esprit chevaleresque.


    L'esprit chevaleresque
    :


    - HONNEUR

    - COURAGE

    - JUSTICE

    - FIDELITE.

    - Les premiers chevaliers remonteraient à la Rome antique avec l'ordre équestre (EQUUS) qui venait juste après l'ordre sénatoriale, mais ce ne sont pas encore vraiment des chevaliers. Ils ne représentent qu'une catégorie juridique et sociale.

    - A la meme époque les Goths, les Vandales et les Francs pratiquent un rite "la remise des armes" comparable à l'adoubement médiévale. Certains historiens y voient la preuve de l'existence d'une chevalerie chez les peuples germaniques.


    - Mais la chevalerie n'a réellement pris son essor qu'après l'an 1000. Elle aurait pris ses racines dans l'empire de Charlemagne 200 ans plus tot.

     

     


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  •  En juin mon petit fils aura son anniversaire. J'ai donc décidé de lui offrir un chateau fort, mais pas n'importe lequel: "Le chateau fort de Papy", tout droit sorti de son imaginaire. Il sera  grandiose, beau et surtout trés costaud pour résister aux jets de cailloux, aux tirs d'élastiques et surtout aux assauts de sa petite soeur qui ne manquera pas de tenter de le piétiner juste pour le fun.

     Ce chateau sera réalisé dans le bois d'une armoire à linge que j'ai intercepté sur le chemin de la décharge.

      PREMIERE PHASE DES OPERATIONS:  Réalisation d'un croquis, pour visualiser ses intentions.

    001

     

    DEUXIEME PHASE : réalisation des découpes.

     Les murailles hautes de 20 cm et épaissent de 3 cm

          1  panneau de   20 x 20

          1  panneau de   24 x 20

          1  panneau de   30 x 20

          1  panneau de   28 x 20

          1  panneau de   27 x 20

          1  panneau de   35 x 20

     

    Les tours épaissent de 2 cm et de hauteurs variées.

          4   panneaux de 60 x 25

          4   panneaux de 45 x 20

          2   panneaux de 40 x 30

          2   panneaux de 40 x 35

          2   panneaux de 40 x 18

          12 panneaux de 40 x 15

          2   panneaux de 30 x 30

          2   panneaux de 30 x 20

     

    les planches sont découpées à l'aide d'une scie circulaire et les crénaux à la scie sauteuse. L'assemblage est réalisé par des vis à bois récupérées sur divers meubles hors service.

     

    TROISIEME PHASE: assemblage et réalisation des crénaux.

    P1050423.JPG

    Les prochaines étapes seront réalisées pendant mes vacances la semaine prochaine. Découpe des murailles, réalisation des planchers des tours, assemblages etc...

      

    Et si le temps me le permet je réaliserai également une tenue de chevalier (bouclier, épée, heaume, protections etc...) évidemment le tout dans des matériaux de récupération non polluant.

      

    D’après mes estimations le château plus la tenue de chevalier devraient me couter une cinquantaine d'heures de travail et seulement quelques euros. Le plus long ce sera sans nul doute la déco.

     ( à suivre ) 


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  • d2Si par le plus grand des hasards, un jour, vous devez lever ou tracter une charge voici quelques astuces qui vous permettrons de résoudre votre problème avec des moyens de fortunes.

     

    Pour tracter une charge il faut:

    - un cordage ou un cable

    - un effort moteur

    - un ancrage 

     

     Ce premier article sera uniquement consacré à l' ESTIMATION de la résistance des cordages et des cables:

     

    Pour un cordage en chanvre:   F = d²

    Pour un cordage en nylon:        F = 2 d²

    Pour un cordage en tergal:       F = 1,5 d²

    Pour un cable:                     F = 8 d²

     

    F (charge de manoeuvre en daN) (1 DaN sensiblement équivalent à 1 Kg)

      (diametre du cordage en millimetre)

                                                                                                      1

    Estimation du poids d'un cablePoids du cable en Kg  =  -------   x  L

                                                                                                     300

    d (diamètre en millimètres)
    L (longueur du cable en mètres)                                 

      

     

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  • a-dont-know.jpg

     

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  •  tonte-2-copie-1.jpg

     

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  •  tonte-copie-1.jpg

     

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  •  

    Pourquoi parle -t-on des quatre coins de la terre, alors qu'elle est ronde ?

     

    WHY.jpg

     

    Pourquoi, quand un homme se meurt, dit-on qu'il s'éteint et quand il est mort, l'appelle -t-on "feu" ? 

    Pourquoi appelle-t-on "coup de grace" le coup qui tue ? 

    Pourquoi remercie -t-on un employé quand on n'est pas content de ses services ?

     Pourquoi dit-on d'un malheureux qui ne sait plus ou dormir, qu'il est dans de beaux draps ? 

    Pourquoi lave-t-on une injure et essuie -t-on un affront ?

    Comment peut-on faire pour dormir sur ses deux oreilles ?

     Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois: " je viens de louer un appartement"

     Pourquoi le bruit transpire-t-il avant d'avoir couru ?

     Pourquoi passe-t-on des nuits blanches quand on a des idées noires ?

     Pourquoi veut-on avoir de l'argent devant soi, faut-il le mettre de coté ?

     Pourquoi,lorsque l'on dit à quelqu'un: " je ne partage pas votre avis", peut-il répondre: "les avis sont partagés".

     Pourquoi avons nous l'estomac dans les talons et le compas dans l'oeil ?

     Pourquoi les meilleurs crus donnent-ils les plus fortes cuites ?

     Pourquoi dit-on "embarras de voitures" quand il y a trop de voitures et "embarras d'argent" quand il n'y en pas assez ?

        


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  • Apprendre à défiler pour le 14 juillet ou apprendre la chorégraphie d'une "dance country" demande la meme "rigueur militaire"

     

       1. Démonstration d'ensemble à vitesse normale

       2. Démonstration décomposée, en insistant sur les points clés

       3. Exécution décomposée à l'imitation

       4. Exécution d'ensemble à l'imitation

       5. Exécution libre avec correction des erreurs par le formateur

       6. Exécution d'ensemble en comptant à voix haute

       7.Exécution d'ensemble en musique.    dance coutry

     

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  •  

    PAPY-MEDITE.jpg

     

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  • Il troqué:

         - son beretta contre un pistolet en plastique;

         - son chapeau de brousse contre un stetson;

         - ses rangers contre des santiags

     

    ET PUIS C'EST TOUT ! ! ! !

     

     papy-luky-copie-1.jpg

     

     

     

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  • " Hé papy t'as fumé un joint !!!! c'est quoi ça ? "

    " Tu vois ptit !, c'est le printemps qui frappe à ta porte..."

      printemps 2010 

    Savez-vous que cette photo est extraite de la précedente ?

    Surprenant !  Non !

     

     

     

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  •   Le  pécher et les forsythias sont en fleurs, le printemps est enfin arrivé.

       fleurs paques

     

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  • Je suis trés respecteux du code de la route, mais en contre partie je suis intransigeant avec les défaut de signalisation routière et je n'hésite pas à monter aux crénaux lorsque j'estime subir une injustice.

    Un décret signé en France en janvier 2000 et applicable en Europe depuis 1993 n'est toujours pas respecté par nos pouvoirs publics.

    Dans ce décret, l'article 13 énonce que la limitation de vitesse ne relevant pas du régime général ( 50 km/h en agglomération, 90 km/h sur route hors agglomération, 110 km/h sur voie rapide 130 Km/h sur autoroute ) doit etre rappelée à chaque intersection.

    Il est trés fréquent de trouver un carrefour, un rond point ou la vitesse n'est pas rappellée ensuite. Ou pire à la sortie de Lyon, en direction de l'Est, il existe quelques centaines de metres aprés un rond point un panneau de rappel à 70km/h alors que le panneau de limitation à 70 n'existe pas en amont. Pire encore dans un village rue (CHARANTONNAY 38) long de 3 km. A chaque entrée du village un panneau de limitation à 30 et aucun rappel aux nombreuses intresections qui traversent le village. Evidemment les rues perpendiculaires sont limitées à 50.

    Si les radars fixes sont toujours correctement placés aprés un panneau de limitation, il s'avère que souvent par négligence, étourderie ou plus grave par ignorance que les radars mobiles sont parfois mal placés. Dans ce cas ne pas hésiter à contester en brandissant les articles  cités ci-aprés.

    Surtout ne pas payer, car aprés paiement plus possible de contester.

    Toutefois ATTENTION. Ne pas confondre limitation à 30 ( panneau rond isolé)  et zone 30 ( panneau rectangulaire).
    Si une limitation à 30 prend fin à la première intersection, la zone 30 prend fin uniquement avec le panneau fin de zone 30.
    zone30.jpg30

    ________________________________________________________

    Décret n° 2000-80 du 24 janvier 2000 portant publication des amendements à la convention sur la signalisation routière du 8 novembre 1968, adoptés à Genève le 5 février 1993 . NOR: MAEJ0030005D


     
    http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MAEJ0030005D

      
    ARTICLE 13 :
    « 3. Les signaux d'interdiction ou de restriction s'appliquent de l'endroit où ils sont placés jusqu'à l'endroit où est placée une signalisation contraire,
    sinon jusqu'à la prochaine intersection. Si l'interdiction ou la restriction doit s'appliquer au-delà de l'intersection, le signal est répété selon les dispositions de la législation nationale

     Cet article 13 se retrouve dans le guide "Code de la route" des éditions DALLOZ (page 1041 dans L’édition 2003).

    _________________________________________________________

    UNECE United Nations Economic Comission for Europe
    CONVENTION SUR LA SIGNALISATION ROUTIERE

    Chapitre premier

    http://ekladata.com/S1MHxbyfWx9Om77fjPd4j1DAUkE.pdf

    ARTICLE 13 (page 11)

    3. Les signaux d'interdiction ou de restriction s'appliquent de l'endroit où ils sont placés jusqu'à l'endroit où est placée une signalisation contraire, sinon jusqu'à la prochaine intersection. Si l'interdiction ou la restriction doit s'appliquer au-delà de l'intersection, le signal est répété selon les dispositions de la législation nationale

    ______________________________________________________________

    INSTRUCTION INTERMINISTERIELLE SUR LA SIGNALISATION ROUTIERE
    Quatrième Partie : SIGNALISATION DE PRESCRIPTION - novembre 2008


     
    http://ekladata.com/SPuCcq8BF4T-d5y5mIFakr7wNu8.pdf

    ARTICLE 63 (page 20)

    d) En agglomération, ...
    S'il existe dans une rue une limitation de vitesse différente de la réglementation générale dans la traversée la vitesse correspondante
    doit être signalée à tous les usagers abordant cette rue autrement que par une voie privée non ouverte à la circulation publique ou qu'un chemin de terre.

    e) Hors agglomération,
     s'il existe une limitation de vitesse inférieure à celle résultant de la réglementation générale on implante un panneau B14
    après chaque intersection rencontrée autre que celles avec des voies privées non ouvertes à la circulation publique ou des chemins de terre. Il est conseillé de répéter ces panneaux de manière que, hors agglomération, les automobilistes en rencontrent un tous les 1 500 m environ. Ces panneaux sont alors complétés, soit par un panonceau d'étendue M2, soit par un panonceau d'indications diverses M9 portant le mot RAPPEL ».

    références:

    http://laurent.flaum.biz/SignalisationRoutiere.htm

    et http://laurent.flaum.free.fr/SignalisationRoutiere.htm


     

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  • vache-copie-1.jpg
     

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  • Comme vous le savez désormais, les corsaires ne sont pas des pirates mais obéissent à des règles de conduites strictes.

    Pour faire la course en toute légalité ils devaient être détenteur d'une lettre de marque ou lettre de course.
    lettre de marque
    Une lettre de marque est un document officiel délivré par un gouvernement permettant à un agent désigné de rechercher, saisir et détruire les effets personnels d'un opposant ou les équipements d'une nation adverse. Le détenteur d'une telle autorisation est autorisé à "courir sus" aux ennemis de son pays en temps de guerre.
    A ce titre il doit respecter certaines conditions pour bénéficier du statut de corsaire, il doit  :
         - n'attaquer que les navires ennemi et respecter les navires battant pavillon neutre;
         - respecter les us et coutumes de la guerre navale, comme par exemple de tirer un coup de canon et de hisser son pavillon national avant de passer à l'attaque;
         -  traiter les personnels capturés suivant leur rang, comme des prisonniers de guerre;
         - déclarer toutes ses prises dés son retour aux commissaires chargés de procéder à leur répartition.

    En cas de manque à ces règles il sera traité en pirate. Ce mauvais traitement à failli arriver à Duguay Trouin qui n'a pas tirer de coup de semonce et hisser son pavillon en attaquant un navire ennemi. Il n'a du son salut qu’à une fuite audacieuse.

    Les premières lettres de marques sont apparues au moyen âge. Elles autorisaient leur détenteur à se faire justice. La victime d'un vol en mer avait le droit de reprendre ses propres biens ou l'équivalent sur son agresseur, ses parents ou ses amis.

    A partir du règne de Louis XIV, les lettres de marques ont servi de contrat invitant les corsaires à lancer des raids sur les marchands de pays concurrent. La plupart des corsaires naviguaient sur des navires affrétés par des armateurs et parfois par le roi.

    La " Course " a été abolie en 1856 par la déclaration de Paris. Toutefois les USA n'en sont pas signataires. Le congrès conserve toujours le droit d'accorder des lettres de marques à des sociétés privées sur mer ou sur terre. Récemment, en 2007 la société privée américaine, PITRIS, s'est vu accorder une lettre de marque pour traquer les pirates dans le Golfe d'Aden

     

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  • CORSAIRES-FLIBUSTIERS-PIRATES-BOUCANIERS

    combat naval

    CORSAIRE
    Capitaine ayant une lettre de marque délivrée par son gouvernement pour l'attaque et la prise des navires ennemis. Les prises  devaient être remises aux autorités de son pays pour jugement afin de savoir s'il s'agissait d'une "bonne prise" (ennemi ou collaborant avec l'ennemi) et ensuite pour répartir le fruit de la vente du navire et de sa cargaison.
    Le nom de Corsaire désignait également le navire armé à la course.
    Le Corsaire arborait le pavillon de son pays notamment avant le premier coup de canon signal d'une attaque.
    Sans lettre de marque à jour, le Corsaire était considéré comme pirate et pouvait être pendu haut et court.
    Au 16ème et 17ème siècle les Corsaires Dunkerquois se  sont appelé "Câpres"  en réponse aux  Hollandais qui les avaient surnommés les "Kippers" (pirates) 

     
    pirate-et-flibustier.jpgFLIBUSTIER
    Capitaine ayant une lettre de marque uniquement dans le secteur géographique des Caraïbes, il ne doit donc s'attaquer qu’aux ennemis de son pays mais contrairement aux Corsaires sa redevance à l'état ou au gouverneur était souvent d'un paiement aléatoire. Les prises sont bien sur  à séparer avec son équipage ou d'autres flibustiers ayant participé au combat. 
    Une fois n'est pas coutume,  les Anglais et Français étaient à cette époque (17ème) main dans la main sus aux Espagnols.

    PIRATE
    Attaquent tout ce qui est bon à prendre, amis ou ennemis ce sont
    les bandits quelque peu anarchisants de la mer. 


    boucanier.jpg

    BOUCANIER
    Les boucaniers étaient souvent d'anciens marins devenus chasseurs qui, sur les îles des Caraïbes, chassaient le gibier le faisaient fumer, d'où le nom de boucanier et le vendaient aux flibustiers, pirates ou corsaires en mal de vivres.


    Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous conseille uun excellent site:
    http://www.jjsalein.com/

     

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  • 2.jpg
    LE RADEAU LANTERNE
    Il est considéré comme l'inventeur de cette ruse de nuit.  Ruse que l'on retrouve dans le film "Master and Commander" qui consiste à faire un petit radeau où l'on accroche des lanternes de manière à faire croire à ses poursuivants que le navire se situe à un autre endroit.
    Toutefois certains auteurs attribuent cette ruse à Jean Bart.

    DUEL AU SABRE 
    Aprés la défaite de l'Empire, Surcouf aurait accomplit un autre exploit. Saint-Malo étant occupé par les Prussiens, il se prit de querelle avec eux et défia en duel tous les officiers du régiment concerné. Les Prussiens, se considérant comme experts au sabre, relevèrent l'offre très imprudemment: Surcouf aurait tué ou blessé les 15 premiers à la suite mais aurait laissé aller le dernier (qui était le plus jeune et devait probablement être quelque peu démoralisé par le spectacle auquel il avait assisté) pour qu'il puisse témoigner que tout s'était passé dans les règles.

    Toutefois il probable que ce duel ne soit qu'une légende.

    ENTRETIEN ENTRE NAPOLEON ET SURCOUF
    Napoléon propose a Surcouf le commandement des forces navales françaises, mais ce dernier refuse qu'on ne lui accorde pas l'indépendance de manoeuvre totale qu'il réclame ( Napoélon pronait une "guerre de ligne", alors que surcouf était pour une "guerre de course" ) :
    Napoléon : «Je ferai de vous un homme riche !»
    Surcouf : «J'ai déjà tout ce qu'il me faut : mon cabinet est tapis de lingots d'or»
    Napoléon (offusqué) : «Comment ? Mais vous me marchez sur la face !»
    Surcouf : «Non Monsieur, je les ai disposés sur la tranche ...»

    CITATION CELEBRE DANS LA MARINE
    Répartie du corsaire Robert Surcouf à un officier anglais qui l'interpellait ainsi :
    "Nous, Anglais, nous nous battons pour l'honneur, et vous les Français, vous vous battez pour l'argent !"
    "Peut être. Mais chacun se bat pour acquérir ce qui lui manque."
    D'aprés certains auteurs, cette citation aurait été faite au commandant en second du KENT le 7 octobre 1800. Toutefois Garneray ne le précise pas dans ses mémoires.

     

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  • Vous allez me dire que vient faire parmi les corsaires un boutre. Je vous répondrai, à priori rien, c'est juste un coup de cœur, car il y a quelques années  j'ai arpenté le pont d'un boutre anjouanais, lors d'un séjour "touristique" au frais de l'état... Toutefois le boutre étant un bateau sans âge il a surement croisé la route de "La Clarisse" ou de "la confiance" lorsque celles-ci couraient  l’Anglais dans le nord de l'océan indien avec Surcouf.

    Boutre malgache capturé par un corsaire du net, pirate de bibliothèque .P1020424.JPG
    BOUTRE :
    de l'arabe büt. Petit bâtiment à voile arabe de faible tirant d'eau, employé dans l'océan indien et le golfe Arabo-persique, dont l'arrière est élevé et l'avant très fin. Il en existe de nombreuses variétés à un, deux ou trois mats. Le monde arabe a donné au cours des siècles d'excellents marins qui n'hésitèrent pas à affronter la navigation hauturière. Leur connaissance des voiliers était remarquable et on leur doit sans doute l'invention de la voile latine ; voile «arabe», dite "latine-sétie" , qui équipe les boutres serait son ancêtre. De forme trapézoïdale, elle est tendue dans un plan parallèle à celui du navire et non plus perpendiculairement comme c'était le cas de la voile carrée. Elle ne diffère de la voile latine, complètement triangulaire, que par sa courte chute avant.

     

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  • A dieu va ! ou A dieu vat ! :  Commandement d'exécution (remplacé au XIXe siècle par : envoyez !) lancé au cours d'un virement de bord vent devant. Manœuvre délicate et pouvant avoir des conséquences graves, lorsqu'elle était entreprise près des côtes, sur des navires qui n'étaient pas toujours doués de bonnes qualités nautiques. On explique ainsi le commandement comme une véritable invocation à Dieu.
     

    Arcasse : Charpente de la poupe d'un vaisseau. Ensemble de l'étambot et des pièces assemblées à l'extrémité arrière. Transversalement à la quille, l'arcasse supporte la voûte. L'arcasse est composée du cadre formé par l'assemblage de la dernière varangue appelée varangue d'arcasse, des membrures d'arcasse et des barrots d'arcasse. Elle est soutenue par les estains et l'étambot. A la varangue d'arcasse, sont également fixés les couples dévoyés qui forment la carcasse de la voûte. Du latin arca, coffre.

    Etambot :
    sur un navire, pièce de bois ou de métal formant l'arrière de la carène, qui prolonge la quille et supporte le gouvernail

    Varangue: Fourche placée sur la quille d'un navire

    Baille :
    Demi-tonneau à divers usage : réserve d'eau pour laver le pont, etc. La baille de combat contenait l'eau destinée à refroidir les canons ou à éteindre un incendie pendant une action navale. La baille à drisses recevait les lignes de sonde ou les drisses. 

    Cale (supplice de la) : Le matelot à punir, est attaché à une basse vergue (ou à la grande vergue) et est précipité à la mer. On appelle cela aussi subir une estrapade. Subir la grande cale consiste à jeter par-dessus bord le matelot à punir, attaché, pour le remonter de l'autre côté du navire. Etre calé 2 ou 3 fois de suite provoque la mort. Ce châtiment fut supprimé en 1848.

    Vergue : Pièce de bois simplement appuyée, articulée ou encore fixée au mât et qui porte une voile. Les vergues des voiles carrées (gréements traditionnels) sont fixées de façon perpendiculaire au mât, elles portent les voiles par leur bord supérieur (envergure).

    Écoutille :
    Ouverture rectangulaire dans le pont pour accéder aux entreponts et aux cales. Chacune d'elle est nommée en fonction des marchandises qui y passent (l'écoutille des vivres, l'écoutille de la fosse aux câbles, etc.), ou en fonction de son emplacement : la grande écoutille (entre le grand mât et le mât de misaine), l'écoutille des soutes, etc.

    Gaillard :
    Terme apparu au XVIe siècle, abréviation de château gaillard, formé à l'aide de château et de gaillard, au sens de « fort, solide » (probablement dérivé du gallo-roman galia, « force »).Chacune des parties surélevées, à la proue et à la poupe des anciens vaisseaux. Gaillard d'avant, gaillard d'arrière. L'équipage disposait du gaillard d'avant, tandis que le gaillard d'arrière était réservé aux officiers. Par extension, désigne chacune des extrémités du pont supérieur d'un navire. Le terme gaillard est souvent employé en tant que forme abrégée pour désigner le seul gaillard d'avant. Aujourd'hui, on appelle gaillard la superstructure qui occupe sur toute sa largeur l'avant du pont supérieur d'un navire et abrite la timonerie. 

     

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  • langage.jpgLes premieres traces d'un langage marin français remonte au XI° siècle, mais il faudra attendre le XII° siècle pour découvrir un véritable langage traduisible en francais moderne.




    A cette époque deux langages s'opposent :
         - le langage des galères ;
         - le langage de la marine à voile.

    MARINE A VOILE GALERE                 
    Ancre Fer
    Mat Arbre 
    Mat d'artimon Arbre de mestre
    Mat de misaine Arbre de trinquet
    Gouvernail Timon
    Cordage Gourdin
    Etrave Rode de proue
    Tribord dextre
    Babord senestre



















    Les deux antagonistes ne se firent jamais aucune concession.
    A la dissolution du corps des galères en 1748, seul subsista le langage de la marine à voile. Seuls survivants des galères: gabier et timonier.

    Le langage marin prend ses origines dans :
         - le français ;
         - l'anglais ;
         - l'italien ;
         - l'espagnol.

    Toutefois l'anglomanie apparut vers 1830, tourne de nos jour à l'anglofolie.

    LES ADJECTIFS :
     le marin a ses adjectifs préférés: etre un fin manoeuvrier, un hardi navigateur, un vent franc, une barre franche, un franc matelot....
    Naval: réservé à la marine de guerre.
    Nautique: instructions nautiques, sport nautique, revue nautique....

    LES VERBES :
    le marin emploie des verbes propres et et des verbes du langage courant en leur donnant une autre signification.

    - Amurer, apiquer, capeler, carquer, faseyer.....

    - Aveugler (une voie d'eau), chasser (sur son ancre), grossir (en parlant de la mer)....

    LES EXPRESSIONS MARITIMES :
    C'est une association des termes du vocabualire professionnel et de ceux de la langue usuelle.
    Elles se caractérisent essentiellement par leur précision et l'harmonie.

    "Relever l'ancre". Réponse:
    "l'ancre est haute et claire"
    " A Dieu vat " se traduit par
    "envoyer"
    "Virer de bord". Réponse: "A la bonne heure" signifié j'ai bien compris l'ordre.
     

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  • De l'anglais "brig". Au XVIII° siècle on dit "brique".

    Navire à voiles de petit tonnage, à deux mats carrée et gréant en cacatois et bonnettes. C'est le plus petit des grands voiliers de commerce à voiles carrées sur 2 mats.

    Brick USS Niagara
    brig-uss-niagara.jpg
    Au XIX° siècle, une grande partie du cabotage de l'Atlantique et de la Méditerranée est assurée par ces puissants navires en bois jusqu'à la première Guerre mondiale.

    Un brick typique mesure environ 30m de longueur, pour une largeur de 7,30m. Malgré un faible tonnage qui dépasse rarement les 300 tonneaux, il porte une voilure imposante composée de 13 ou 14 voiles : grand foc, petit foc, faux foc sur beaupré ; misaine, petit hunier fixe, petit hunier volant, grand perroquet, grand cacatois sur le grand mat ; voile à corne appelée brigantine à l'arrière du grand mat pour équilibrer les focs. Le grand mat est déplacé vers l'arrière de la quille par rapport celui du brique à partir du XVIII° siècle. On désignait les bricks de guerre par leur nombre de canons.

    C'est sur ce type de navire ( le brick "le héron" ), que le jeune Surcouf entre en matelotage à l'age de 13 ans

    Rapide et très manœuvrant, il fut souvent utilisé par les pirates, tout comme le Brigantin. Les bricks de guerre sont rangés en plusieurs classes :

         - Brick-aviso : fin, léger, bon voilier, destiné à transmettre des ordres d'un amiral ou pour des missions urgentes. 
         - Cannonières-Brick : Destinée à l'escorte de convois.

    Pour le commerce, on a utilisé des types dérivés, dont les deux principaux sont :

         - Le brick-senau a le même gréement, mais la brigantine se hisse sur une baguette (mâtereau dressé juste derrière le grand-mât, entre la hune et le pont) de manière à ne pas gêner la manoeuvre de la grand-voile carrée. 
     
         - Le brick-goélette possède un mât de misaine gréé carré, mais le grand-mât ne porte qu'une brigantine, surmontée d'un flèche.

    Brick-goelette
     brick-goelette.jpg
    Les bricks, quel que soit leur type, établissaient des voiles d'étai entre leurs mâts

    "Hola, moussailon on largue les amarres !!!"  "Cest parti Papy !!!!"
    brig-maquette.jpg

     

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  • Un CORSAIRE de la fin XVIII° et du début le XIX° siècle.
    Contemporain de Louis XV, Louis XVI, Napoléon Ier, Louis XVIII et Charles X
    .
     

    surcouf12 décembre 1773 : naissance de Robert SURCOUF à St Malo
           - sa mère descend du célèbre corsaire DUGAY-TROUIN (1673-1736)
           - un grand-père qui était en 1750 le plus riche armateur de Saint-Malo.
           - un arrière grand-père corsaire.
     
    10 mai 1174  : Mort de Louis XV.
    11 juin 1775 : Couronnement de Louis XVI.

    3 aout 1786 :  à l'age de13 ans il s'embarque comme apprenti navigant (futur officier) sur "le Héron" (un brick qui fait du cabotage) aprés s'etre échapper du collège de DINAN, pour avoir mordu un enseignant (une maison austère tenue par des pretres). Ses parents le destinaient à devenir pretre.
     
    27 aout 1789:
    Déclaration des droits de l'homme.

    Décembre 1789:  Surcouf  est nommé  lieutenant sur le navire négrier "Aurore" en récompense du courage dont il fait preuve lors du naufrage de celui-ci.

    21 septembre 1792:  Déclaration de la république; An I de la république.

    1790 à 1792:  il participe à la traite négrière entre le Mozambique et l'Ile de France sur les navires "le courrier d'afrique" et "le navigateur"

    1793: Georges Canning, député anglais ultra conservateur, agé de 23 ans, propose d'enfermer les marins français dans des pontons à Portsmouth. Il vient d'inventer le concept concentrationnaire.
    pontons-prison.jpg

    01 mars au 31 aout 1795 : Il aurait commandé "la Créole".

    1794: Surcouf est nommé "enseigne de vaisseau" faisant fonction de commandant en second sur une frégate de la marine de guerre "La Cybelle"

    IL connaitra son baptème du feu, à 20 ans, lors du premier combat de la rivière noire à l'ile de France

    28 mai - 1 juin 1794: Défaite navale française contre la flotte anglaise au large de Brest. Charles Surcouf, son frere est capturé et conduit sur les affreux pontons de Portsmouth.

    le 3 septembre1795: Il prend le commandement de "l'Emilie" officiellement pour acheter des tortues et du maïs, mais ce navire est armé et il a sous ses ordres 30 gaillards recrutés dans les tripots, des freres de la Cote. A peine sortie de la rade il fait monter en batterie les douze canons dissimulés en soute.

    1 novembre 1795: Début du Directoire.


    février 1796
    : Depuis 3 mois un corsaire seme la terreur auprés des "indianmans". "Le pinguoin", "le Russel", "Le sambolaise", "le cartier", "la diana" etc...ont été capturé par Surcouf, en toute illégalité, il ne dispose d'aucune "lettre de marque".
    La marine de guerre anglaise le pourchasse sans succés.

    Surcouf est initié à la franc maçonnerie.

    Le 27 janvier1797, à 23 ans,
     il capture "Le Triton" navire anglais de 30 canons et 100 hommes.
    Le gouverneur de l'Ile de France enrage, car il a refusé les lettres de marque à Surcouf. Mais le Directoire approuve.

    Abordage du Triton
    Abordage du Hasard par le triton de surcouf 001
    1797: Surcouf reste à terre à ST MALO et se trouve replet et de forte corpulence.
    Mais son image terrorise toujours l'angleterre.

    Juillet 1998: Surcouf negocie sans succés la liberté de son frere auprés de Henri Swinburne, un agent anglais. L'echange ne se fera que contre un Amiral anglais, car Charles à le tort de s'apeller Surcouf.
    IL arme donc une frégate "La Clarisse" pour chasser un lord anglais digne de l'échange.

    1 aout 1798Bonaparte écrase les mamelouks devant les pyramides, mais la flotte française est décimée à ABOUKIR par Nelson .

    Le 18 aout 1998 : "La Clarisse" avec Robert Surcouf comme capitaine, Nicolas Surcouf comme second, 40 lascars et 12 canons part écumer les mers.
    Surcouf contemple ses 2 fusils "Foudroyant" et "Badin". Un cadeau de Charles, fait lors de son embarquement comme mousse.
     
    1998-1999 : "La clarisse" longe les cotes de l'Afrique à la recherche d'un amiral. Aprés avoir raté la capture d'un navire négrier il prend sans difficulté " l'Eliza ", puis " l'ely " ainsi que 2 brick portugais. Le scorbut s'installe à bord, la moitié de l'équipage est atteinte. A contre coeur Surcouf met le cap sur l'ile de France.

    La colonie de l'ile de France fete la victoire de bonaparte à SUEZ.

    La Clarisse reprend la mer. Surcouf s'empare succesivement de "l'Anna", du "Coturbok", du "Notre dame de bon succés" (portugais) et du "Rudenmark " (un navire neutre, ce qui provoquera de vives protestation) , de la "Nostra signora de la conceçao", de l"Auspicious".

    Janvier 1800 : "La Clarisse" est pourchassée sans succés par une frégate anglaise "la Sybille", commandée par le capitaine Temple.

    Le " Maship" et le " Landsdown " deux vaisseaux de la compagnie des indes sont capturés par "La Clarisse", ainsi que que "La jane" et "l'Albion".

    Janvier-avril 1800: Surcouf prend le commandement de "la confiance" et engage Louis Garneray (le futur peintre de marine) comme enseigne.
    Il capture 4 trois-mats ennemis.
    Une goelette Danoise, neutre, apparait, une chaloupe se détache et se dirige vers "la confiance". Un homme monte à bord. C'est un employé du consulat du Danemark qui espionne pour le compte de Surcouf.

    Mai 1800 : Lafrégate anglaise "La Sybille", maquiller en navire marchand tend un piege à Surcouf. Mais celui avertit, maquille "La Confiance" en navire anglais " Le Hunter ". Les deux navires se rencontrent, la ruse réussit, La confiance file toutes voiles dehors en sacrifiant quelques canons à la mer pour aller plus vite, mais une chaloupe et quelques hommes ont été sacrifié.

    9 juin 1800   : Victoire de Napoléon à Montbello.
    14 juin 1800 : Victoire de Napoléon à Marengo contre les Autrichiens

    7 octobre 1800: Surcouf entre dans la légende avec la prise du KENT.
    Avec la capture de lord Saint-John  (général et important personnage anglais) il tient enfin sa monnaie d'échange pour faire libérer son frere Charles des pontons de Portmouth.
    Lord Saint-John et Surcouf deviendrons de véritables amis. Surcouf la traité, ainsi que son épouse avec " the most human attention and politeness...."

    Abordage du Kent
    Abordage du Kent 001
    Novembre 1800: Les armateurs anglais offrent 150 000  de livres de récompense pour la capture de Surcouf.
    Le malheureux capitaine Temple, risé des pubs, est jugé en cour martiale.
    Le député anglais Canning est ruiné, il avait tout investit dans" le Kent ". Surcouf est vengé.

    20 mai 1802: Rétablissement de l'esclavage dans les colonies
    20 mai 1803: Rupture de la paix d'Amiens avec les Anglais.

    1801-1807 : Surcouf se marie et devient un armateur avisé en s'associant avec son beau-pere. Il possède plusieurs navires de course. Son frere Nicolas connait le succés aux indes, mais ses navires envoyés dans la manche sont capturé par les anglais. Seul "le Renard" en réchapera.

    1804: Bonaparte décore surcouf de la légion d'honneur

    2 décembre 1804 : Bonaparte est sacré empereur.

    21 octobre 1805: Défaite de la flotte française à Trafalgar.
    bataille-de-trafalgar.jpg

    1807 : Son frere Charles est tué au cours d'une bataille.
    Surcouf étouffe à terre et la mort de son frere le rend furieux. Il arme " Le Revenant " et terrorise l'angleterre pendant deux ans. Selon l'Asiatic annual Register, la valeur de ses prises s'élève à 7 500 000 francs.
    La prime pour sa capture de surcouf atteint désormais 250 000 francs.

    1813 :
     Retiré dans sa malouiniere de ST Malo il accroit sa fortune en investissant avec succés dans la peche, le commerce et l'immobilier.

    1814-1815:     Première restauration ( Louis XVIII )
    1815:               Les cents jours (Napoléon)
    29 mai 1825:  Sacre de Charles X à Reims.

    8 juillet 1827 : La marine est en deuil, toute la France est triste, l'Angleterre festoye et le seul anglais à regretter la mort de Robert SURCOUF est Lord Saint-John son fidèle ami, ex ennemi du Kent.

    Les possessions de Surcouf sélève à 800 hectares de terre et batiments répartis sur 15 communes situées dans 3 départements, une fortune estimée à 2 millions de francs.

    1828 : Nicolas Surcouf fete au champagne la mort de Lord Canning (l'instigateur des pontons).

    1830 : La révolution des "trois glorieuses " renverse Charles X.

    1856 : Le traité de PARIS sonne le glas pour les CORSAIRES en abolissant la guerre de course.

    Une vidéo deThecajuncutthroat, des vidéos historiques très bien faite.



     

     

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  • FREGATE, de l'italien frégata. Bâtiment à voiles de l'ancienne marine, léger et relativement peu armé, servant comme éclaireur et comme navire de croisière en station lointaine.
    La frégate est un trois-mâts carré de guerre, né en Angleterre au début du XVII° siècle, possédant un seul pont continu, sans division ni cloison, avec un gaillard d'avant court et bas, un château arrière courant presque jusqu'au milieu du pont  occupé par une énorme fosse.

    frégate française de 40 canons
    fregate-frac-40-c-001.jpg
    Navire de guerre de sixième rang, inférieur au vaisseau de ligne, mais plus rapide, mesure en moyenne 30 m de long et déplace 500 tonnes.
    Il tient admirablement la mer, se manœuvre aisément et est redoutable dans la lutte contre les corsaires et la poursuite des navires marchands ennemis.

    Armée au début de 2 batteries, puis de 6 à 12 canons, la frégate de la fin du XVII°siècle est armée de 20 grosses pièces d'artillerie. Au milieu du XVIII° siècle la frégate anglaise mesure de 36 à 40 m de longueur et est armée d'une quarantaine de canons. C'est ce type de frégate que Surcouf combat avec sa corvette
    En 1785 la flotte anglaise compte autant de frégate que de vaisseaux de ligne. A la fin du XIII° siècle la taille et l'armement vont s'accroitre de façon considérable (63m de long, 14 m de large et plus de 60 canons) La voilure va également connaitre de nombreuse évolutions (voile aurique, perroquets, cacatois etc...)

    Frégate " la Recherche " et " l'Espérance " 1827

    recherche-et-l-esperance-001.jpg
    " LA BELLE POULE"
    la frégate française de 1834, mesurait 63 m de longueur, 14m80 de large et était armée de 60 canons. Son équipage se composait de 450 hommes et de 12 officiers.

     

     

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  • COTTRE de l'anglais cutter, couper (les flots). Petit batiment à un mat, fortement voilé et rapide, à formes fines et élancées, développé au XVIII° siècle.
    Comme beaucoup d'autres voiliers, le cotre est d'origine hollandaise.
    navire corsaire
    Les cotres sont très immergés de l'arrière. Leur voilure consiste, dans la plupart des cas, en un grand mat à flèche portant une grand-voile aurique équilibrée par un foc et une trinquette.

    Ils étaient utilisés par les corsaires en particuliercomme navires de combat et armés de huit canons

    Si vous voulez vivre les aventures de Robert SURCOUF, un conseil filer toutes voiles dehors vers St Malo et passer une journée inoubliable sur " LE RENARD " le dernier cotre corsaire que Surcouf arma en 1812 (année funeste de la bérézina)

    Contact sur: http://www.cotre-corsaire-renard.com/
    renard-se.jpg
     

     

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  • Corvette de DUMONT-D'URVILLE  "L'astrolable"

    astrolabe-1.jpg
    CORVETTE
    , vient de CORVE, bateau de pêche, de l'ancien allemand KORF, du latin CORBITA.

    Petit navire de guerre à trois mats. Fin et bien voilé, intermédiaire entre la FREGATE et le BRICK, et disposant d'une seule batterie.
    Simple navire de commerce armé au XVII° siècle, la corvette devient au XVIII° un véritable petit vaisseau de ligne très semblable à la frégate qui embarque une dizaine de canons. Dans la première moitié du siècle suivant, son armement comprend entre 20 et 30 pièces d'artillerie. Si certains petits vaisseaux du XVIII° siècle sont parfois appelés corvettes, leur forme reste différente de l'élégante corvette classique souvent comparée; comme la frégate, à un lévrier des mers. Dans une escadre, la corvette sert à transmettre les ordres de l'amiral et son nom est resté pour désigner les navires annexes de la marine.

    Abordage du "NELSON" par la corvette corsaire "Bellone" en 1804
    corvette-bellone-001.jpg
    C’est sur des corvettes, la Zélée et l'Astrolabe que Dumont d'Urville découvre la terre Adélie en 1840. C'était également un type de navire trés apprécié des corsaires et de Surcouf en particulier. N'oublions pas que c'est avec la corvette "La Confiance" qu'il à pris "le KENT" en 1800.

    référence: encyclopédie des voiliers.1994.

    Corvette danoise de 30 canons en 1799

    corvette-danoise-001.jpg

     

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  • Comme je l'ai dit d'un article précédent  l'année 2010 sera consacrée aux corsaires, pirates, flibustiers et autre loups de mer plus pacifique.

    Aprés vous avoir mis dans l'ambiance avec la série d'articles consacrée à la prise du KENT par Surcouf et sa narration par Garneray, j'envisage,avant d'entrer dans le vif du sujetde vous éclairer sur :
      - Le langage en usage dans la marine ancienne ;
      - Les différents navires qui parcourent les mers.

    le tout dans le plus grand désordre, en fonction des envies et des questions.
      papy-sexy.jpg

    CE MATIN J'AI REVE D'UN ABORDAGE:
       
      - Ce matin la vigie à aperçue une frégate de premier rang bien carénéé, avec des hanches fines, une étrave arrogante, des biscayens bien plantés et qui fasseyer des fesses. Morbleu, fouiller l'arcasse et quelques aller-retour dans l'entrepont ne serais pas pour me déplaire entre deux bordées.
         - Hé papybateau ! ! !
         - Quoi encorrreee !!!!
         - T'as oublié tes pilulles !...tu ne pourras pas dresser ton étambot !!!!hi!hi!hi!...c'est fini la trinquette en balade !....c'est l'heure de mettre en panne !..

     

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  • portarit-garneray.jpgAmbroise-Louis GARNERAY
    était avant tout un coureur d'aventure, mais c'était également :
          - Un excellent marin ;
          - Un peintre de marine renommé et reconnu ;
          - Un graveur de talent ;
          - Un écrivain, précurseur des récits d'aventures maritimes.


    Né à Paris, dans le quartier latin le 9 février 1783, il est mort à Paris en 1857, à l'age de 74 ans.

    Fils de peintre connu ( peintre du roi et élève de David ) , son nom s'écrivait à l'origine avec un "e" ( Garnerey ) il l'a modifié pour ne pas etre confondu avec le reste de la famille tous peintres.

      LE MARIN  
    Avec l'appui d'un cousin capitaine de frégate, il s'engage à 13 ans comme pilotin sur sur le navire de guerre La Forte et met le cap sur l'océan indien avec la division de frégates SERCEY, à laquelle appartient son navire. Nous sommes en 1796.

    Sa carrière de marin se déroule dans l'océan indien entre l'ile de france (ile maurice) et l'ile bourbon (la réunion). Il participe à de nombreuses campagnes et connait son baptème du feu lors d'une bataille avec les vaisseaux de ligne anglais Arrogant et Victorious. Aprés avoir participé à plusieurs batailles, en 1799, il est timonier et "premier peintre du bord" sur la Preneuse. Suite à une campagne désatreuse la Preneuse qui s'échoue et démate, à proximité de l'Ile Maurice, doit se rendre aux forces britaniques. Garneray s'échappe en regagnant la cote à la nage.

    Faute de navires officiels, il s'engage sur La Confiance de Surcouf comme enseigne, d'avril à décembre 1800. Il participe à la prise du KENT et ce sera la seule occasion ou il gagnera un peu d'argent en tant que marin.
    Au départ de Surcouf, il investit ses parts de prise dans un navire négrier sur lequel il est capitaine en second.
    Pendant la paix d'Amiens, Il sert sur différents navires marchands.
    A la reprise de la guerre, il sert sur un cotre le Pinson. Il remplace le commandant décédé et fait naufrage peu après.
    Il embarque sur le corsaire Le Tigre du Bengale et enfin sur la frégate l'Atalante attachée à l'escadre LINOIS.
    En mars 1806, il est blessé et capturé sur La Belle Poule par les anglais.
    IL passera les huit années suivante dans l'enfer des pontons en rade de Plymouth, succesivement sur le Proté, la Couronne et la Vengeance. Il met  cet enfermenet à profit pour peindre, ce qui lui permet d'améliorer son ordinaire, grace aux commandes d'un marchand de tableaux britanique.

    Il conclura sa vie de marin en disant:
    "excepté la piraterie, je crois que j'ai pratiqué à peu prés tous les genres de navigation"
    NAPO-1.jpg
    "la rencontre de l'inconstant et du zéphire"

      LE PEINTRE  

    Libéré le 18 mai 1814, il ne trouve pas d'emploi dans la marine et reste à Paris ou il se consacre à la peinture.
    Grace à l'un de ses frères lui même peintre et graveur il reçoit sa première commande officielle: "la rencontre de l'inconstant et du zéphire", anecdote du retour de l'ile d’Elbe. Mais il réalisera cette toile qu'en 1834, car il juge plus opportun en cette seconde restauration de peindre une "descente des émigrés français à Quiberon" qui lui permet d'exposer au salon de Paris de 1815. Il deviendra un habitué de ce salon.
    Pris en charge par le Duc d'Angoulême et devient par concours "peintre du grand amiral de France" en 1817. Entre 1821 et 1830 il se rend dans de nombreux ports de France ou il réalise d'innombrables croquis. Il illustre la bataille de Navarin.

    En 1833, il est nommé directeur du musée d'Angoulême. Puis intègre la manufacture nationale de Sèvres. Il y développe un nouveau procédé de peinture: l'aquatinte. Dans les années 1840, sa renommée semble s'estompée. Il perd ses appuis politiques et vit modestement. Proche de Napoléon III il connait un bref retour de gloire au début du second empire: il reçoit la légion d'honneur en 1852, des mains du vice amiral et est même reçu par l'empereur.



    Son oeuvre se compose de :
        
    - 141 tableaux ;
         - 176 gravures ;
         - 22 aquarelles
    .
    dont 64 vue de ports français, 40 vue de ports étrangers.
    Une partie des  ses travaux est inspirée par sa vie aventureuse, l'autre par sa fonction de peintre officiel.
    LIVRE45-1.jpg

      L'ECRIVAIN 

    De ses aventures maritimes, il a fait des récits fougueux qui en font l’un des précurseurs du roman d’aventure maritime. Batailles, abordages, navires coulés, il décrit aussi la vie à bord que ce soit en tant que marin de la Royale ou en tant que corsaire ; mémoires également si soucieux de vérité qu'ils ne parurent au
    XIXe siècle que sous des éditions édulcorées. Ses ouvrages, dans leur version la plus authentique, comblent les attentes de tout amateur de biographies héroïques et d'histoire maritime La vie des prisonniers français sur les pontons britanniques sera aussi décrite

    Malgré quelques tentatives de publications il ne connaitra pas la célébrité en tant qu'ecrivain.

    Sa célébrité posthume viendra d'éditeurs qui, dans les années 1860, poussés par la mode des mémoures plus ou moins apocryphes des combattants de la Révolution et de l'empire, récupérèrent ses manuscrits et les publient en trois volumes sous le titre Aventures et combats, non sans une réécriture partielle.

    Ses écrits (non censurés et non réécrits) sont des témoignages irremplaçables sur la vie à bord d'une frégate, sur les combats de la compagne de Sercey, sur la vie à l'ile de France, sur les croisières de la Preneuse et de la Confiance et sur l'enfer insalubre des mortels pontons britaniques. Si sa vision des évènements est parfois un peu naive, peut-on lui reprocher d'etre à son poste sur la dunette. Après tout un pilotin de 13 ans ou un timonier de 16 ans ne sont pas censés etre dans le secret des états-majors.


    Ses aventures, écrites, réécrites, remaniées, édulcorées dans les éditions pour la jeunesse en font un précurseur du roman d'anventure maritime.

    Son oeuvre:
        
    - Corsaire de la république
         - Lieutenant de Surcouf
         - négrier de Zanzibar
         - Un corsaire au bagne. Mes pontons
    .
         - Etc....
    Editions pour la jeunesse:
        
    - Un corsaire de quinze ans
         - A l'abordage
         - Un marin de Surcouf
         - Les naufragés du saint antoine;
        - Etc...


     

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